Hidalgo dénonce ceux qui "dénaturent" l'action de la police

Publié le 04/03/2022 - 10:50
Mis à jour le 03/03/2022 - 22:53

La candidate socialiste à la présidentielle, Anne Hidalgo, a dénoncé ceux qui « dénaturent l’action » de la police « en renversant la relation entre agresseur et agressé », lors d’un « grand oral » sur la sécurité, organisé jeudi au Creusot (Saône-et-Loire) par l’association France urbaine.

 ©
©

"Je veux dire ici mon soutien plein et entier aux forces de l'ordre. Je n'accepte pas qu'on remette en cause ce qu'ils sont, ce qu'ils font et qu'il y ait une petite musique dans le pays qui dénature leur action en renversant la relation entre agresseur et agressé", a déclaré la maire de Paris face à cette association qui regroupe les grandes villes.

"Bien sûr que, lorsque les forces de l'ordre abusent de leur autorité, il faut, de façon radicale, systématique et ferme, les sanctionner. Et, je proposerai d'ailleurs que ce soit une autorité indépendante qui soit chargée d'investiguer lorsque c'est le cas", a-t-elle ajouté. Mme Hidalgo était la seule candidate à la présidentielle des 10 et 24 avril à assister aux "assises de la sécurité" tenues par France urbaine (FU), sept autres prétendants ayant envoyé des porte-parole.

Jean-Luc Moudenc, premier vice-président de FU et maire LR de Toulouse, ne voulait cependant pas y voir un désintérêt des candidats sur le thème de la sécurité. "Cette question habite notre quotidien", a-t-il déclaré. "On a voulu avoir ce focus sur la sécurité car l'action doit être renforcée, tout comme la coopération avec les municipalités, qui sont un maillon de la chaine", a-t-il ajouté, réclamant "que France Urbaine soit consultée bien en amont" sur les politiques gouvernementales en la matière.

Ces assises sont les seules de FU sur un thème particulier. L'association organisera, le 22 mars à Paris, un autre grand oral qui portera, lui, sur l'ensemble des sujets.

Sur la sécurité, FU a présenté 40 propositions aux candidats et en particulier le renforcement d'une police de proximité, mais sans "utiliser la police municipale pour combler un manque de moyens de la police nationale", a ajouté le maire LR de Saint-Étienne Gaël Perdriau, co-président de la commission "Sécurité" de FU.

A ce titre, Pierre Garzon, porte-parole de Fabien Roussel (PCF), a rejeté "la substitution de la police nationale par la police municipale, qui se fait pour des questions budgétaires", tandis que Sabrina Sebaihi, s'exprimant pour Yannick Jadot (EELV) a proposé de "remettre les moyens" sur la prévention et Ugo Bernalicis, porte-parole de Jean-Luc Mélenchon (LFI) de "remettre en place une grande police de proximité".

Thibault De Montbrial, représentant Valérie Pécresse (LR), a lui promis "5 milliards d'euros pour nos forces de l'ordre" et Julien Sanchez, porte-parole de Marine Le Pen (RN), de "réarmer les forces de l'ordre".

Nicolas Bay, porte-parole d'Eric Zemmour, a dénoncé "l'ensauvagement" de la France qui a "deux causes: l'immigration massive et le laxisme judiciaire".

Alice Thourot a défendu le bilan d'Emmanuel Macron: "10.000 créations de policiers et de gendarmes, une augmentation historique de la justice, plus 15.000 places de prison...", a détaillé la représentante du "candidat de la majorité".

(AFP)

Allez + loin

Politique

À Besançon, À Gauche Citoyens ! condamne les violences et défend les revendications sociales

L’association À Gauche Citoyens ! condamne les violences, les dégradations et les pillages survenus en marge de la manifestation du 17 octobre. Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, elle défend les revendications portées par les manifestants et critique la politique du gouvernement de Sébastien Lecornu. Le collectif annonce également qu’il ne s’est pas associé à l’appel du maire de Besançon lundi soir.

Rassemblement contre les violences urbaines à Besançon : un appel à l’apaisement qui tourne à la confrontation

VIDÉO • Réunis lundi 19 octobre devant l’hôtel de ville à l’appel de l’Association des maires de France et de France urbaine, environ 250 personnes ont répondu à l’invitation du maire, Ludovic Fagaut. L’arrivée d’un contre-rassemblement d’une centaine de personnes a rapidement tendu l’atmosphère. Entre condamnation des dégradations, revendications sociales et désaccords sur les valeurs républicaines, les échanges ont illustré les divisions apparues après les événements du 17 octobre.

La France insoumise condamne les pillages et dénonce les violences policières après la mobilisation du 17 octobre à Besançon

Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon revient sur la manifestation du samedi 17 octobre. Il soutient les revendications des manifestants pacifiques, condamne les pillages et met en cause la gestion des événements par l’État et le gouvernement.

À Besançon, le PCF appelle à une conférence sociale et refuse de participer au rassemblement #TouchePasÀMaMairie ce soir

Dans une prise de position communiqués ce lundi 19 octobre 2026, le Parti communiste français de Besançon condamne les dégradations et les violences qui se sont produites lors de la manifestation du 17 octobre, tout en défendant la légitimité de la mobilisation sociale. Le parti appelle le gouvernement à réunir syndicats, organisations patronales et mouvements de jeunesse pour répondre aux revendications.

À Besançon, un rassemblement citoyen prévu lundi 19 octobre contre les violences urbaines

#TouchePasÀMaVille • À l’appel de France urbaine et de l’Association des maires de France, relayé par la Ville de Besançon, un rassemblement républicain et transpartisan est annoncé lundi 19 octobre 2026, place du 8 Septembre, devant l’Hôtel de Ville de Besançon. L’initiative, placée sous le mot d’ordre #TouchePasÀMaVille, entend réunir les citoyens autour du refus des violences et de la défense des valeurs républicaines.

Manifestation et dégradations du 17 octobre : réactions d’élu(e)s à Besançon

MISE À JOUR À 17H30 • Entre 9 500 (préfecture) et 12 000 (FO) personnes ont participé à la manifestation du 17 octobre à Besançon. Alors que le rassemblement était présenté comme pacifique, des commerces ont été pillés, la préfecture du Doubs a été visée par une tentative d’incendie et les forces de l’ordre ont été prises pour cible. Si les réactions politiques divergent sur les responsabilités, elles condamnent les violences.

Manifestation du 17 octobre à Besançon : Ludovic Fagaut appelle au calme et réclame que les casseurs paient

Le soir de la manifestation du 17 octobre 2026, marquée par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre et des dégradations dans le centre-ville de Besançon, le maire Ludovic Fagaut a pris la parole dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. Aux côtés de sa première adjointe, Emmanuel Huot-Cusenier, il condamne les violences, apporte son soutien aux commerçants et aux forces de l’ordre et demande que les auteurs des dégradations soient identifiés et sanctionnés.

Montbéliard : Jérôme Durain condamne les violences survenues au lycée Germaine-Tillion

Après l’intrusion d’un jeune homme dans le lycée Germaine-Tillion à Montbéliard vendredi 16 octobre 2026 et le déclenchement de mortiers d’artifice, qui ont blessé une élève, le président de la Région Bourgogne-Franche-Comté annonce que la collectivité portera plainte.

À Besançon, les Écologistes dénoncent un " deux poids, deux mesures " de Ludovic Fagaut face aux insultes et au racisme

Dans un communiqué du 16 octobre 2026, les Écologistes du Grand Besançon reprochent au maire un manque de constance dans ses prises de position contre les insultes, les menaces et les attaques racistes. Ils s’appuient sur plusieurs épisodes survenus depuis 2020, dont le rejet d’une motion au conseil municipal en avril 2026. Le mouvement condamne également les insultes visant l’édile et sa famille.

Hausse ou baisse des dotations dans les lycées de Bourgogne-Franche-Comté ? Les avis divergent à la Région…

Suite à l’assemblée plénière du 15 octobre 2026, les élus du groupe communiste et républicain de Bourgogne-Franche-Comté ont souhaité réagir dans un communiqué au sujet des dotations accordées pour les lycées de la région. Le président, Jérome Durain, a, quant à lui, refait un point sur ces dernières lors de l’assemblée. On en parle.

Ce que l’on a retenu du conseil municipal de Besançon du 15 octobre 2026

Après un conseil municipal de plus de 8h le mois dernier, celui de ce jeudi 15 octobre 2026 n’a heureusement pas instauré un nouveau record. En 5h45, les élus ont toutefois débattu de plusieurs dossiers importants dont la modification du règlement intérieur, le projet des Vaites ou encore du renouvellement de l’Assemblée des Sages.

Besançon, berceau oublié de l’anarchisme ?

Dans la boucle du Doubs, entre une citadelle classée à l'Unesco et les ateliers d'horlogerie qui firent sa fortune, Besançon a nourri l'une des traditions libertaires les plus singulières de France. De la naissance de Pierre-Joseph Proudhon au projet avorté de Commune en 1871, retour sur une histoire où la "ville horlogère" a longtemps battu au rythme des idées anarchistes... pour rappel.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 12.97C°
légère pluie
le 20/10 à 14h00
Vent
0.57 m/s
Pression
1011 hPa
Humidité
91 %

Sondage