Dijon : les violences de la "horde sauvage" ne resteront "pas impunies" (Castaner)

Publié le 18/06/2020 - 09:58
Mis à jour le 18/06/2020 - 09:56

Mise à jour • Les violences commises ce weekend à Dijon à la suite d’une expédition punitive menée par des membres de la communauté
tchétchène ne resteront « pas impunies », a déclaré ce mercredi 17 juin 2020 Christophe Castaner, en dénonçant une « horde sauvage ».

Christophe Castaner © Alexane Alfaro ©
Christophe Castaner © Alexane Alfaro ©

Le ministre de l'Intérieur a affirmé qu'il avait demandé aux services de police en charge des investigations d'identifier "les auteurs de ces exactions commises dès samedi". "Ils ne resteront pas impunis", a-t-il ajouté lors des questions au gouvernement au Sénat. Il a salué l'action des forces de l'ordre et justifié la stratégie d'ordre public pour "faire en sorte qu'il n'y ait pas d'échauffourées bande contre bande". "Et encore, je ne sais pas si on peut qualifier comme ça cette horde sauvage totalement insupportable". Le Premier ministre Edouard Philippe a pointé  le danger d'un "civisme qui se dissout" à cause de ceux qui s'attaquent aux "fondements du pacte républicain", se référant aux expéditions punitives de Dijon et à la défiance contre la police dans les manifestations.

"Il n'y avait pas eu d'anticipation en matière de renseignement", a admis M. Castaner, "et pourtant les forces de sécurité intérieure qui n'étaient pas numériquement en capacité de faire face ont répondu présent". "Ce qui s'est passé est totalement inacceptable où que cela soit en France, nous ferons reculer ces pratiques de voyous", a déclaré M. Castaner, au lendemain de la visite à Dijon de son secrétaire d'Etat, Laurent Nuñez.
De son côté, le syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN-Unsa) a apporté son soutien "plein et entier" aux policiers engagés à Dijon. Il a déploré dans un communiqué "les attaques directes contre le service et les personnels du renseignement territorial, ainsi que le nombre d'agents disponibles" lors de ces "évènements graves liés à des affrontements de bandes
rivales". "Le second tour des élections municipales s'invite dans le débat à Dijon", selon le SCPN.
Le maire sortant, François Rebsamen a ces derniers jours plusieurs fois reproché au renseignement territorial son manque d'anticipation et le manque d'effectifs. "Le renseignement n'est pas une science exacte", a répondu une source policière auprès de l'AFP.  "Ça facilite les choses de dire : c'est la faute de l'Etat. Surtout en cette période électorale", a-t-elle ajouté sous couvert
d'anonymat.
Pendant quatre nuits, la cité bourguignonne a été en proie à des troubles inhabituels à la suite de l'agression le 10 juin d'un adolescent issu de la communauté tchétchène. Des expéditions punitives "totalement inédites" ont ensuite été menées ce
week-end dans le centre-ville et dans le quartier sensible des Grésilles par des membres de cette communauté, et un homme a été grièvement blessé par balles dans une pizzeria.
Après trois nuits tendues, les forces de l'ordre ont dispersé lundi soir un attroupement d'hommes cagoulés et visiblement armés voulant défendre leur quartier contre ces intrusions.

(source AFP)

Politique

Attaques de Trappes : les élus de l’opposition municipale de Besançon demandent au maire d’organiser un rassemblement lundi à 18h00

Un homme a tué une personne et fait cinq blessés dans les Yvelines vendredi 23 octobre 2026 lors d'une attaque "terroriste raciste" selon Emmanuel Macron. Les élus de l’opposition demandent à Ludovic Fagaut, le maire de Besançon, d’organiser un rassemblement à 18h00 place Granvelle lundi 26 octobre 2026.

Olivier Rietmann réélu à la tête de la Délégation aux entreprises du Sénat

Le sénateur de la Haute-Saône a été reconduit jeudi 22 octobre 2026 pour trois années supplémentaires à la présidence de cette instance parlementaire, qui rassemble plus de 40 sénateurs de différents horizons politiques, chargée de rapprocher le Sénat du monde économique et de soutenir le développement des entreprises.

À Besançon, À Gauche Citoyens ! condamne les violences et défend les revendications sociales

L’association À Gauche Citoyens ! condamne les violences, les dégradations et les pillages survenus en marge de la manifestation du 17 octobre. Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, elle défend les revendications portées par les manifestants et critique la politique du gouvernement de Sébastien Lecornu. Le collectif annonce également qu’il ne s’est pas associé à l’appel du maire de Besançon lundi soir.

Rassemblement contre les violences urbaines à Besançon : un appel à l’apaisement qui tourne à la confrontation

VIDÉO • Réunis lundi 19 octobre devant l’hôtel de ville à l’appel de l’Association des maires de France et de France urbaine, environ 250 personnes ont répondu à l’invitation du maire, Ludovic Fagaut. L’arrivée d’un contre-rassemblement d’une centaine de personnes a rapidement tendu l’atmosphère. Entre condamnation des dégradations, revendications sociales et désaccords sur les valeurs républicaines, les échanges ont illustré les divisions apparues après les événements du 17 octobre.

La France insoumise condamne les pillages et dénonce les violences policières après la mobilisation du 17 octobre à Besançon

Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon revient sur la manifestation du samedi 17 octobre. Il soutient les revendications des manifestants pacifiques, condamne les pillages et met en cause la gestion des événements par l’État et le gouvernement.

À Besançon, le PCF appelle à une conférence sociale et refuse de participer au rassemblement #TouchePasÀMaMairie ce soir

Dans une prise de position communiqués ce lundi 19 octobre 2026, le Parti communiste français de Besançon condamne les dégradations et les violences qui se sont produites lors de la manifestation du 17 octobre, tout en défendant la légitimité de la mobilisation sociale. Le parti appelle le gouvernement à réunir syndicats, organisations patronales et mouvements de jeunesse pour répondre aux revendications.

À Besançon, un rassemblement citoyen prévu lundi 19 octobre contre les violences urbaines

#TouchePasÀMaVille • À l’appel de France urbaine et de l’Association des maires de France, relayé par la Ville de Besançon, un rassemblement républicain et transpartisan est annoncé lundi 19 octobre 2026, place du 8 Septembre, devant l’Hôtel de Ville de Besançon. L’initiative, placée sous le mot d’ordre #TouchePasÀMaVille, entend réunir les citoyens autour du refus des violences et de la défense des valeurs républicaines.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 12.58C°
pluie modérée
le 25/10 à 10h00
Vent
8.8 m/s
Pression
1010 hPa
Humidité
84 %

Sondage