Conseil régional: comment lutter contre l’absentéisme des élus ?

Publié le 22/06/2012 - 18:05
Mis à jour le 23/06/2012 - 12:45

Le règlement interne voté en 2010 instaurant des modulations des indemnités en cas d’absence a été modifié ce vendredi au conseil régional. L’occasion pour le Front national de dénoncer les absences répétées du vice-président Etienne Butzbach.

sanction financière

Félicitations aux conseillers régionaux élus ou réélus à l’Assemblée nationale, Annie Genevard (UMP) et Marcel Bonnot (UMP), « sensibilité à la dureté de la défaite » pour les deux conseillers UMP qui ne sont plus députés (Françoise Branget et Jacques Grosperrin), pourtant absents hier tous les deux, et pour les deux vice-présidents PS et MRC qui n’ont pas été élus (Sylvie Laroche et Etienne Butzbach)…

Marie-Guite Dufay, présidente de la Région, a pris acte de la nouvelle configuration politique nationale avec ses répercussions sur l’assemblée régionale réunie en session plénière. « J’ai moi-même connu l’échec », a rappelé la présidente, candidate malheureuse aux législatives de 2007 à Besançon-est contre Jacques Grosperrin (UMP).

Annie Genevard, qui préside le groupe de droite, a annoncé sa démission. Elle pourrait être remplacée par la Montbéliardaise Marie-Noëlle Biguinet, suivante sur la liste. Celui ou celle qui prendra la responsabilité du groupe d’opposition n’est pas encore désigné.

Passé ce moment « républicain », les conseillers régionaux ont eu à se prononcer sur le nouveau règlement intérieur destiné à lutter contre l’absentéisme modifiant celui voté à l’unanimité en juin 2010. Désormais, de 30% à 50% d’absences non justifiées sur un semestre (non plus par trimestre) donnent lieu à un abattement de 30% de l’indemnité mensuelle servie et au-delà de 50% d’absence le montant est diminué de 50%. Autre changement, la présence ou l’absence est constatée par demi-journée et non plus sur la journée complète. « Il s’agit d’inciter ceux et celles trop souvent absents de corriger leur comportement », a précisé le socialiste Pierre Magnin-Feysot.

Etienne Butzbach, maire de Belfort, est arrivé juste à l’heure, vers 11h10, pour assister à sa mise en cause par le Front national sur ses absences. « Votre vice-président, M. Butzbach n’a pas trouvé le temps de siéger depuis le mois de mars », a lancé Sophie Montel en estimant « qu’il y a deux poids, deux mesures dans cette assemblée ».

La responsable du groupe d’extrême droite, elle-même victime du système pour une seule absence, a demandé la démission du maire de Belfort qui ne veut « visiblement pas assumer » son mandat et a réclamé à Marie-Guite Dufay la publication des taux de présence de chaque conseiller avec le montant des amputations financières.

« Je regrette la tonalité de vos propos aux yeux de l’opinion. Vos propos laissent penser que dans cette assemblée ne travaille pas. Vous avez également une façon de personnaliser dans laquelle je ne rentrerai pas », a répondu la présidente allant jusqu’à inventer un nouveau mot : « Il y a 98% de -présentéisme- à la Région, alors il ne faut pas surfer sur quelque chose de très malsain ».  

Politique

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MISE À JOUR À 17H30 • Entre 9 500 (préfecture) et 12 000 (FO) personnes ont participé à la manifestation du 17 octobre à Besançon. Alors que le rassemblement était présenté comme pacifique, des commerces ont été pillés, la préfecture du Doubs a été visée par une tentative d’incendie et les forces de l’ordre ont été prises pour cible. Si les réactions politiques divergent sur les responsabilités, elles condamnent les violences.

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