La chambre d'instruction de la Cour d'appel a fait droit à une demande en ce sens déposée par l'avocat du lycéen, Arié Alimi. Le jeune homme, qui doit sortir de prison dans la journée de mercredi, a été placé sous contrôle judiciaire strict. "Évidemment qu'on est satisfaits (mais) j'aurais été plus satisfait s’il n'avait pas été placé en détention provisoire", a commenté l'avocat.
Le jeune homme de nationalité bulgare, qui aura 18 ans à la fin du mois, est mis en examen pour violences aggravées après le passage à tabac d’un policier le 2 octobre lors de heurts près du lycée Courbet. L'adolescent a par ailleurs porté plainte pour "tentative de meurtre" contre ce policier, qui avait auparavant tenté de l'interpeller, et qui, selon lui, a essayé de le noyer en lui maintenant la tête dans l'eau d’un ruisseau.
Quatre autres lycéens ont également été mis en examen dans l'enquête sur les violences à l'encontre du policier, mais seul le jeune Bulgare avait été placé en détention provisoire.
Pas d'antécédent judiciaire
"Il n'y a pas d'antécédent judiciaire, rien, il n'a jamais été connu des services de police, c'est un parfait lycéen, donc on ne voit pas pourquoi est-ce que lui spécifiquement serait en détention, alors même que les autres seraient dehors", a souligné Me Alimi.
Plus de 200 personnes s'étaient rassemblées mercredi matin devant le tribunal de Besançon, dont une majorité de lycéens, venus soutenir le jeune homme.
"Je ne veux pas critiquer la justice, mais on est quand même très étonnés" que l'adolescent ait été placé en détention, a commenté Evelyne Petit, coprésidente de la Ligue des droits de l'homme à Belfort, présente lors de cette manifestation. "Il y a eu beaucoup de manifestations en France avec beaucoup de répression et on veut rappeler que la répression, ce n'est pas une réponse à la jeunesse", a-t-elle ajouté.
(AFP)


