Un dispositif de médiation sociale pour apaiser les tensions à Battant

Publié le 03/04/2025 - 16:02
Mis à jour le 03/04/2025 - 15:01

Fermeture des épiceries de nuit • Parmi les projets sur lesquels les élus du conseil municipal de Besançon auront à se prononcer ce jeudi 3 avril 2025 figure la question d’un projet de médiation sociale dans le quartier Battant à Besançon, a-t-on appris en conférence de presse le 2 avril dernier. 

Rue Battant à Besançon © Alexane Alfaro
Rue Battant à Besançon © Alexane Alfaro

Sources de nombreuses nuisances, un arrêté a été pris par la maire de Besançon pour exiger la fermeture des épiceries de nuit dans le secteur réglementé de Battant de 22h à 6h du matin à compter du 15 avril 2025.

Face aux atteintes à la tranquillité publique constatées dans le secteur élargi du quartier Battant, la Ville de Besançon s’est engagée dans une démarche de médiation sociale afin de compléter les dispositifs déjà existants. Car malgré "une présence humaine développée" dans le secteur, "des nuisances sont toutefois observées régulièrement sur le quartier notamment par des habitants, des commerçants, des structures locales et des usagers du domaine public". 

Pour tenter d’endiguer ce sentiment d’insécurité, la Ville souhaite ainsi mettre en place une "médiation pluridisciplinaire avec une coordination beaucoup plus forte". Avec l’impression d’avoir été délaissé par l’État, dont le dispositif FAR (force d’action républicaine) devait apporter des moyens pour financer ce type de travail, avant d’être finalement "mort et enterré", la Ville a finalement décidé de prendre elle-même les choses en main en intégrant le coût de 250.000€ de cette action à son budget de fonctionnement. "Nous avons fait nous-mêmes avancer les choses mais nous aurions aimé avoir les choses qu’on nous avait promises", a sobrement résumé la maire de Besançon, Anne Vignot.

Deux médiateurs en patrouille dans le quartier

Sur le terrain, cela se traduira par la présence de deux médiateurs dans le quartier et légèrement au-delà (places Pasteur et Révolution) du lundi au samedi de 12h à 22h du 15 avril au 15 octobre et du mardi au samedi de 13h à 20h du 16 octobre au 14 avril 2025. Ils auront notamment pour mission d’aller vers les usagers de l’espace public, intervenir quand il y a des tensions, orienter les personnes vers des services compétents mais également aller à la rencontre des commerçants, associations et structures locales y consentant.

Pour la Ville, cette présence de médiateurs "contribuera à l’amélioration de l’ambiance du quartier en apaisant les tensions". Leurs observations pourront également concourir à "une meilleure connaissance des problématiques du quartier et à leur traitement". 

Un marché public faisant appel à un prestataire extérieur a été ouvert en ce sens. La décision sera prise courant mai pour une mise en place du dispositif début juin. 

Fermeture des épiceries de nuit de 22h à 6h

Autre mesure pour lutter contre les nuisances nocturnes, et la recrudescence de rassemblement de personnes en état d’ivresse dans le quartier, la maire de Besançon a décidé d’un arrêté municipal interdisant l’ouverture de nuit des épiceries du quartier Battant entre 22h et 6h.

L'arrêté entrera en vigueur dès le 15 avril 2025 et jusqu'au 15 octobre 2025 minimum.

Politique

Rassemblement contre les violences urbaines à Besançon : un appel à l’apaisement qui tourne à la confrontation

VIDÉO • Réunis lundi 19 octobre devant l’hôtel de ville à l’appel de l’Association des maires de France et de France urbaine, environ 250 personnes ont répondu à l’invitation du maire, Ludovic Fagaut. L’arrivée d’un contre-rassemblement d’une centaine de personnes a rapidement tendu l’atmosphère. Entre condamnation des dégradations, revendications sociales et désaccords sur les valeurs républicaines, les échanges ont illustré les divisions apparues après les événements du 17 octobre.

La France insoumise condamne les pillages et dénonce les violences policières après la mobilisation du 17 octobre à Besançon

Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon revient sur la manifestation du samedi 17 octobre. Il soutient les revendications des manifestants pacifiques, condamne les pillages et met en cause la gestion des événements par l’État et le gouvernement.

À Besançon, le PCF appelle à une conférence sociale et refuse de participer au rassemblement #TouchePasÀMaMairie ce soir

Dans une prise de position communiqués ce lundi 19 octobre 2026, le Parti communiste français de Besançon condamne les dégradations et les violences qui se sont produites lors de la manifestation du 17 octobre, tout en défendant la légitimité de la mobilisation sociale. Le parti appelle le gouvernement à réunir syndicats, organisations patronales et mouvements de jeunesse pour répondre aux revendications.

À Besançon, un rassemblement citoyen prévu lundi 19 octobre contre les violences urbaines

#TouchePasÀMaVille • À l’appel de France urbaine et de l’Association des maires de France, relayé par la Ville de Besançon, un rassemblement républicain et transpartisan est annoncé lundi 19 octobre 2026, place du 8 Septembre, devant l’Hôtel de Ville de Besançon. L’initiative, placée sous le mot d’ordre #TouchePasÀMaVille, entend réunir les citoyens autour du refus des violences et de la défense des valeurs républicaines.

Manifestation et dégradations du 17 octobre : réactions d’élu(e)s à Besançon

MISE À JOUR À 17H30 • Entre 9 500 (préfecture) et 12 000 (FO) personnes ont participé à la manifestation du 17 octobre à Besançon. Alors que le rassemblement était présenté comme pacifique, des commerces ont été pillés, la préfecture du Doubs a été visée par une tentative d’incendie et les forces de l’ordre ont été prises pour cible. Si les réactions politiques divergent sur les responsabilités, elles condamnent les violences.

Manifestation du 17 octobre à Besançon : Ludovic Fagaut appelle au calme et réclame que les casseurs paient

Le soir de la manifestation du 17 octobre 2026, marquée par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre et des dégradations dans le centre-ville de Besançon, le maire Ludovic Fagaut a pris la parole dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. Aux côtés de sa première adjointe, Emmanuel Huot-Cusenier, il condamne les violences, apporte son soutien aux commerçants et aux forces de l’ordre et demande que les auteurs des dégradations soient identifiés et sanctionnés.

Montbéliard : Jérôme Durain condamne les violences survenues au lycée Germaine-Tillion

Après l’intrusion d’un jeune homme dans le lycée Germaine-Tillion à Montbéliard vendredi 16 octobre 2026 et le déclenchement de mortiers d’artifice, qui ont blessé une élève, le président de la Région Bourgogne-Franche-Comté annonce que la collectivité portera plainte.

À Besançon, les Écologistes dénoncent un " deux poids, deux mesures " de Ludovic Fagaut face aux insultes et au racisme

Dans un communiqué du 16 octobre 2026, les Écologistes du Grand Besançon reprochent au maire un manque de constance dans ses prises de position contre les insultes, les menaces et les attaques racistes. Ils s’appuient sur plusieurs épisodes survenus depuis 2020, dont le rejet d’une motion au conseil municipal en avril 2026. Le mouvement condamne également les insultes visant l’édile et sa famille.

Hausse ou baisse des dotations dans les lycées de Bourgogne-Franche-Comté ? Les avis divergent à la Région…

Suite à l’assemblée plénière du 15 octobre 2026, les élus du groupe communiste et républicain de Bourgogne-Franche-Comté ont souhaité réagir dans un communiqué au sujet des dotations accordées pour les lycées de la région. Le président, Jérome Durain, a, quant à lui, refait un point sur ces dernières lors de l’assemblée. On en parle.

Ce que l’on a retenu du conseil municipal de Besançon du 15 octobre 2026

Après un conseil municipal de plus de 8h le mois dernier, celui de ce jeudi 15 octobre 2026 n’a heureusement pas instauré un nouveau record. En 5h45, les élus ont toutefois débattu de plusieurs dossiers importants dont la modification du règlement intérieur, le projet des Vaites ou encore du renouvellement de l’Assemblée des Sages.

Besançon, berceau oublié de l’anarchisme ?

Dans la boucle du Doubs, entre une citadelle classée à l'Unesco et les ateliers d'horlogerie qui firent sa fortune, Besançon a nourri l'une des traditions libertaires les plus singulières de France. De la naissance de Pierre-Joseph Proudhon au projet avorté de Commune en 1871, retour sur une histoire où la "ville horlogère" a longtemps battu au rythme des idées anarchistes... pour rappel.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 11.64C°
nuageux
le 20/10 à 02h00
Vent
2.37 m/s
Pression
1015 hPa
Humidité
89 %

Sondage