Un "parlement rural" pour inspirer les politiques publiques

Publié le 17/10/2019 - 06:40
Mis à jour le 17/10/2019 - 00:17

Suivre de près les mesures annoncées par le gouvernement dans son « agenda rural«  et mettre de nouveaux sujets sur la table: 300 « acteurs de la ruralité » ont participé mardi 15 et mercredi 16 octobre 2019 à Magny-Cours, près de Nevers, au premier « parlement rural français ».

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Au delà du « paradigme qui s’impose aujourd’hui autour d’une métropolisation » du territoire, « nous voulons ruraliser les politiques publiques », a expliqué mercredi Patrice Joly, sénateur socialiste de la Nièvre et président de l’association nationale nouvelles ruralités (ANNR), à l’origine de l’événement.

Élus, associations, entreprises ou encore universitaires "oeuvrant pour les territoires ruraux" ont discuté pendant deux jours, visant notamment à "donner une image positive" de ces territoires qui peuvent être "des opportunités de vie et de développement", selon M. Joly.

Mais l'objectif est aussi de "créer un groupe d'influence", alors que "les territoires ruraux sont insuffisamment pris en compte", selon le parlementaire. "Quatre mesures annoncées par le Gouvernement ont été ciblées et feront l'objet d'un suivi spécifique", ont ainsi annoncé les organisateurs mercredi dans un communiqué, citant la défense du développement rural auprès des institutions européennes, la réduction des zones blanches de téléphonie mobile, le recrutement de médecins et la création de zones de revitalisation commerciale.

D'autres priorités ont également été proposées: accès à un socle de services universels à moins de 30 minutes de trajet, meilleur accueil des personnes âgées en milieu rural, création d'un fonds d'innovation territoriale ou encore délocalisation à la campagne des "services supports" des administrations.

Les participants "ont remis leurs mesures aux groupes ruralités de l'Assemblée nationale et du Sénat pour engager un travail législatif en faveur de nos territoires".

(AFP)

Politique

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