Ce lundi matin en conférence de presse de présentation de la programmation estivale de la Citadelle, le maire a rappelé sa volonté de "marquer une réelle rupture" avec la mandature précédente, "y compris dans les conférences de presse". "J’ai cru savoir par le passé que madame le maire-présidente ne venait pas forcément aux conférences de presse", a lancé d’emblée Ludovic Fagaut. Sa prédécesseuse, Anne Vignot, laissait effectivement le soin à son conseiller municipal en charge de la Citadelle et du Tourisme, François Bousso de s’occuper du dossier et de représenter la Ville. Une compétence aujourd’hui transférée à Christine Werth, adjointe à la Citadelle, au patrimoine Vauban UNESCO et à l’attractivité touristique, qui était présente ce lundi matin mais qui n’est pourtant pas intervenue lors de la conférence.
C'est donc bel et bien le maire de Besançon qui a empoigné à bras le corps ce sujet si cher à la Ville, désireuse de faire de la Citadelle "plus qu’un étendard, un espace de vie". Souhaitant "redonner sa place de capitale culturelle et touristique" à Besançon, Ludovic Fagaut avait ainsi détaillé dans son programme électoral le rôle central de l'édifice qu’il avait d'ailleurs intégré à son projet global d’attractivité pour la ville "Besançon confluence".
Les périodes nocturnes privilégiées pour la programmation estivale
Pour redynamiser la fréquentation du monument classé au patrimoine mondial de l’Unesco, le maire estime qu'il est donc nécessaire de repenser son accessibilité avec davantage de bus, son cheminement, "notamment en installant des rambardes" pour se déplacer plus facilement à l’intérieur du site, mais aussi son éclairage, celui-là même qui a déjà fait couler beaucoup d'encre. Cela passe également par une programmation estivale "variée, populaire et accessible".
C’est dans ce contexte que l’édile a présenté "une programmation estivale qui sera exceptionnelle" cet été à la Citadelle de Besançon, aux côtés de son directeur, Alexandre Arnodo. Météo dépendant, le monument s’est également "adapté au changement climatique" en "utilisant les périodes nocturnes" pour une large part de sa programmation estivale, a rappelé le directeur de la Citadelle.
Quatre temps forts
Week-end Grand Siècle : Histoires de femmes
- Les 27 et 28 juin
- De 10h à 17h30
- Accessible à tous
- Tarif : inclus avec le bille d’entrée ou l’abonnement Citadelle.
Pendant deux jours, le monument historique délaisse temporairement la figure de Vauban pour mettre en lumière des parcours singuliers. Nombreuses sont les femmes qui ont, de près ou de loin, un rapport avec la Citadelle : que ce soit les louves comtoises, les femmes d’aubergistes, les accusés de l’affaire des poisons ou la femme du gouverneur, ce sont leurs destinées singulières et leur quotidien durant les XVIIe et XVIIIe siècles qui seront contés durant ces deux jours. Au programme : scènes de théâtre, contes, et de nombreuses animations comme des initiations à l’escrime ou encore au quadrille.
Gala de magie : la nuit de l’illusion
- Le 8 juillet.
- Début du spectacle à 20h30.
- 15€ plein tarif, 12€ tarif réduit, 8€ enfants de 4 à 17 ans.
C’est une nouveauté cette année, la Citadelle de Besançon plonge dans le monde de l’illusion le temps d’une soirée avec 13 artistes qui se succéderont sur scène pour présenter leurs numéros, spécialement travaillés pour être en lien avec la Citadelle. Il s’agira donc d’une soirée unique "pour faire rêver petits et grands", a prévenu Alexandre Arnodo. Imaginé par le collectif "le cercle magique comtois", le spectacle réunira des artistes épatants comme le sculpteur sur ballon, Zebrano et le champion de France de magie 2016, Charly Brahim.
Panorama sonore
- Les 9 et 10 juillet 2026.
- Début des concerts à 19h30.
- Tarifs : 9 juillet : 30€ et 25€ en tarif réduit. 10 juillet : 20€ et 15€ en tarif réduit.
En raison du Gala de magie, l’édition 2026 des Panoramas sonores a été réduite à deux jours au lieu de trois. Cette réduction a toutefois eu l’avantage de pouvoir offrir des soirées "plus longues" avec trois artistes par soir et un "plateau de grande qualité", a expliqué Alexandre Arnodo.
La soirée du 9 juillet sera placée sous le thème de l’électro avec au programme Thylacine, Étienne de Crecy pour un DJ set de 2 heures et une "fin de service" assurée par Sassou et Caro, le duo incontournable de L’Éphéméride, bar bisontin situé sur la place de la Révolution.
Changement d’ambiance pour la soirée du 10 juillet consacrée au rock garage et psychédélique avec The Limiñanas, Meule et Bysshe.
Cinéma plein air
- Les jeudis du 16 Juillet au 27 août.
- Ouverture des portes à 20h, début de séance, 30 min après le couché du soleil.
- Tarif unique 6€ par personne.
- Annulation ou report en cas de météo défavorable.
L’événement est désormais "bien inscrit dans le paysage bisontin", a souligné le directeur de la Citadelle et sera proposé une nouvelle fois en 2026. Sept films ayant pour thème les "voyages et voyageurs" seront ainsi projetés dès la nuit tombée dans le parc Saint-Étienne. Sur place, une petite restauration avec pop-corn et glaces sera proposée de 20h jusqu’au début du film.
- 16 juillet : Le peuple migrateur
- 23 juillet : Little Miss Sunshine
- 30 juillet : O’Brother
- 6 août : La vie rêvée de Walter Mitty
- 13 août : Into the wild
- 20 août : Apollo 13
- 27 août : Peter Pan
Et toujours :
- Rendez-vous aux jardins
- Apéros avec V.U.E
- Expositions
- Soirées photos
- Escape game Citadelle Assiégée
- Conférences
- Visites
- Journées européennes du patrimoine.
Un budget de 215.000€
Le budget total de la programmation estivale est de 215.000 € pour des recettes estimées par le maire de Besançon "entre 90 et 100.000€". La Citadelle de Besançon enregistre chaque année environ 250.000 visites et réalise en moyenne 60% de sa fréquentation (150.000 visites) durant cette période estivale allant de juin à septembre. Le directeur, Alexandre Arnodo, rappelle que le monument reste toutefois "météo dépendant" et que si tout est fait pour maintenir les activités ou les reporter quand cela est possible, il n’empêche que la Citadelle est parfois obligée d’annuler certains événements pour cause d’intempéries. "C’est le risque de la production en plein air", relativise le directeur, "quand il fait beau c’est merveilleux, quand il ne fait pas beau on est obligé d’annuler ou de le faire dans des conditions un petit peu dégradées", conclut-il.


