"Ces évolutions permettent aujourd’hui d’engager une suspension provisoire des mouvements dans les territoires", écrit ce 2 avril 2026 l’ORTE. Elle explique avoir obtenu :
- La confirmation du caractère reconductible de l’aide, en fonction de l’évolution des conséquences du conflit iranien sur les prix des carburants ;
- Le maintien du principe d’une aide forfaitaire par véhicules ;
- L’élargissement du dispositif à l’ensemble des entreprises du transport routier (marchandises, voyageurs et sanitaire), quelle que soit leur taille, sous réserve d’une demande de report de charges ;
- Un traitement immédiat et accéléré des demandes de report de charges ;
- Un versement rapide des aides.
Dans un souci d’apaisement et de responsabilité, l’OTRE a demandé la suspension provisoire des mouvements engagés dans les régions. Toutefois, l’organisation a alerté sur le niveau "insuffisant de l’aide forfaitaire concernant les autocars effectuant des services non conventionnés (occasionnels et touristiques)" ainsi que les "véhicules utilitaires et véhicules sanitaires". L’OTRE a demandé en conséquence une "révision immédiate de ces montants".
Des mesures gouvernementales surveillées
L’OTRE appelle le Gouvernement à garantir :
- Un traitement rapide et simplifié des demandes de report de charges sans « tracasserie » administrative ;
- L’acceptation systématique des demandes formulées par les entreprises ;
- Le versement de l’aide dès le dépôt de la demande de report, sans attendre la confirmation de l’URSSAF ;
- Le versement de l’aide sur la seule base de la demande de report de charges déposée, sans justificatif supplémentaire.
L’organisation a pris acte du caractère reconductible de l’aide et restera particulièrement vigilante quant au respect strict des engagements pris. "À défaut, le gouvernement prendrait la responsabilité d’une aggravation de la colère des transporteurs routiers et de la reprise de mouvements de contestation durcis sur l’ensemble du territoire et Paris", est-il précisé.
Un enjeu économique et stratégique
Le communiqué insiste sur les conséquences potentielles pour l’économie nationale. ”Sans transport routier, la vie économique du pays cesse”, a affirmé l’organisation, qui s’inquiète d’un possible déclin du secteur.


