Une page va bientôt se tourner pour HôpHopHop à Besançon...

Publié le 06/02/2026 - 18:15
Mis à jour le 06/02/2026 - 17:53

Installé dans les bâtiments de l’Arsenal à Besançon depuis 2018, le collectif HôpHopHop s’apprête à quitter les lieux à la fin de l’été 2026. Artistes, artisan(e)s, associations et bénévoles devront donc dire au revoir à cet espace devenu au fil des années un lieu culturel et social identifié dans la ville. Le collectif indique toutefois poursuivre activement la recherche d’un nouveau site.

Dans un communiqué daté du 4 février 2026, l’association revient sur la dimension provisoire du projet. Elle rappelle avoir déjà évoqué par le passé ” la dernière année à l'Arsenal ”, au moment de la vente du bâtiment. Le collectif souligne avoir finalement bénéficié d’un délai supplémentaire : "nous avons eu du rab, et on peut dire qu'on en aura profité jusqu'au bout, de ce lieu." Initialement envisagée pour une durée d’un an, l’occupation aura duré huit ans : "nous pensions être là pour 1 ans et nous fêtons nos 8 ans d'usage du bâtiment."

Une transition assumée

L’annonce du départ est présentée comme une étape de transformation : "il est temps pour lui - le bâtiment - et pour nous de muter. Le communiqué évoque une émotion mêlée : "Bien sûr c’est triste mais pas que !" et appelle à faire de cette dernière période un moment positif : "À nous tous-tes de rendre joyeuse cette dernière saison. Et si c'est la fin de l'Arsenal, ce n'est pas celle de HôpHopHop..."

L’association précise vouloir marquer une pause tout en poursuivant son action, sa recherche de lieuxet sa mission d'y apporter de la convivialité "pour tous-tes nos résidentes, travailleur euse•s, les associations hébergées, les bénévoles, nos nombreux adhérent•e-s, pour notre ville." Elle insiste sur l’idée de continuité : "C'est une transformation, rien ne se perd..." et ajoute : "et cela fait du bien de se réinventer !"

Pourquoi une fin annoncée ?

Le caractère temporaire du projet est rappelé comme un élément fondateur. Le collectif interroge : "Vous vous dites quand même, pourquoi était-ce temporaire ?" tout en reconnaissant l’importance prise par le lieu : "Certes le lieu est devenu important voir nécessaire pour les bisontine•s, les usages qui y ont été développés seraient à pérenniser..." Mais il rappelle : "mais n'oublions pas que c'est l'aspect temporaire qui a rendu le projet possible !"

L’association évoque également les difficultés rencontrées : "Nous espérions passer d'un bâtiment à l'autre sans coupure, mais force est de constater que ce n'est pas si simple." Elle mentionne la fatigue de l’équipe et les contraintes techniques : "l'inconnu de l'avenir n'est pas toujours facile à porter, cumulé aux problèmes techniques du présent."

Une fin organisée et festive

Plutôt qu’un arrêt brutal, le collectif annonce une fin progressive : "nous avons donc décidé d'organiser la fin de l'Arsenal, afin que ce soit une belle fin !" Concrètement, "cela veut dire permettre aux adhérent-es saisonnier es de terminer leur saison jusqu'à l'été et à nos activités de profiter de la belle saison pour s'arrêter avant l'arrivée du froid."

Un temps festif est déjà envisagé "et nous sommes ouvert-e-s à toutes les propositions !" précise le collectif qui invite le public à contribuer : "Qu'avez-vous envie d'imaginer pour partir en beauté ? et Est-ce qu'il y a quelque chose dont vous rêviez mais que vous n'avez pas pu faire tant que le bâtiment était en activité ?" Des initiatives temporaires pourraient voir le jour...

En conclusion, l’équipe donne rendez-vous aux habitant(e)s "au café ou ailleurs pour profiter ensemble de ces derniers mois !"

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