Le préfet «casse» le plan emploi de Marie-Guite Dufay

Publié le 28/03/2009 - 10:01
Mis à jour le 12/04/2019 - 13:37

Dans un communiqué diffusé vendredi soir, le représentant de l’Etat récuse le fait que la présidente de la Région est, à elle seule, à l’origine du dispositif d’accompagnement des salariés en chômage partiel qui, à condition de poursuive une formation, peuvent continuer à toucher leur salaire plein.

 ©
©
« Le conseil régional croit en être l’inventeur… », écrit notamment le préfet en dénonçant la communication faite par la Région dans L’Humanité et Le Monde. Ce dispositif de soutien à l’emploi a été adopté vendredi par conseil régional malgré "l'abstention négative" de l'UMP. Marie-Guite Dufay en revendique la paternité et accuse l’Etat de ne pas vouloir le signer. Nicolas Sarkozy avait promis à Ornans de revenir en Franche-Comté pour y mettre sa griffe. Entre temps, il a du faire travailler le préfet sur le sujet…
 
Dans son communiqué, ce dernier donne très longuement sa version des faits en engageant une virulente polémique avec le conseil régional qui, soit dit en passant, a recruté récemment à temps partiel Jacques Nodin, ancien secrétaire général aux affaires régionales de la préfecture de Franche-Comté et qui, précisément, s’occupe de ce dossier aujourd’hui à la Région… Un détail qui n’est pas anodin au moment même où le contrat de ce dernier n’a pas été entériné l’Etat !
 
«La première fois que cette proposition d’utiliser les périodes de sous-activité pour proposer de la formation professionnelle aux salariés des entreprises, et aux salariés en fin de contrat d’intérim ou de CDD, a été faite par l’Etat lors de la réunion du 28 novembre 2008 du Comité de coordination régional -anticipation et accompagnement des mutations dans la filière automobile-.
 
(…) L’expérimentation est donc d’ores et déjà en œuvre. Celle ci a été reprise, relayée, intégrée complètement ensuite par le Conseil Régional, qui croit et dit aujourd’hui en être l’inventeur…
 
(…) Requalifier cette période de chômage partiel comme une période d’activité normale et comme du temps de travail effectif constitue donc une difficulté juridique.
 
C’est la raison pour laquelle l’Etat, à travers le préfet, n’a pas encore signé cet accord même si, sur le fond et le principe, il n’émet aucune objection, bien au contraire, sur la nécessité de cette expérimentation. Il émet d’autant moins de désaccord que ce sont les services de l’Etat qui portent largement ce projet, sans lesquels il n’aurait pu aboutir…
 
(…) Le Conseil Régional pouvait, certes, agir en matière de formation des demandeurs d’emploi, mais il n’avait pas, jusqu’à présent, compétence en matière de formation de salariés d’entreprises, en activité totale ou en activité partielle. Ce n’est donc que parce que l’Etat acceptera cette expérimentation que la collectivité territoriale pourra apporter sa part de crédits à ce type d’action. Dès que le problème juridique sera réglé par le ministère chargé de l’emploi, le Préfet apposera sa signature sur cet accord. En attendant, il tient à faire remarquer que le Conseil Régional ne saurait se prévaloir à lui seul de l’originalité de cette mesure, comme il l’a fait dans L’Humanité le 10 mars ou dans Le Monde du 27 février.             
 
Cette mise au point est rendue nécessaire pour, qu’à l’avenir, la part respective qui revient aux uns et aux autres dans le montage d’opérations partenariales ne soit pas détournée par l’un des acteurs à son profit politique au détriment des autres, alors que la coopération opérationnelle a d’ores et déjà montré qu’elle était gage de succès».

Politique

Pour Marie-Guite Dufay, le nouveau maire de Besançon ne doit “pas oublier que la ville à des fondamentaux de gauche importants”

VIDEO • Face à la victoire historique de la droite à Besançon avec l’élection du candidat LR Ludovic Fagaut à la tête de la mairie, la socialiste et ancienne présidente de la Région Bourgogne-Franche-Comté a pris la parole.

Municipales 2026 : victoire historique de la droite à Besançon avec l’élection de Ludovic Fagaut

Le deuxième tour du scrutin de l’élection municipale s’est tenu ce dimanche 22 mars 2026 à Besançon. C’est Ludovic Fagaut qui est arrivé en tête avec 53,29 % des suffrages devant Anne Vignot, la maire sortante, qui a eu 46,71 % des suffrages. Face à la percée historique de la droite, les candidates Vignot et Véziès avaient annoncé leur alliance au lendemain du premier tour.

Une ancienne référente En Marche du Doubs apporte son soutien à Anne Vignot

Ancienne référente En Marche dans le Doubs, ancienne collaboratrice au commerce sous Jean-Louis Fousseret et ancienne collaboratrice de la députée Fanette Charvier, Margot Brisson a fait le choix de soutenir la liste d’union de la gauche "Besançon vivante, juste et humaine". Elle explique sa démarche dans un communiqué envoyé ce vendredi 20 mars 2026 à notre rédaction.

Municipales 2026 : il est encore possible d’effectuer une procuration pour le second tour

Alors que la campagne électorale bat son plein à Besançon, à moins de deux jours du scrutin, il est encore possible de faire une procuration pour le second tour des élections municipales dimanche 22 mars 2026. Les personnes qui ne peuvent se rendre au bureau de vote peuvent ainsi confier leur vote à une personne de confiance. On vous explique comment avec l’aide du site du ministère de l’Intérieur.

Les Écologistes dénoncent des attaques sexistes et réaffirment leur soutien à Anne Vignot

Dans un communiqué, les Écologistes de Franche-Comté ont réaffirmé leur soutien "sans faille" à Anne Vignot dont ils estiment que la campagne "a été émaillée d’attaques sexistes intolérables". Dans le camp adverse, la liste "Besançon avance" a pour sa part accusé les soutiens de la maire sortante de mener une "campagne de calomnies et d’intimidation". 

Municipales 2026 : La liste “Besançon Avance” annonce des dépôts de plainte pour “intimidation”

Dans un communiqué du 19 mars 2026, la liste d’union de diverses droites "Besançon Avance" portée par Ludovic Fagaut, dénonce "une campagne de calomnies et d’intimidation" des soutiens d’Anne vignot. Dans le même temps, les Écologistes de Franche-Comté ont dénoncé des attaques sexistes visant la maire sortante et la "misogynie de la droite bisontine"dans un autre communiqué. À Besançon, le climat politique est toujours très tendu à la veille du deuxième tour des élections municipales.

Municipales 2026 – Suivez les résultats du deuxième tour dimanche 22 mars sur maCommune.info !

Après le premier tour de l'élection municipale le 15 mars dernier, la rédaction de maCommune.info passe une nouvelle fois en mode soirée électorale ! Ce dimanche 22 mars, à partir de 19h55, notre équipe se mobilise pour vous faire vivre en direct les résultats du deuxième tour. Tout au long de la soirée, nos journalistes Alexane Alfaro, Hélène Loget et Élodie Retrouvey seront mobilisées sur le terrain. Réactions des candidats, premières analyses et ambiance de la soirée : restez connectés pour suivre, minute par minute, ce premier tour des élections à Besançon avec la rédaction de maCommune.info.

Élection municipale à Besançon : un couac dans la signalétique d’un bureau de vote à Montrapon ?

+ Précisions de la Ville de Besançon • Suite au signalement d'un assesseur sur un défaut de signalétique repéré lors du premier tour de l’élection municipale de Besançon le 15 mars 2026, ce dernier demande  qu'un dispositif fléché soit mis en place afin que les électeurs ne soient pas découragés à voter. De son côté, la Ville précise que les habitantsont été prévenus par courrier et que les dernières élections de 2024 se sont déjà déroulées à l’école maternelle Kergomard...

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 0.4
ciel dégagé
le 23/03 à 06h00
Vent
1.19 m/s
Pression
1018 hPa
Humidité
92 %