"Nous déplorons la tenue du salon Univers du chiot", écrivent-ils, pointant des pratiques qui encourageraient "l'achat « coup de cœur » réalisé sans prendre en compte les contraintes qu'implique un jeune animal au quotidien".
Selon les signataires, ces salons favoriseraient des décisions précipitées, contribuant à des abandons massifs. Ils rappellent que "ces achats compulsifs aggravent le fléau de la maltraitance animale (…) et de l'abandon dont la France détient le triste record en Europe, avec près de 300 000 animaux abandonnés chaque année".
Le communiqué insiste sur le manque de préparation des futurs propriétaires, souvent peu informés des exigences liées à l’accueil d’un animal, notamment en matière d’éducation, d’alimentation ou de soins.
Des conditions de vente jugées préoccupantes
Les auteurs dénoncent également les conditions dans lesquelles les animaux sont présentés et vendus. "Présentés comme de simples expositions d'animaux, les salons du chiot et du chaton sont de véritables foires", affirment-ils.
Ils décrivent des situations pouvant nuire à la santé des animaux : "chiots et chatons fragiles, vendus parfois âgés seulement de huit semaines alors qu'ils ne sont pas sevrés". Le texte évoque aussi "un stress énorme causé par les transports, la promiscuité et l'exposition continue au bruit (…) conditions les conduisant à contracter des maladies".
Le député écologiste Steevy Gustave a, selon le communiqué, saisi la ministre de l’Agriculture au sujet de l’organisation de ces salons en France, afin d’alerter sur leurs implications.
"L’esprit de la loi bafoué"
Le communiqué souligne une contradiction avec la législation récente. L’association Défense Animale Belfort est citée : "l’interdiction de la vente de chiens et de chats dans les animaleries a été adoptée (…) à compter du 1er janvier 2024 conformément à la loi du 30 novembre 2021". Pour les auteurs, la multiplication des salons contourne cette interdiction : "on voit fleurir (…) ces “salons du chiot” au mépris de l’esprit de la loi".
Ils rappellent également l’obligation d’un certificat d’engagement et de connaissance, "signé 7 jours avant l’arrivée de l’animal afin de permettre un délai de réflexion", s’interrogeant sur son application dans un événement de courte durée : "Or, comment ces dispositions pourraient être respectées puisque le salon ne se tient que 2 jours durant ? La réponse est dans la question…".
Une demande d’annulation et d’évolution de la loi
Les signataires demandent aux dirigeants du Parc Expo l’AtraXion d’annuler cet évènement et d’en refuser définitivement l’accueil. Ils appellent également à une évolution législative pour "interdire définitivement les foires expositions de chiots et chatons".
- Le communiqué est signé par Anna Maillard, Marianne Ecoffet et René Schmitt, co-responsables du groupe local Les Écologistes Nord Franche-Comté.


