La nouvelle exposition "propose d’aborder la migration à travers les langues et leurs usages artistiques", précise la Citadelle dans son communiqué. L’exposition met donc en lumière "la manière dont les langues accompagnent les déplacements, conservent les mémoires et participent à la construction de nouveaux repères". Ce que l’on emporte avec soi (mots, récits, imaginaires) "transforme les œuvres et les façons de dire le monde. Dans un parcours ancré au sein du territoire bisontin, artistes professionnels et amateurs livrent une lecture sensible et intime de ces expériences", ajoute encore l’équipe du musée Comtois de la Citadelle. Ainsi, le musée devient "un espace de résonance où des voix parfois peu entendues trouvent à se dire".
L’exposition s’articule autour de trois axes majeurs :
Récits de vie
Cet axe explore la langue comme refuge et moyen de conserver des mémoires. Dessins, textes et vidéos se mêlent pour donner à voir des parcours de vie liés à la migration. Cette partie de l’exposition intègre également des projets associatifs bisontins où les langues permettent de s’intégrer, de dialoguer et de raconter des parcours à travers la vidéo.
Cultures
Ici, on observe comment les langues se déplacent et se recomposent. L’écriture, le chant, les voix font dialoguer les cultures et créent des ponts entre elles, tout en participant à la transmission de manières de raconter et de penser le monde.
Engagements
Cet espace montre combien les langues peuvent devenir un espace d’engagement et de rencontre. À travers elles, chacun cherche à trouver sa place et à exister pour finalement transmettre à son tour.
Temps forts et médiation autour de l’exposition
Du 5 au 7 juin : week-end de l’interculturalité
Ce moment convivial, porté par le service des Relations internationales de la Ville de Besançon propose des ateliers de langue et d’écriture tout public, des visites express au Musée comtois et la projection du film « Borderline » de Benoît Bizard le 6 juin à 16 h 30.
Ateliers de pratique artistique de mai à août
Tout au long de l'exposition, des ateliers permettront au public de s'initier à la pluralité des langues écrites et orales, dans une démarche participative invitant chacun à expérimenter cette diversité, tout en favorisant la rencontre directe entre les artistes et le public : ateliers de calligraphie et de langue persane, chinoise, arabe, guarani, dari, somali, romani et iranienne. Il y aura également des ateliers d’écriture et de musique avec le musicien José Shungu, ainsi qu'avec l'écrivaine Leïla Bahsaïn.


