Régionales : la France Insoumise demande à Marie-Guite Dufay de lever ses "ambiguïtés" face à Macron

Publié le 26/02/2021 - 15:42
Mis à jour le 26/02/2021 - 17:30

Séverine Véziès et Arnaud Guvenatam, chefs de file de la France insoumise en Bourgogne Franche-Comté pour les prochaines élections régionales demande à l’actuelle présidente de Région, si elle se représentait, d’exclure tout accord avec LREM tout en appelant « l’ensemble des forces de gauche et de l’écologie à un choix choix politique cohérent en rupture avec les politiques macronistes« .

Séverine Véziès ©  D Poirier
Séverine Véziès © D Poirier

Marie-Guite Dufay, la présidente sortante PS de la région Bourgogne Franche-Comté ne s’est toujours pas officiellement porté candidate.

Pour ces régionales, la France insoumise de Bourgogne Franche-Comté souhaite défendre trois principaux axes :  la "nécessaire" bifurcation écologique, la mise en place d’un bouclier sanitaire et social et la démocratisation de nos collectivités.

Séverine Véziès et Arnaud Guvenatam ont décidé de lancer un message fort et clair à la socialiste Marie-Guite Dufay. "Ses positions comme son soutien à la candidature d’Emmanuel Macron en 2017, à la réforme des retraites ou à la libéralisation des TER avant même l’échéance dictée par la Commission européenne, rendent sa candidature incompatible au rassemblement de la gauche et de l’écologie, mais surtout inconciliable avec la remobilisation des abstentionnistes qui ont fui ces pratiques de reniement des idéaux de la gauche" indiquent-ils dans un communiqué.

"Pragmatisme" et peur du RN sont les portes ouvertes à une alliance de second tour avec LREM (...) Malgré la courtisanerie de Marie-Guite Dufay pour séduire à gauche ces dernières semaines, personne n’est dupe, et ces positionnements illustrent cela parfaitement" LFI Bourgogne Franche-Comté

Si tantôt Marie-Guite Dufay bouscule le président de la République sur les dossiers de la région, elle ne souhaite pas pour autant faire dans un anti-Macron de principe. Certains parleront de stratégie fine en vue de la campagne et du second tour, d'autres comme LFI, et même quelques élus EELV, y voient une ambiguïté malsaine.

Politique

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