À Dijon, le rappeur Millésime K "n'est pas le bienvenu"

Publié le 14/04/2023 - 11:15
Mis à jour le 16/04/2023 - 21:46

Le rappeur "d'extrême droite" Millésime K, dont la tournée en France intitulée "Patriote" a suscité la controverse dans de nombreuses villes, n'est "pas le bienvenu" à Dijon où il doit se produire samedi, a indiqué vendredi la Ville.

 © Extrait du clip Patriote - Youtube
© Extrait du clip Patriote - Youtube

"Il n'est pas le bienvenu à Dijon parce qu'il propage un message de haine ouvertement raciste et homophobe parfaitement contraire aux valeurs portées par notre ville", a indiqué la première adjointe socialiste de Dijon, Nathalie Koenders, dans un tweet. La venue du rappeur est annoncée sur son site comme étant "à Dijon le 15 avril à 21h00", la billetterie étant ouverte. Le chanteur n'a pas répondu aux sollicitations de l'AFP.

Même point de vue pour d'autres villes 

Les Verts de Côte d'Or ont de leur côté demandé à la préfecture l'interdiction du concert du "rappeur d'extrême-droite, connu pour ses textes ouvertement racistes, sexistes, homophobes et transphobes", selon une lettre des écologistes. "A l'image de Grenoble, Lille, Lyon et Montpellier, il n'est pas le bienvenu à Dijon, ni même en Côte-d'Or", assurent les Verts.

Dans le nord, le concert s'était finalement tenu à une vingtaine de kilomètres de Lille, selon La Voix du Nord. "À l'image de Grenoble, nous souhaitons que son concert soit annulé. Pour ce faire, nous appelons les propriétaires de salles de concert, ou de tout autre établissement accueillant des événements, à Dijon et dans sa périphérie, à vérifier la nature des réservations de leur(s) salle(s)", ajoutent les Verts, rappelant que, dans plusieurs villes dont Montpellier, les propriétaires de salles ont été "dupés lors de la réservation".

Un collectif de syndicats, d'organisations et de formations antifascistes contre la venue du rappeur

Interrogée, la préfecture n'a pas fait de commentaire. Un collectif de syndicats, d'organisations et de formations antifascistes s'est également élevé contre la venue du rappeur. "Son but est bien de multiplier les appels à la haine envers les communautés musulmanes, LGBT+, etc.", estime le collectif dans une tribune intitulée "pas de scène pour le fascisme". "Les agressions et le terrorisme d'extrême-droite sont en hausse de partout et les paroles de Millésime K y incitent clairement, il est temps de les stopper !", ajoute-t-il. Fort de plus de 700.000 abonnés sur TikTok, Millésime K est notamment connu pour ses chansons "tricolore" ou "Jeanne d'Arc" défendant "les Français" et demandant à ceux qui n'aiment par la France de "dégager".

(AFP)

Politique

À Besançon, À Gauche Citoyens ! condamne les violences et défend les revendications sociales

L’association À Gauche Citoyens ! condamne les violences, les dégradations et les pillages survenus en marge de la manifestation du 17 octobre. Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, elle défend les revendications portées par les manifestants et critique la politique du gouvernement de Sébastien Lecornu. Le collectif annonce également qu’il ne s’est pas associé à l’appel du maire de Besançon lundi soir.

Rassemblement contre les violences urbaines à Besançon : un appel à l’apaisement qui tourne à la confrontation

VIDÉO • Réunis lundi 19 octobre devant l’hôtel de ville à l’appel de l’Association des maires de France et de France urbaine, environ 250 personnes ont répondu à l’invitation du maire, Ludovic Fagaut. L’arrivée d’un contre-rassemblement d’une centaine de personnes a rapidement tendu l’atmosphère. Entre condamnation des dégradations, revendications sociales et désaccords sur les valeurs républicaines, les échanges ont illustré les divisions apparues après les événements du 17 octobre.

La France insoumise condamne les pillages et dénonce les violences policières après la mobilisation du 17 octobre à Besançon

Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon revient sur la manifestation du samedi 17 octobre. Il soutient les revendications des manifestants pacifiques, condamne les pillages et met en cause la gestion des événements par l’État et le gouvernement.

À Besançon, le PCF appelle à une conférence sociale et refuse de participer au rassemblement #TouchePasÀMaMairie ce soir

Dans une prise de position communiqués ce lundi 19 octobre 2026, le Parti communiste français de Besançon condamne les dégradations et les violences qui se sont produites lors de la manifestation du 17 octobre, tout en défendant la légitimité de la mobilisation sociale. Le parti appelle le gouvernement à réunir syndicats, organisations patronales et mouvements de jeunesse pour répondre aux revendications.

À Besançon, un rassemblement citoyen prévu lundi 19 octobre contre les violences urbaines

#TouchePasÀMaVille • À l’appel de France urbaine et de l’Association des maires de France, relayé par la Ville de Besançon, un rassemblement républicain et transpartisan est annoncé lundi 19 octobre 2026, place du 8 Septembre, devant l’Hôtel de Ville de Besançon. L’initiative, placée sous le mot d’ordre #TouchePasÀMaVille, entend réunir les citoyens autour du refus des violences et de la défense des valeurs républicaines.

Manifestation et dégradations du 17 octobre : réactions d’élu(e)s à Besançon

MISE À JOUR À 17H30 • Entre 9 500 (préfecture) et 12 000 (FO) personnes ont participé à la manifestation du 17 octobre à Besançon. Alors que le rassemblement était présenté comme pacifique, des commerces ont été pillés, la préfecture du Doubs a été visée par une tentative d’incendie et les forces de l’ordre ont été prises pour cible. Si les réactions politiques divergent sur les responsabilités, elles condamnent les violences.

Manifestation du 17 octobre à Besançon : Ludovic Fagaut appelle au calme et réclame que les casseurs paient

Le soir de la manifestation du 17 octobre 2026, marquée par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre et des dégradations dans le centre-ville de Besançon, le maire Ludovic Fagaut a pris la parole dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. Aux côtés de sa première adjointe, Emmanuel Huot-Cusenier, il condamne les violences, apporte son soutien aux commerçants et aux forces de l’ordre et demande que les auteurs des dégradations soient identifiés et sanctionnés.

Montbéliard : Jérôme Durain condamne les violences survenues au lycée Germaine-Tillion

Après l’intrusion d’un jeune homme dans le lycée Germaine-Tillion à Montbéliard vendredi 16 octobre 2026 et le déclenchement de mortiers d’artifice, qui ont blessé une élève, le président de la Région Bourgogne-Franche-Comté annonce que la collectivité portera plainte.

À Besançon, les Écologistes dénoncent un " deux poids, deux mesures " de Ludovic Fagaut face aux insultes et au racisme

Dans un communiqué du 16 octobre 2026, les Écologistes du Grand Besançon reprochent au maire un manque de constance dans ses prises de position contre les insultes, les menaces et les attaques racistes. Ils s’appuient sur plusieurs épisodes survenus depuis 2020, dont le rejet d’une motion au conseil municipal en avril 2026. Le mouvement condamne également les insultes visant l’édile et sa famille.

Hausse ou baisse des dotations dans les lycées de Bourgogne-Franche-Comté ? Les avis divergent à la Région…

Suite à l’assemblée plénière du 15 octobre 2026, les élus du groupe communiste et républicain de Bourgogne-Franche-Comté ont souhaité réagir dans un communiqué au sujet des dotations accordées pour les lycées de la région. Le président, Jérome Durain, a, quant à lui, refait un point sur ces dernières lors de l’assemblée. On en parle.

Ce que l’on a retenu du conseil municipal de Besançon du 15 octobre 2026

Après un conseil municipal de plus de 8h le mois dernier, celui de ce jeudi 15 octobre 2026 n’a heureusement pas instauré un nouveau record. En 5h45, les élus ont toutefois débattu de plusieurs dossiers importants dont la modification du règlement intérieur, le projet des Vaites ou encore du renouvellement de l’Assemblée des Sages.

Besançon, berceau oublié de l’anarchisme ?

Dans la boucle du Doubs, entre une citadelle classée à l'Unesco et les ateliers d'horlogerie qui firent sa fortune, Besançon a nourri l'une des traditions libertaires les plus singulières de France. De la naissance de Pierre-Joseph Proudhon au projet avorté de Commune en 1871, retour sur une histoire où la "ville horlogère" a longtemps battu au rythme des idées anarchistes... pour rappel.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 9.59C°
légère pluie
le 21/10 à 08h00
Vent
2.74 m/s
Pression
1011 hPa
Humidité
93 %

Sondage