Dans ce contexte, le Mouvement Franche-Comté (MFC) appelle le député du Doubs Laurent Croizier (MoDem) à s’engager dans une démarche similaire pour la Franche-Comté, actuellement intégrée à la région Bourgogne-Franche-Comté. Les deux parlementaires appartenant au même groupe, Ensemble, le mouvement estime qu’une telle initiative serait cohérente.
Une comparaison assumée avec l’Alsace
Le président du Mouvement Franche-Comté, Jean-Philippe Allenbach, établit un parallèle direct entre les deux territoires : ”Laurent Croizier aime autant la Franche-Comté que Brigitte Klinkert aime l'Alsace.”
Selon lui, la revendication alsacienne ne saurait être considérée comme unique. Il souligne que ”la spécificité historique et géographique de la Franche-Comté n'a rien à envier à celle de l'Alsace.”, mettant en avant une identité régionale forte également présente en Franche-Comté.
Le MFC appuie son argumentation sur des données d’opinion. D’après un sondage IFOP de 2024, ”72 % des Alsaciens disent vouloir qu'on leur rende leur région”. Une aspiration comparable existerait en Franche-Comté, où ”60% des Francs-Comtois le demandent aussi” selon une enquête OpinionWay réalisée en 2022.
La question d’une possible inégalité de traitement
Le mouvement met en garde contre une décision qui ne concernerait qu’un seul territoire. ”En tout cas, que l'État permette demain aux Alsaciens, et à eux seuls, de pouvoir retrouver leur région serait parfaitement discriminatoire par rapport aux autres régions dont la majorité des habitants le voudrait également.”, affirme Jean-Philippe Allenbach.


