Le Doubs subit depuis plusieurs semaines une succession de canicules sans fin et une sécheresse rarement égalée. Le département est même passé, il y a quelques jours, en niveau d’alerte « crise » sécheresse, le niveau maximal.
Dans ce contexte de crise climatique et environnementale, le Parti communiste français (PCF) de Besançon a remis cette semaine au préfet du Doubs une demande officielle afin de mettre fin à la dérogation accordée à la Ville de Besançon pour utiliser l’eau du Doubs afin d’arroser les fleurs de la ville.
Dans sa lettre, le parti d’opposition demande au préfet de « revenir sur votre autorisation de prélèvement de l’eau dans le Doubs. Il paraît nécessaire d’obliger la Ville à utiliser les réserves de Mallarmé pour l’arrosage des jeunes arbres, d’interdire l’arrosage des fleurs et d’engager rapidement avec les services concernés une concertation pour vérifier l’utilité de l’arrosage du terrain de foot Léo-Lagrange pour ne pas avoir à faire d’autres choix plus douloureux dans quelques jours ».
Le parti met d'ailleurs directement en cause les choix de la municipalité bisontine et la responsabilité du maire, Ludovic Fagaut, ainsi que de ses adjoints municipaux : « Les décisions de la municipalité bisontine ne sont pas à la hauteur des enjeux et montrent un aveuglement sur les défis climatiques et tout cela par pure visée ostentatoire et superficielle. »
Les responsables du PCF demandent « des réponses rapides et positives à nos demandes justes et solidaires avec les autres territoires ; afin d’anticiper des crises futures et surtout susciter la responsabilité sur l’usage de l’eau ». Reste désormais à savoir si Rémi Bastille, préfet du Doubs, reviendra sur la dérogation qu’il avait accordée à la municipalité bisontine afin de poursuivre l’arrosage des fleurs nouvellement plantées, alors que les contribuables en sont interdits depuis plusieurs semaines.


