Les élus membres de la majorité au conseil départemental ont souhaité réagir suite aux attaques portées envers le 1er vice-président.
"Qualifier un adversaire de -"fasciste"-, l'assimiler au nazisme ou chercher à le discréditer par des caricatures dégradantes ne relève plus du débat d'idées. Ces procédés stigmatisent, désignent des cibles et banalisent des mots dont notre histoire devrait pourtant nous rappeler la gravité", écrivent les élus.
Et d’ajouter face au contexte actuel : "À l'heure où les jeunes descendent dans la rue pour exprimer leurs convictions et leurs revendications, quelle image du débat démocratique leur donnons-nous ? Comment les inviter à s'engager, à respecter les opinions différentes, si nous acceptons que la confrontation politique se transforme en injures et en attaques personnelles ?". Enfin, les élus appellent à la "responsabilité d' exemplarité".
Pour Jacques Grosperrin, sénateur du Doubs, "on peut combattre les choix d’un élu, voter contre lui" mais "rien ne justifie que l’on s’en prenne à sa famille", s’insurge-t-il avant de poursuivre : "S’attaquer à un enfant pour atteindre son père, c’est une preuve de lâcheté, plus encore lorsqu’elle est diffusée par des personnes malveillantes, anonymes sur les réseaux sociaux".
Le sénateur salue la décision de Ludovic Fagaut de porter plainte et lui apporte "tout son soutien ainsi qu’à sa famille" : "J’attends que les auteurs identifiés répondent de leurs actes devant la justice et j’appelle tous les responsables politiques bisontins à condamner sans ambiguïté ces méthodes indignes".


