Autour du candidat tête de liste Ludovic Fagaut, était présent le député du Doubs et conseiller municipal, Laurent Croizier, Emmanuel Huot, avocate et bâtonnier, Anne Falga, consultante en entreprise et Patrick Verdier, directeur comptable et administrateur de la CPME.
Lors de cette conférence de presse, il a été question d’aborder le thème du développement économique, considéré par Ludovic Fagaut comme "le parent pauvre du mandat de madame Vignot". "Négligés", "abandonnés" par la maire sortante, les acteurs économiques "n’ont pas été respectés et ont été méprisés dans leur développement", a encore lancé d’emblée Ludovic Fagaut. Si les mots sont forts et volontairement provocateurs c’est également parce que le candidat espère marquer, avec son programme, une réelle "rupture" avec l’actuelle gestion.
Le constat dressé est cinglant : "les seuls projets qui ont pu voir sont ceux émanant du mandat précédent de Jean-Louis Fousseret" ; pas "un centimètre carré de zone d’activité économique" créée durant ce mandat ; une augmentation d’impôt "sur le dos des entreprises" avec le versement mobilité en matière d’exemple ; "plus aucun événement économique majeur" porté par la Ville de Besançon et des équipes actuelles qui ne sont pas à l’écoute actuelle des investisseurs. Une situation qui n’est "plus du tout acceptable" aujourd’hui pour Ludovic Fagaut qui s’engage à être "le maire où travailler et investir sont nos mots de référence". L’ambition n’est autre que de faire rayonner Besançon "au-delà de ses frontières" et d’en faire une "capitale économique".
Des enjeux "cruciaux"
Le constat dressé par Laurent Croizier n’est pas plus élogieux : les deux plus grands échecs de madame Vignot sont la sécurité et le développement économique. Deux enjeux considérés comme "cruciaux" par la liste LR-Modem et pour lesquels "nous assumons une rupture totale". "Les mots sont tranchés mais choisis à dessein", assume également le député du Doubs pour qui Besançon et Grand Besançon Métropole se doivent d’être "une locomotive" dont le département et la Région tirent profit. Laurent Croizier assume une stratégie "offensive" avec pour boussole "l’emploi, la croissance et la réussite du territoire".
L’argent "ne tombant pas du ciel", Laurent Croizier a rappelé qu’il n’y avait "que deux façons d’augmenter les recettes : augmenter les impôts ou augmenter le nombre d’entreprises". Réponse du candidat : "notre liste a fait le choix de la croissance" contrairement à la majorité sortante qu'il accuse d’avoir "choisi la facilité". L’actuel conseiller municipal en a ainsi profité pour compléter son propos : "nous nous engageons à ne pas augmenter la fiscalité sur toute la durée du mandat".
Une stratégie en trois axes
Souhaitant un "territoire diversifié" afin d’être "mieux armé face aux crises", Ludovic Fagaut a expliqué s’appuyer sur une stratégie basée sur trois pôles :
- Promouvoir l’esprit d’entreprendre
- Promouvoir l’emploi local
- Concevoir la ville de demain avec la ville comme acteur de l’écosystème du monde économique
Sur le premier point, Anne Falga, consultante en entreprise, est revenue sur les contours d’une stratégie globale dont les contours s’articulent entre le besoin de "rétablir la confiance et renouer le dialogue entre collectivités et entreprises". Estimant le dialogue "rompu durant ces six années", Anne Falga a insisté sur le besoin d’aller voir les entreprises et leur rendre visite pour comprendre leur activité et savoir quels sont les enjeux et leur stratégie de développement à moyen et long terme.
Pour la consultante, la collectivité "se doit d’être agile" et ne pas "mettre des bâtons dans les roues" des entreprises. Parmi les mesures proposées pour simplifier les démarches des entreprises, la création d’un guichet unique d’accompagnement des entreprises fait partie du programme de la liste Ensemble, Besançon avance. Installé à Grand Besançon Métropole, celui-ci aura pour objectif de réceptionner toutes les demandes des entreprises afin de faciliter leur implantation et leur développement. Une étude afin de créer un incubateur voire une pépinière autour du thème de l’économie sociale et solidaire a également été mentionnée.
Afin de "valoriser le tissu économique et nos filières", il est également important pour Anne Falga que la collectivité aille promouvoir cela "à chaque moment, à chaque fois que c’est possible" notamment par la présence d’élus lors de salons importants.
Promouvoir l'emploi local
Pour promouvoir l’emploi local, Patrick Verdier, a expliqué vouloir "bâtir une politique de l’emploi utile concrète et durable" en faisant le choix de s’appuyer sur six axes :
- Créer des lieux de rencontre entre employeurs et citoyens
- Coordonner tous les acteurs économiques, publics et privés : l’emploi doit devenir une responsabilité collective du territoire.
- Aller vers les citoyens, notamment dans les quartiers prioritaires : "aujourd’hui beaucoup trop de personnes sont écartées de l’emploi par manque d’information, par découragement, par des problèmes de mobilités, de langue ou de confiance", a complété Patrick Verdier.
- Former et accompagner selon les besoins réels du territoire : développer la formation adaptée aux besoins concrets des entreprises par des parcours simples et un parcours personnalisé.
- Soutenir l’initiative et l’entrepreneuriat local, notamment des jeunes : être proche de ceux qui veulent être créateurs et innover.
- S’engager dans le dispositif "Territoire zéro chômeur" avec la valeur travail comme vecteur de dignité humaine.
Concevoir la ville de demain
Pour concevoir la ville de demain, la liste Ensemble, Besançon avance s’appuie sur l’objectif de faire de la ville l’acteur principal de l’économie, notamment en privilégiant les acteurs économiques locaux pour les travaux nécessaires à l’aménagement de la ville.
Dans cette démarche, la liste souhaite, par exemple, les associer automatiquement pour les travaux suivants :
- rénover les trottoirs
- Rénovation accélérée de l’assainissement
- Construire des logements : site de l’ancienne région en bas de Bregille, site de la CTB rue de Trey, site de l’ancien jardin botanique et site de Canot (ex pompiers).
- Réaménager la place Victor Hugo afin de faire la jonction entre le centre commerçant et le quartier historique Saint-Jean.
- Construire de nouveaux gymnases toute en rénovant le palais des sports actuels.
Accélérer le développement des zones d'activités économiques
Un autre point abordé par Ludovic Fagaut est le besoin urgent d’accélérer l’aménagement des nouvelles zones d’activités économiques. Plutôt que d’en créer de nouvelle, le candidat s’appuie sur l’existant et veut s’assurer de prioriser les financements afin d’accélérer la création des zones "qui ne doivent pas rester au stade de projet". Cela afin d’éviter des situations, comme celle de la zone des Portes de Vesoul "qui a mis 15 ans avant de voir une commercialisation d’espace", a cité effaré Ludovic Fagaut.
En faisant du développement économique "un enjeu de tous les instants", Ludovic Fagaut a insisté sur le fait d’être "sur une rupture catégorique de l’état d’esprit et de ce qui a été fait pendant ces six années de mandat". Sa volonté étant de "transformer le destin de notre ville, de nos habitants et de nos générations futures" tout en diversifiant les secteurs économiques afin de "résister aux différentes crises" et en s’appuyant sur les forces locales.


