Vers une installation de mini centrales nucléaires ? "C'est toujours non" pour les écologistes de Bourgogne Franche-Comté

Publié le 06/10/2021 - 15:29
Mis à jour le 06/10/2021 - 11:44

Le président de la République Emmanuel Macron devrait annoncer la création de mini-centrales nucléaires à l’occasion d’un déplacement à Belfort mi-octobre prochain selon Europe Ecologie les verts Bourgogne Franche-Comté dans un communiqué. Pour les écologistes « même plus petit, le nucléaire, c’est toujours non ».

Dans un communiqué signé par Anne Vignot, maire EELV de Besançon, Cécile Prudhomme, secrétaire régionale pour EELV Franche-Comté, Claire Mallard, secrétaire régionale pour EELV Bourgogne ainsi que l'ensemble des élus municipaux EELV de Besançon et des élus régionaux EELV de Bourgogne Franche-Comté, le parti écologiste explique que "La souveraineté en matière d’énergie, l’autonomie dans laquelle nous devrions être, la fin des énergies fossiles et leur gaz à effet de serre devraient nous amener à investir massivement dans la rénovation thermique des bâtiments et la construction pour avoir des bâtiments passifs ou positifs, l’innovation dans la réduction des consommations énergétiques, la production d’énergie renouvelable…"

"Faire fonctionner les centrales ne serait plus possible faute d’eau toute une partie de l’année"

L’annonce de la hausse des prix de l’énergie "ne doit pas être l’occasion de relancer la filière nucléaire mais l’occasion d’accélérer la transition énergétique" selon EELV. "Faut-il rappeler que nous ne savons toujours pas traiter les déchets nucléaires, que l’uranium est importé ? Que l’EPR est un fiasco financier et un chantier sans fin ? Que le risque nucléaire est infiniment plus important que celui de n’importe quelles autres sources d'énergie, relancer la filière nucléaire est une fausse « bonne » solution."

Les Ecologistes expliquent que "les centrales nucléaires, quelques soient leurs tailles, ont besoin de cours d’eau à proximité, or l’incertitude climatique dans laquelle nous sommes doit nous amener à la plus grande prudence : les épisodes de sécheresse sont de plus en plus nombreux et leur durée de plus en plus grande. Faire fonctionner les centrales ne serait donc plus possible faute d’eau toute une partie de l’année."

"L'urgence est de construire un monde où les besoins en énergie électrique sont moins importants"

Par ailleurs, "investir dans la production d’énergie nucléaire implique le développement du tout électrique. Pour fonctionner, les appareils auront besoin de batteries qui elles-mêmes ont besoin de terres rares. Nous ne pouvons donc pas là aussi considérer que cette idée soit une idée viable. En effet, l’exploitation des terres rares ouvre des carrières dont l’immensité est insoutenable pour les pays d’extraction", souligne les Verts. Et d'ajouter : "Tout comme pour les déchets nucléaires, nos technologies ne sont pas encore développées pour assurer le recyclage des équipements utilisant les matières rares (électronique, batterie…)."

Pour les élus EELV de Besançon et de Bourgogne Franche-Comté, "L’urgence n’est donc pas à la relance du programme nucléaire. L'urgence est de construire un monde où les besoins en énergie électrique sont moins importants d’une part et d’autre part dans l'amélioration de l’économie circulaire, notamment le recyclage des batteries, des téléphones et autres objets connectés."

Politique

Rassemblement contre les violences urbaines à Besançon : un appel à l’apaisement qui tourne à la confrontation

VIDÉO • Réunis lundi 19 octobre devant l’hôtel de ville à l’appel de l’Association des maires de France et de France urbaine, environ 250 personnes ont répondu à l’invitation du maire, Ludovic Fagaut. L’arrivée d’un contre-rassemblement d’une centaine de personnes a rapidement tendu l’atmosphère. Entre condamnation des dégradations, revendications sociales et désaccords sur les valeurs républicaines, les échanges ont illustré les divisions apparues après les événements du 17 octobre.

La France insoumise condamne les pillages et dénonce les violences policières après la mobilisation du 17 octobre à Besançon

Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon revient sur la manifestation du samedi 17 octobre. Il soutient les revendications des manifestants pacifiques, condamne les pillages et met en cause la gestion des événements par l’État et le gouvernement.

À Besançon, le PCF appelle à une conférence sociale et refuse de participer au rassemblement #TouchePasÀMaMairie ce soir

Dans une prise de position communiqués ce lundi 19 octobre 2026, le Parti communiste français de Besançon condamne les dégradations et les violences qui se sont produites lors de la manifestation du 17 octobre, tout en défendant la légitimité de la mobilisation sociale. Le parti appelle le gouvernement à réunir syndicats, organisations patronales et mouvements de jeunesse pour répondre aux revendications.

À Besançon, un rassemblement citoyen prévu lundi 19 octobre contre les violences urbaines

#TouchePasÀMaVille • À l’appel de France urbaine et de l’Association des maires de France, relayé par la Ville de Besançon, un rassemblement républicain et transpartisan est annoncé lundi 19 octobre 2026, place du 8 Septembre, devant l’Hôtel de Ville de Besançon. L’initiative, placée sous le mot d’ordre #TouchePasÀMaVille, entend réunir les citoyens autour du refus des violences et de la défense des valeurs républicaines.

Manifestation et dégradations du 17 octobre : réactions d’élu(e)s à Besançon

MISE À JOUR À 17H30 • Entre 9 500 (préfecture) et 12 000 (FO) personnes ont participé à la manifestation du 17 octobre à Besançon. Alors que le rassemblement était présenté comme pacifique, des commerces ont été pillés, la préfecture du Doubs a été visée par une tentative d’incendie et les forces de l’ordre ont été prises pour cible. Si les réactions politiques divergent sur les responsabilités, elles condamnent les violences.

Manifestation du 17 octobre à Besançon : Ludovic Fagaut appelle au calme et réclame que les casseurs paient

Le soir de la manifestation du 17 octobre 2026, marquée par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre et des dégradations dans le centre-ville de Besançon, le maire Ludovic Fagaut a pris la parole dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. Aux côtés de sa première adjointe, Emmanuel Huot-Cusenier, il condamne les violences, apporte son soutien aux commerçants et aux forces de l’ordre et demande que les auteurs des dégradations soient identifiés et sanctionnés.

Montbéliard : Jérôme Durain condamne les violences survenues au lycée Germaine-Tillion

Après l’intrusion d’un jeune homme dans le lycée Germaine-Tillion à Montbéliard vendredi 16 octobre 2026 et le déclenchement de mortiers d’artifice, qui ont blessé une élève, le président de la Région Bourgogne-Franche-Comté annonce que la collectivité portera plainte.

À Besançon, les Écologistes dénoncent un " deux poids, deux mesures " de Ludovic Fagaut face aux insultes et au racisme

Dans un communiqué du 16 octobre 2026, les Écologistes du Grand Besançon reprochent au maire un manque de constance dans ses prises de position contre les insultes, les menaces et les attaques racistes. Ils s’appuient sur plusieurs épisodes survenus depuis 2020, dont le rejet d’une motion au conseil municipal en avril 2026. Le mouvement condamne également les insultes visant l’édile et sa famille.

Hausse ou baisse des dotations dans les lycées de Bourgogne-Franche-Comté ? Les avis divergent à la Région…

Suite à l’assemblée plénière du 15 octobre 2026, les élus du groupe communiste et républicain de Bourgogne-Franche-Comté ont souhaité réagir dans un communiqué au sujet des dotations accordées pour les lycées de la région. Le président, Jérome Durain, a, quant à lui, refait un point sur ces dernières lors de l’assemblée. On en parle.

Ce que l’on a retenu du conseil municipal de Besançon du 15 octobre 2026

Après un conseil municipal de plus de 8h le mois dernier, celui de ce jeudi 15 octobre 2026 n’a heureusement pas instauré un nouveau record. En 5h45, les élus ont toutefois débattu de plusieurs dossiers importants dont la modification du règlement intérieur, le projet des Vaites ou encore du renouvellement de l’Assemblée des Sages.

Besançon, berceau oublié de l’anarchisme ?

Dans la boucle du Doubs, entre une citadelle classée à l'Unesco et les ateliers d'horlogerie qui firent sa fortune, Besançon a nourri l'une des traditions libertaires les plus singulières de France. De la naissance de Pierre-Joseph Proudhon au projet avorté de Commune en 1871, retour sur une histoire où la "ville horlogère" a longtemps battu au rythme des idées anarchistes... pour rappel.

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