Emmanuel Macron "assume parfaitement" la hausse de la taxation sur le diesel

Publié le 05/11/2018 - 08:41
Mis à jour le 05/11/2018 - 08:41

Dans un entretien aux journaux du groupe Ebra, Macron estime que ceux qui « râlent » contre la hausse réclament aussi « qu’on lutte contre la pollution ».

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"J'assume parfaitement que la fiscalité due au diesel soit au niveau de celle de l'essence et je préfère la taxation du carburant à la taxation du travail."

Dans un entretien aux journaux du groupe Ebra du lundi 5 novembre 2018 , Emmanuel Macron défend cette mesure impopulaire, tout en comprenant les doutes des Français sur la question du pouvoir d'achat. "Les mêmes qui râlent sur la hausse du carburant réclament aussi qu'on lutte contre la pollution de l'air parce que leurs enfants souffrent de maladies" , poursuit le locataire de l'Élysée, avant d'assurer que "la hausse du prix à la pompe qu'on constate aujourd'hui est liée à 70 % à celle des cours du pétrole".

"On nous a expliqué pendant des décennies qu'il fallait acheter du diesel et maintenant c'est le contraire. C'est normal que ce soit mal compris", convient le chef de l'État, alors que la grogne monte chez les Français sur les questions de la hausse du prix du carburant et du pouvoir d'achat en général. Selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting réalisé pour Franceinfo et Le Figaro publié jeudi, 78 % des Français estiment "justifié" l'appel à bloquer les routes le 17 novembre pour protester contre la hausse du prix du diesel.

"Je parle aux Français avec mon caractère"

M. Macron dit que "oui", il comprend les doutes, la colère et l'impatience des Français. "Je les respecte et je ne dis pas comme par le passé : Souffrez en silence, ça va aller mieux". Le président de la République assume également sa "part de responsabilité". "Je parle aux Français avec mon caractère, avec ma façon de faire. Quand ils sont inquiets, j'ai une part de responsabilité : c'est que je n'explique pas assez bien. Mais j'ai été élu sur un projet clair, sans ambiguïté, et j'aurai des comptes à rendre pour longtemps", dit-il.

"On ne peut pas prétendre tout changer en quinze mois, ça prend du temps. En attendant, il faut laisser la fatalité à ceux qui cèdent à la facilité", ajoute le président qui, un an et demi après son arrivée à l'Élysée, est au plus bas dans les sondages.

(Avec AFP)

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