Ils ont été placés sous contrôle judiciaire avec notamment l’interdiction de participer à une manifestation, a précisé dans un communiqué le procureur de Belfort, Paul-Édouard Lallois.
Les adolescents ont été mis en examen pour violences aggravées commises sur un fonctionnaire de police ayant entraîné une incapacité totale de travail n'excédant pas huit jours. Ces faits sont punis de 10 ans d'emprisonnement.
L'un, âgé de 17 ans, est "l'individu identifié comme portant le premier coup au commandant de police", le faisant chuter au sol, puis lui portant trois coups de poing à la tête, note M. Lallois. Il a reconnu avoir commis ces violences tout en affirmant qu'il ignorait qu'il s'agissait d'un policier, ajoute le magistrat.
Un deuxième suspect du même âge a admis avoir utilisé la bombe lacrymogène du policier, tombée au sol, et un troisième, âgé de 16 ans, a reconnu lui avoir porté un coup de pied à la tête lorsqu'il était au sol, en ayant compris qu'il s'agissait d'un fonctionnaire de police, selon le procureur.
Des lycéens sans aucun antécédent judiciaire
Ces trois mineurs "sont tous lycéens scolarisés sur Belfort, sans aucun antécédent judiciaire, à l'instar des deux premiers mis en examen dimanche dernier", remarque le procureur.
Vendredi, le chef départemental des renseignements territoriaux a été violemment frappé après une tentative d'interpellation dans le lit d’une rivière. La vidéo de cette agression a été largement diffusée sur les réseaux sociaux.
Le policier venait d'interpeller un lycéen suspecté d'être l'auteur de jets de projectiles et de feux de poubelles. Il a été hospitalisé après avoir brièvement perdu connaissance etprésentait plusieurs plaies au visage, selon M. Lallois.
Le lycéen initialement interpellé par le policier, mis en examen pour êtrerevenu lui mettre des coups de pied dans la tête après s'être échappé, est leseul des cinq mis en cause - âgés de 15 à 17 ans - à être incarcéré. Sonavocat, Arié Alimi, a fait appel de ce placement en détention provisoire.
Il a par ailleurs déposé plainte pour "tentative de meurtre" contre le policier et sa hiérarchie, en indiquant que le fonctionnaire de police lui avait "maintenu la tête sous l'eau", lors de son interpellation. Une enquête a été ouverte et confiée à l'inspection générale de la police nationale (IGPN, la "police des polices").
(AFP)


