Portrait d'élu : Christine Bouquin, présidente du Département du Doubs

Publié le 05/04/2016 - 16:05
Mis à jour le 13/04/2016 - 10:01

Il y a tout juste un an, le 2 avril 2015, Christine Bouquin était élue la tête du département. Discrète dans les médias depuis son élection, Christine Bouquin n’est pas de celles qui aiment trop s’afficher. Une élue pragmatique, déterminée, humaniste et très attachée à son département et à son Haut-Doubs natal. A 54 ans, Christine Bouquin se veut simple, directe, fidèle et épicurienne. Mais, c’est surtout une femme libre. Rencontre.

 ©
©

Carte d'identité

  • Née le 23 février 1962 à Besançon
  • Un enfant, Léo, 27 ans
  • Vit  sur "ses terres" à Charquemont

 Parcours politique

  • 12 mars 1989 – 17 juin 1995 : conseiller municipal de Charquemont
  • 18 juin 1995 – 1er avril 2015 : maire de Charquemont, élue au premier tour
  • 15 mars 1998 – 15 avril 2001 : conseiller régional de Franche-Comté (n°4 sur la liste de Jean-François Humbert)
  • 11 mars 2001 – 1er avril 2015 : conseiller général du canton de Maiche (Doubs)
  • 2008 et 2014 : candidate aux Sénatoriales
  • 26 avril 2001 – 1er avril 2015 : présidente de l'association des maires du Doubs
  • 2 avril 2015 : Présidente du conseil départemental du Doubs – Démission de son mandat de maire de Charquemont, mais reste conseillère municipale.

Emploi du temps chargé oblige, c'est autour d'une table ronde, dans son bureau, à l'Hôtel du département du Doubs que Christine Bouquin nous reçoit. Un bureau qui n'a pas changé d'un iota depuis son arrivée à la tête du département il y a un an. Même tableau au mur, même décoration, même emplacement du bureau. Seuls les piles de dossiers et l'équipe du cabinet ont changé. Durant près d'une heure, Christine Bouquin va se dévoiler. 

Enfance et adolescence

Née à Besançon, Christine Bouquin passe son enfance à Charquemont. Ses grands-parents maternels sont issus du monde agricole. Un grand-père fromager et une grand-mère qui détient une exploitation familiale. Christine Bouquin est issu d'un milieu ouvrier. Son père était comptable. Sa mère a commencé "en bas de l'échelle" comme sténographe et a terminé sa carrière comme directrice des services généraux à Paris chez BMW. 

A l'âge de 11 ans, suite au décès de son père en 1973, elle part avec sa famille en Alsace. "Le climat ne nous permettait pas de rester sur nos terres comme je les appelle si souvent…", se remémore-t-elle. "J'étais une enfant très dissipée, un peu garçon manqué. La perte de mon père en 1973 m'a fait sortir de l'enfance précipitamment. J'étais quelqu'un d'assez révolté, un peu effronté mais j'aimais croquer la vie avec des amis. J'allais souvent à la ferme de mes grands-parents, j'allais au foot, je grimpais dans les arbres. Je n'avais pas beaucoup d'activités de fille je l'avoue… ".

Après son école primaire jusqu'en sixième à Charquemont et aux Fontenelles dans le Haut-Doubs, elle poursuit ses études au lycée Kléber de Strasbourg. Après une section scientifique, elle se dirige finalement vers… un baccalauréat littéraire avec pour ambition de devenir professeur d'histoire-géographie. "C'est l'année où il y a eu la restriction des postes en histoire-géographie. J'ai passé l'école normale mais je ne l'ai jamais intégré. Au dernier moment, je me suis dit que je ne voulais pas être dans un carcan tel que celui-ci. Je suis passé de l'autre côté de la frontière en Suisse… " De l'âge de 19 à 24 ans, Christine Bouquin travaille dans la restauration avec pour idée de reprendre un établissement. "J'aime cuisiner également. Je suis une épicurienne. J'aime le bien manger, j'aime le bon vin et les choses simples… "

Retour sur "ses terres" à Charquemont

En 1985, elle revient en France après un autre moment pénible et douloureux dans sa vie. "J'étais enceinte de mon premier fils que j'ai malheureusement perdu". Elle travaille alors au sein de l'usine d'horlogerie et de micromécanique Frésard Paneton. "Je travaillais sur une machine, j'avais besoin de me vider la tête." En parallèle, elle reprend des études d'informatiques et de dessin industriel et intègrera Rubis Précis en 1992 où elle deviendra responsable de la planification jusqu'au 2 avril 2015.

 Premiers pas en politique

Impliquée dans le club de foot de Charquemont depuis 1982 dont elle deviendra plus tard la présidente, Christine Bouquin a besoin d'une vie sociale riche. A 27 ans, en 1989, alors que son second fils Léo n'a que deux ans, elle est élue au conseil municipal, son premier mandat électif. "Je me suis dit : que puis-je faire de plus pour pouvoir décider, pour pouvoir apporter autre chose dans ce village que j'aime. C'est comme cela que je me suis lancée et que j'ai été élue maire en 1995 au moment ou il y avait besoin de changement…" 

Issue d'une famille gaulliste, Christine Bouquin prend sa carte au RPR avec un profond respect pour le président Chirac mais aussi pour des figures comme Philippe Seguin dont elle se sent très proche car, lui aussi, atypique dans son parcours. "J'ai un profond respect pour les autres : j'aime écouter, échanger. J'aime partager et c'est cela qui m'a donné envie de faire de la politique. J'ai toujours répondu aux sollicitations, en 1998 à la Région avec Jean-François Humbert, en 2001 avec Claude Girard avec qui nous avons beaucoup échangé autour de cette table…"

En 2008, elle claque la porte de l'UMP. "Nous n'étions pas d'accord sur certaines visions au niveau des sénatoriales. Comme je ne voulais pas être quelqu'un de dissidents j'ai décidé de sortir de la famille. J'aime les choses propres. On n'est plus d'accord, on sort !" A l'époque, elle admet qu'elle aurait pu trébucher. En 2014, nouvelle déception aux sénatoriales. Mais elle rebondit de plus belle en 2015 avec la ferme volonté de reprendre le département à la gauche. Elle est élue le 2 avril à la présidence du département du Doubs et quitte dans la foulée son siège de maire et son poste de responsable de planification à Charquemont. "J'étais prête. J'ai réussi également à rassembler les gens autour de moi : Modem, UDI, Société Civile mais aussi Les Républicains. Nous sommes retrouvés. Je parle, je partage, j'écoute. Nous sommes complémentaires les uns les autres après il faut un boss et c'est moi qui tranche. C'est un très beau poste celui de président du département. Il est très dur. Je suis confronté à des tourmentes pour l'instant, des attaques un peu trop fortes mais c'est le jeu de la politique, je l'accepte mais j'avance. J'avance pour les Hommes de ce département…"

Des journées à rallonge, des allers-et-venues entre Besançon et Charquemont. Christine Bouquin vit aujourd'hui le quotidien d'un président du Département. Comment voit-elle l'avenir ?  "Une candidature en 2017 n'est pas envisageable…" assure-t-elle.  La suite ? Nul ne la connait. Qu'adviendra-t-il des départements en 2020, 2021 ? " A la fin de mon mandat, j'aurais 59 ans, j'aspirerai à un autre mandat quel qu'il soit. Mais si je ne suis pas élue, je pense que je pourrais partir dans l'humanitaire. On a encore beaucoup de choses à donner lorsque l'on a 59 ans…"

 Portrait chinois

Quelle est la première chose que vous faites le matin en vous levant ? Je regarde le journal, je lis maCommune.info et j'écoute France Bleu Besançon. La totale !

Votre livre de chevet ? Je dois vous dire que je dors très peu, je lis pour l'instant Jacques Chirac, une vie.

Votre plat préféré ? Je suis très gourmande et plutôt salé. Souris d'agneau.

Votre boisson préférée ? En vin, je suis plutôt rouge et côte du rhône : Un bon "Côte Rotie".

Votre couleur préférée ? J'aime bien le noir, mais je n'ai pas les idées noires !

Un peintre préféré ? Je serais plutôt Picasso ou Gauguin.

Si vous alliez sur une île déserte, quel seul objet prendriez-vous ? Un livre.

Quel événement vous a le plus marqué ? La chute du mur de Berlin.

Votre principale qualité ? La Franchise…

Votre principal défaut ? La franchise aussi !

Un modèle  ? Philippe Seguin.

Un sport ? J'aime le VTT mais je n'ai plus beaucoup le temps. Sinon, j'aime nager.

Un pays préféré ? J'aime beaucoup l'Andalousie.

Animal préféré ? J'ai des poissons…

Un  mot préféré ? Liberté.

Une addiction ? Je n'en n'ai plus ! J'ai arrêté la cigarette le 27 octobre 2015 !

Plutôt tram, bus, voiture ou vélo ? Voiture !

Votre lieu préféré à Besançon ? Il y en a beaucoup mais j'aime particulièrement le belvédère de Montfaucon.

Politique

Montbéliard : Jérôme Durain condamne les violences survenues au lycée Germaine-Tillion

Après l’intrusion d’un jeune homme dans le lycée Germaine-Tillion à Montbéliard vendredi 16 octobre 2026 et le déclenchement de mortiers d’artifice, qui ont blessé une élève, le président de la Région Bourgogne-Franche-Comté annonce que la collectivité portera plainte.

À Besançon, les Écologistes dénoncent un " deux poids, deux mesures " de Ludovic Fagaut face aux insultes et au racisme

Dans un communiqué du 16 octobre 2026, les Écologistes du Grand Besançon reprochent au maire un manque de constance dans ses prises de position contre les insultes, les menaces et les attaques racistes. Ils s’appuient sur plusieurs épisodes survenus depuis 2020, dont le rejet d’une motion au conseil municipal en avril 2026. Le mouvement condamne également les insultes visant l’édile et sa famille.

Hausse ou baisse des dotations dans les lycées de Bourgogne-Franche-Comté ? Les avis divergent à la Région…

Suite à l’assemblée plénière du 15 octobre 2026, les élus du groupe communiste et républicain de Bourgogne-Franche-Comté ont souhaité réagir dans un communiqué au sujet des dotations accordées pour les lycées de la région. Le président, Jérome Durain, a, quant à lui, refait un point sur ces dernières lors de l’assemblée. On en parle.

Ce que l’on a retenu du conseil municipal de Besançon du 15 octobre 2026

Après un conseil municipal de plus de 8h le mois dernier, celui de ce jeudi 15 octobre 2026 n’a heureusement pas instauré un nouveau record. En 5h45, les élus ont toutefois débattu de plusieurs dossiers importants dont la modification du règlement intérieur, le projet des Vaites ou encore du renouvellement de l’Assemblée des Sages.

Besançon, berceau oublié de l’anarchisme ?

Dans la boucle du Doubs, entre une citadelle classée à l'Unesco et les ateliers d'horlogerie qui firent sa fortune, Besançon a nourri l'une des traditions libertaires les plus singulières de France. De la naissance de Pierre-Joseph Proudhon au projet avorté de Commune en 1871, retour sur une histoire où la "ville horlogère" a longtemps battu au rythme des idées anarchistes... pour rappel.

À Besançon, Ludovic Fagaut accusé de dépolitiser l’art

Dans un communiqué de presse, l’ex-adjointe en charge de la Culture et conseillère municipale à la Ville de Besançon, Aline Chassagne (PCF) dénonce une « mise en pratique » de la « cancel culture » par le maire de Besançon Ludovic Fagaut. La raison à cela ? La décision prise par la Ville de Besançon de débaptiser le nom de l’exposition "Ni Dieu ni maître ! Art et anarchie de Courbet à Banksy" qui sera présente à Besançon du 27 février au 4 juillet 2026, pour "L’Art en liberté. De Courbet au Street art". Une décision également dénoncée en vidéo par Hélène Magnin-Feysot, conseillère municipale (LFI) sur ses réseaux sociaux.

À Besançon, la Licra dénonce la banalisation du terme ”nazi” après les attaques visant Ludovic Fagaut

La section Besançon-Franche-Comté de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) Besançon Franche-Comté réagit au dépôt de plainte du maire de Besançon, Ludovic Fagaut, pour des injures visant l’élu et sa famille. Dans un communiqué publié le lundi 12 octobre 2026, l’association condamne les attaques personnelles sur les réseaux sociaux et alerte sur l’instrumentalisation de la mémoire du nazisme dans le débat public.

Vaîtes, plainte et réduction du temps de parole des élus : le conseil municipal sera mouvementé ce jeudi à Besançon

Deux ou trois sujets risquent d’enflammer le débat lors du prochain conseil municipal prévu jeudi 15 octobre 2026 : le sujet de l’avenir des Vaîtes et celui de la révision du règlement intérieur sur le temps de parole attribué à l’opposition. Et notamment la plainte déposée par le maire Ludovic Fagaut, après des attaques visant sa personne et sa famille où il affirme que des "élus" en sont les auteurs.

À Besançon, Ludovic Fagaut annonce porter plainte après des attaques visant sa personne et sa famille

Mise à jour • Dans une publication sur les réseaux sociaux, dimanche 11 octobre 2026, le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, dénonce des attaques qu’il estime avoir dépassé les limites du débat politique. Il annonce avoir décidé de porter plainte, évoquant notamment des comparaisons avec le nazisme et des attaques visant sa famille depuis la campagne électorale.

Primaire de la gauche : à Besançon, la victoire de Raphaël Glucksmann fait réagir

Le leader de Place Publique a remporté haut la main dimanche soir la primaire de la gauche sociale-démocrate. Rapahël Glucksmann a ainsi été désigné candidat à la présidentielle du PS, de Place Publique et de la Gauche républicaine et socialiste (GRS) dès le premier tour. Une large victoire avec plus de 66% des voix qui a notamment fait réagir à Besançon. 

Record de fréquentation des piscines à Besançon : bientôt un ”Besançon Plage” ?

Ce vendredi 9 octobre, Ludovic Fagaut, maire de Besançon et président de Grand Besançon Métropole, a présenté les chiffres de la saison touristique 2026. Une saison notamment marquée par plusieurs épisodes caniculaires, qui ont influencé en bien ou moins bien la fréquentation des sites touristiques. Du côté des piscines, records battus avec 95 000 visiteurs cet été (contre 80 000 en 2024 et 2025)... Et si les prévisions météorologiques se confirment, les étés à venir pourraient être tout aussi chauds, voire davantage. Dès lors, ne serait-il pas temps de créer un nouvel espace de baignade à Besançon ? Ludovic Fagaut apporte des éléments de réponse.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 13.79C°
couvert
le 17/10 à 05h00
Vent
2.78 m/s
Pression
1021 hPa
Humidité
93 %

Sondage