Sursis requis contre un maire de Côte-d'Or jugé pour agressions et harcèlement sexuels

Publié le 12/05/2016 - 08:39
Mis à jour le 12/05/2016 - 08:39

Une peine de deux ans de prison avec sursis a été requise mercredi à l’encontre du maire LR de Chevigny-Saint-Sauveur (Côte-d’Or) Michel Rotger, poursuivi pour agressions et harcèlement sexuels sur une employée de mairie.

Le jugement a été mis en délibéré au 9 juin par le tribunal correctionnel de Dijon.

Agé de 66 ans, M. Rotger, qui a farouchement nié les faits durant l'audience, est accusé par une employée de cantine de sa commune de lui avoir imposé à cinq reprises, entre octobre 2013 et janvier 2014, des baisers sur la bouche et des caresses à caractère sexuel. 

Le "calvaire"

"C'est de la pure invention", a-t-il protesté à la barre quand le tribunal relatait les faits incriminés. "Je n'ai jamais agressé cette femme, ni aucune autre femme de ma vie, ni physiquement, ni sexuellement", a ajouté cet élu municipal depuis 1983, devenu maire fin 2012 au décès de son prédécesseur.

D'une voix à peine audible, la plaignante a décrit le "calvaire" vécu après son dépôt de plainte fin janvier 2014, qui lui a valu d'être "insultée" à Chevigny-Saint-Sauveur. Dans son réquisitoire, la procureure de la République de Dijon, Marie-Christine Tarrare, a assuré que ce dossier contenait des éléments "concrets", citant des témoignages corroborant les déclarations de la victime.

Un "complot politique" ?

Mme Tarrare a rappelé que M. Rotger avait fait valoir un "complot politique", la plainte ayant été déposée quelques mois avant les élections municipales de mars 2014. "Le complot politique ne ressort aucunement des éléments de l'enquête", a assuré la magistrate. De son côté, l'avocat du maire, Me Samuel Estève, s'est interrogé sur le fait que "dans ce dossier, qui contient un nombre d'auditions considérable, pas une personne n'aurait constaté un geste déplacé" de l'édile avec "trente ans de vie politique derrière lui". "Je ne peux pas exclure qu'on ait affaire à une cabale", a-t-il dit, plaidant la relaxe.

L'avocate de la plaignante, Me Elodie Tuaillon-Hibon, a déclaré à la presse espérer que cette affaire serve de "détonateur", "beaucoup de dossiers comme cela" existant, selon elle, "dans le champ des collectivités territoriales"

L'Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail s'est constituée partie civile dans ce dossier. Cette affaire est jugée au moment où le député écologiste Denis Baupin est visé par une enquête préliminaire à la suite d'accusations pour agressions sexuelles de la part de femmes politiques. Le ministre des Finances, Michel Sapin, a, quant à lui, reconnu des "paroles et un geste inappropriés" en janvier 2015 envers une journaliste, après avoir démenti à deux reprises tout comportement déplacé.

(Source : AFP)

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