Les vitrines, le rideau roulant et même une partie de la façade ont été tagués la nuit dernière. Les faits ont été découverts ce vendredi matin par une journaliste de maCommune.info qui a aussitôt averti la candidate afin d’obtenir sa réaction.
Les tags réalisés à la peinture noire sont pour le moins explicites : "plus jamais" est-il mentionné à trois reprises. La mention "PS" barrée est également présente. Les tags font sans doute référence à la récente annonce de Jean-Sébastien Leuba, ex-candidat du Parti socialiste, qui a indiqué sa volonté de rejoindre la liste portée par Anne Vignot.

La candidate venait d’inaugurer son local de campagne pour les élections municipales, situé au 49 Grande rue, le 10 janvier dernier. Contactée, la maire a annoncé sa volonté de porter plainte car "le débat démocratique ne passe pas à travers des tags et en dénonçant quoi ? Je voudrais bien savoir de quoi il est question".
"Certains se donnent vitrine"
La maire sortante en a profité pour réaffirmer son alliance avec le PS : "moi ce qui m’intéresse c’est comment on fait un projet qui travaille sur la justice sociale. Notre boussole, c’est bien de lutter contre la problématique de l’injustice sociale". Et d’ajouter "je n’aime pas du tout quand on commence à personnaliser ce que veut dire le PS. Ce sont des gens sur qui je peux m’appuyer et travailler dans le sens d’une ville juste, vivante, humaine et sociale".
S’il n’y a apparemment pas eu de tentative d’intrusion dans le local, Anne Vignot a toutefois dénoncé le fait que "certains se donnent vitrine" dans une rue du centre-ville avant de conclure "je ne renierai pas les personnes avec qui je vais travailler. Aujourd’hui je crois à la solidité du projet que je porte".
Les réactions :
"L’équipe Ensemble Besançon Avance condamne l’acte de vandalisme commis à l’encontre de la permanence de campagne d’une candidate. Ces agissements sont inacceptables. La dégradation de biens, l’intimidation ou la violence n’ont pas leur place dans le débat démocratique. La confrontation des idées doit toujours se faire dans le respect des personnes, des biens et des règles républicaines.
Nous sommes face aux méthodes typiques de l’extrême gauche, celle-là même avec laquelle la liste concernée par l’acte de vandalisme s’apprête à sceller une alliance pour le second tour.
Nous les condamnons sans réserve. Cette radicalité idéologique fragilise notre ville.
Cet événement rappelle également la nécessité de renforcer la sécurité dans notre ville. L’absence de dispositifs de vidéoprotection sur certains secteurs, malgré nos demandes répétées, constitue une faiblesse que la municipalité actuelle refuse encore de corriger.
De tels agissements n’ont pas leur place à Besançon : notre ville, ses habitants et ses lieux de vie doivent être respectés avec un ordre retrouvé. Pour Besançon, nous voulons protéger et assurer la sécurité de notre ville et de ses habitants."
Le président de la Région Bourgogne Franche-Comté a également réagi dans un communiqué ce vendredi après-midi :
"J’ai pris connaissance avec consternation de l’acte de vandalisme commis sur le local de campagne d’Anne Vignot.
S’attaquer ainsi à un local politique, quel qu’il soit, atteint lourdement les valeurs démocratiques de notre pays. Dans une démocratie, le débat politique se mène par les idées, les propositions et le respect de chacun, jamais par la violence ou l’intimidation.
Je salue la décision de porter plainte, et exprime ma pleine solidarité à Anne Vignot, à son équipe, et plus largement à toutes celles et ceux qui participent, dans le cadre du débat démocratique, à la vie citoyenne de Besançon."
Séverine Véziès (candidate LFI) a également réagi sur les réseaux sociaux :


