Le QG de campagne de la maire sortante est apparu bien exigu ce mardi soir pour contenir les partisans du clan Vignot et autres curieux désireux d’assister au discours de François Ruffin, venu à Besançon soutenir la candidate écologiste pour le second tour des municipales.
Dans un discours où il n’a pas manqué d’effectuer une comparaison entre cet entre-deux tours où "rien n’est joué" et la finale du Tournoi des 6 Nations de samedi dernier entre l’Angleterre et la France, François Ruffin a appelé à "aller chercher ces 3.000 voix manquantes". Pour le député comme pour les soutiens d’Anne Vignot, la victoire sur Ludovic Fagaut ne pourra avoir lieu qu’en tentant de convaincre les abstentionnistes du premier tour d’aller voter dimanche. "Une élection c’est un match, une dynamique, oui c’est possible, ça dépend un peu de nous et des 30.000 personnes que ne sont pas allées voter dimanche dernier", a ainsi martelé François Ruffin.
C’était bien la mission donnée à François Ruffin ce mardi, donner l’élan nécessaire aux partisans d’Anne Vignot pour rendre l’impossible possible, même avec 7 points d’écart. Une situation que l’homme politique connaît bien car déjà auteur "d’une remontada formidable en 2017" comme l’a évoqué Dominique Voinet lors de sa présentation. Une situation rapidement évoquée par le principal intéressé qui rappelle que "c’était encore pire en 2017 quand j’ai été élu. J’avais 10 points de retard sur la macronnie. Tout le monde me disait "c’est cuit". Mais à la fin, on lui a mis 10 points dans la vue".
Jeter les dernières forces dans la bataille
Autre parallèle sportif cette fois, "France-Angleterre samedi dernier, on a 3 points de retard. À la 82e minute, on est dans les arrêts de jeu, Thomas Ramos met la pénalité" et la France remporte le tournoi des 6 Nations. "Vous l’avez votre Thomas Ramos, Thomas Ramos c’est Anne Vignot !", a lancé François Ruffin dans une euphorie générale avant d’ajouter "vous avez cinq jours pour mettre l’essai et transformer la pénalité et moi je crois que c’est possible. Je crois en vous !"
Agissant mieux qu’un effet Prozac sur le moral des troupes, le député a enfin invité toutes les personnes présentes à jeter leurs dernières forces dans la bataille pour être « sans regret » dimanche prochain. "Je veux qu’on vive sans regret et on y va jusqu’au bout pour faire tout ce qu’il faut pour, qu’entre le progressisme d’Anne Vignot et la droite réac’ de Ludovic Fagaut, vous ayez fait pencher la balance du bon côté". Dans une ville "comme Besançon c’est possible", a-t-il conclu avant d’ajouter espérer recevoir dimanche soir "un message qui dise, "François tu avais raison à la fin, c’est nous qu’on a gagné" ".


