Le couple bisontin s’est lancé dans ce projet sous l’impulsion d’une professeure de la Sorbonne, spécialiste du cinéma expérimental. L’ouvrage retrace le parcours d’Henri Traforetti, à la fois à travers sa vie d’ouvrier et son engagement dans l’aventure du groupe Medvedkine de Besançon, collectif d’ouvriers-cinéastes né avec le soutien de réalisateurs comme Jean-Luc Godard, René Vautier ou encore François Truffaut, d'une idée de Chris Marker. Le livre met également en lumière le travail pictural d’Henri Traforetti, qu’il développe depuis 2001.
Issu d’une famille d’immigrés italiens, Henri Traforetti entre très tôt dans le monde du travail comme livreur, à 14 ans. À 23 ans, il rejoint la Rhodiacéta. Militant syndical, il participe activement à la grève de 1967, marquée par la présence de cinéastes venus soutenir et filmer les ouvriers en lutte. Il rejoint ensuite le groupe Medvedkine de Besançon, où il se forme au cinéma auprès de plusieurs réalisateurs, une expérience déterminante qui bouleverse profondément sa trajectoire.
Aujourd’hui, aux côtés de sa compagne Michèle Tatu, il se consacre à la peinture, expose ses œuvres, voyage et reste fidèle à ses engagements.


