Quartiers : le gouvernement signe le "Pacte de Dijon" avec 86 villes et intercommunalités

Publié le 17/07/2018 - 08:17
Mis à jour le 17/07/2018 - 08:17

Edouard Philippe a paraphé ce lundi 16 juillet 2018 avec 86 grandes villes et intercommunalités le « Pacte de Dijon », qui veut fonder une nouvelle méthode de travail entre ces collectivités et l’Etat en direction des quartiers prioritaires de la politique de la ville.
 

Edouard Philippe ©Alexane Alfaro ©
Edouard Philippe ©Alexane Alfaro ©

Présenté début avril à Dijon, ce pacte a été élaboré par deux associations d'élus, France urbaine et l'Assemblée des communautés de France (AdCF), représentées lundi à Matignon par leurs présidents Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse, et Jean-Luc Rigaut, maire et président du Grand Annecy.

Plusieurs axes ciblés

Il décline plusieurs axes - emploi, numérique, renouvellement urbain, mobilités, éducation, formation, action sociale, sécurité, justice... - sur lesquels les métropoles et agglomérations sont prêtes à s'engager, avec le concours de l'Etat. Une démarche à laquelle Emmanuel Macron avait dit "Banco", en présentant en juin ses mesures pour les quartiers et territoires défavorisés.

Evoquant "une bonne nouvelle et surtout un signe de confiance" de l'Etat envers ces collectivités, M. Moudenc a précisé que ce Pacte de Dijon s'inspirait de la "même philosophie" que le rapport commandé à Jean-Louis Borloo et remis en avril au gouvernement, sans pour autant être réellement repris.

Des groupes thématiques

Les "orientations politiques" du Pacte nécessiteront des discussions locales avec les préfets pour leur mise en oeuvre, a ajouté M. Moudenc à l'issue de la signature."Le Premier ministre a pris l'engagement de dire : revoyons-nous dans six mois pour faire un point d'étape", a souligné M. Rigaut, en annonçant la création de "groupes thématiques". 

Un "passage en force" du gouvernement

Cette signature s'inscrit dans un contexte de rapports houleux entre l'Etat et certains réseaux d'élus (les Régions, les départements, certains maires au sein de l'AMF), qui se sont matérialisés par le boycott partiel de la dernière Conférence nationale des territoires. Le ministre de la Cohésion des territoires Jacques Mézard, cité par Le Monde, a pour sa part semblé abonder dans le sens des contestataires en déplorant "un passage en force" du gouvernement avec les collectivités, notant que l'exécutif avait tendance à "trop vouloir s'appuyer sur France urbaine".

"Il y a des élus qui aiment les postures politiques, nous on n'aime pas trop ça", a déploré lundi M. Moudenc. "On préfère le travail de fond. La musique que certains veulent faire entendre c'est que le gouvernement ne travaille pas avec les élus locaux ou n'écoute pas les associations d'élus. Nous, on a fait un travail et le gouvernement le prend à son compte. Comment voulez vous qu'on s'en plaigne ?" , s'est-il interrogé.
(Source AFP)

Politique

“Le Conseil municipal de Besançon n’est pas une Assemblée générale de La France Insoumise” s’insurge Laurent Croizier

Lors du Conseil municipal d’installation de Ludovic Fagaut à la tête de la mairie ce 27 mars 2026, les élus de l’opposition ont quitté l’assemblée suite au refus du nouveau maire de donner la parole à tous les groupes d’opposition, ces derniers n’étant pas encore installés. Laurent Croizier, député du Doubs et membre de la majorité, a souhaité réagir.

Clash au conseil municipal de Besançon : l’opposition quitte l’assemblée

Réactions de l'opposition en vidéo • Les échanges ont été houleux après la prise de parole de la maire sortante Anne Vignot qui s’est exprimée lors du conseil municipal ce 27 mars 2026 à Besançon. Si elle a eu le droit à la parole, elle a été refusée à Séverine Véziès, siégeant pour LFI. Les élus de l’opposition ont quitté le conseil. Les délégués au CCAS et les délégués à la commission d’appel d’offres des marchés publics ont ensuite été élus. Une situation que dénonce Anne Vignot qui veut saisir le préfet et si besoin amener l’affaire au tribunal administratif.

Vivez en direct le Conseil municipal d’installation

C’est un moment historique que s’apprête à vivre la Ville de Besançon. À gauche depuis 1953, elle va laisser siéger Ludovic Fagaut (LR), premier maire à droite depuis Henri Régnier. Après le rappel des résultats, les 55 nouveaux conseillers municipaux éliront leur maire. Suivez le conseil en direct sur maCommune.info.

Sous quel parti Ludovic Fagaut a-t-il été élu maire de Besançon : Les Républicains, Nouvelle Énergie ou les deux ?

La récente élection de Ludovic Fagaut à la tête de Besançon soulève une question politique : à quel parti appartient réellement le nouveau maire ? Est-il affilié aux Les Républicains, à Nouvelle Énergie ou les deux partis ? Le doute s’est installé après une publication du 22 mars 2026 de David Lisnard, président de Nouvelle Énergie…

Anne Vignot écrit une lettre ouverte adressée aux Bisontins

Au lendemain du scrutin municipal du 22 mars, Anne Vignot a publié une lettre adressée aux Bisontines et aux Bisontins. Battue, elle revient sur un mandat marqué par les crises, les engagements tenus et les transformations engagées. Elle y remercie celles et ceux qui lui ont accordé leur confiance, réaffirme son attachement aux valeurs humanistes et écologistes, et annonce sa volonté de poursuivre son engagement au service de Besançon, désormais des bancs de l’opposition municipale.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 3.81
légère pluie
le 31/03 à 00h00
Vent
0.3 m/s
Pression
1024 hPa
Humidité
93 %