Franche-Comté/Bourgogne: Allenbach pétitionne contre "l'Anschluss"

Publié le 24/03/2009 - 08:18
Mis à jour le 12/04/2019 - 13:30

Alors que l’idée de fusionner les deux régions a fait flop, le Mouvement Franche-Comté ne se prive pas de surfer sur la vague de protestation. Contre un projet qui est mort-né ?

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En effet, il aurait fallu un vote des deux conseils régionaux pour aboutir au résultat escompté par le comité Balladur qui prône la baisse du nombre de régions de 22 à 15, sans citer toutefois dans son rapport final la fusion entre la Franche-Comté et la Bourgogne.

Mais le sujet est "trop bon" pour le Mouvement Franche-Comté pour ne pas lancer une pétition. Mais est-ce bien raisonnable de crier au danger en utilisant des termes comme "Anschluss" alors que ce danger est écarté ? Les deux candidats chefs de file PS et UMP aux régionales de 2010, Marie-Guite Dufay et Alain Joyandet, ont d'ailleurs fait connaitre leur opposotion à cette idée. 

La pétition de Jean-Philippe Allenbach:
 

"Nous signataires de cette pétition,

- rappelons que, depuis plus de 1 000 ans qu’elle existe (982), la Franche-Comté a pour l’essentiel de son histoire vécu indépendamment de la Bourgogne,

- soulignons que bon nombre de régions européennes sont aujourd’hui plus petites que la Franche-Comté,

- signalons qu’elle n’a pas besoin de Paris pour lui dire avec qui elle doit se marier,

- considérons qu’elle aurait rien à gagner et tout à perdre à être rattachée à la Bourgogne, Besançon ne serait plus capitale régionale, nous n’aurions plus notre propre conseil régional et les Bourguignons, démographiquement majoritaires, pourraient alors nous imposer leur volonté. Ensuite, à l’heure de l’Europe, la Franche-Comté a l’immense avantage d’être directement voisine de la Suisse et de l’Allemagne, ce qui n’est pas le cas de la Bourgogne. Enfin, il n’y a aucune synergie possible entre nos deux économies, celle de la Franche-Comté, basée sur l’automobile, la micromécanique, l’horlogerie, le bois, le tourisme, le ski et le fromage étant cent fois plus proche de celle du Jura suisse que de celle de la Bourgogne.

- proclamons que jamais la Franche-Comté, ses habitants et ses villes historiques comme Besançon, Vesoul, Dole ou Belfort dépendront de Dijon,

- en un mot, disons fermement non au funeste projet secret de certains de voir la Franche-Comté « annexée » demain par la Bourgogne.

Suite aux propositions Balladur, une loi va bientôt sortir. La Picardie dont la disparition est également envisagée a déjà récolté plus de 50 000 signatures pour s’y opposer. Ne soyons pas en reste ! Soyons vigilants et mobilisons nous avant que notre rattachement à la Bourgogne ne nous tombe demain sur la tête !

Le Mouvement Franche-Comté, déjà à la pointe du combat pour le lion sur les plaques de voitures, vous appelle donc à signer sans attendre cette pétition à l’attention du Président de la République".

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