Les faits se sont déroulés le 3 août 2026, à partir de 19 heures, rue Bertrand Roussel. Dans le cadre d’une surveillance mise en place sur un point de deal récemment réimplanté, les policiers ont observé plusieurs transactions au cours de l’après-midi. Selon les constatations effectuées, le vendeur était toujours le même individu, un homme âgé de 56 ans.
Les enquêteurs ont suivi l’un des acheteurs présumés, un homme de 40 ans, jusqu’à un appartement. Le vendeur est alors sorti du logement et, à la vue des policiers, aurait tenté de se débarrasser de plusieurs bonbonnes qu’il tenait en main.
Les vérifications ont établi que l’homme sortait d’un appartement dont il n’était pas le locataire. Une perquisition a été réalisée dans le logement, permettant la découverte de plusieurs sachets zippés contenant une poudre marron identifiée comme étant de l’héroïne, pour un poids total de 17,1 grammes, ainsi que 30 euros en espèces.
La locataire de l’appartement, une femme placée sous curatelle et hébergée par une association, s’est présentée spontanément au commissariat. Entendue librement, elle a indiqué ne pas connaître le vendeur, tout en précisant lui avoir prêté ses clés après avoir partagé un café avec lui, sans savoir qu’il utilisait le logement pour une activité liée aux stupéfiants. Les clés de son appartement lui ont été restituées. Elle a toutefois interrogé les enquêteurs au sujet d’une somme de 90 euros qui devait se trouver dans son logement.
Lors de son audition, l’acheteur présumé a reconnu être consommateur d’héroïne. Il a déclaré s’être rendu à l’appartement afin d’acheter 0,5 gramme de produit stupéfiant et a indiqué connaître le vendeur.
De son côté, le vendeur a reconnu les faits. Il a déclaré revendre de l’héroïne afin de financer sa propre consommation, pour une rémunération qu’il estime à 50 euros. Il a également reconnu avoir utilisé récemment l’appartement de la locataire pour stocker et vendre des produits stupéfiants, tout en précisant effectuer aussi des ventes directement dans la rue.
À l’issue de la procédure, le vendeur a été présenté dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité le 4 août 2026 à 14h30. Il a été condamné à huit mois d’emprisonnement avec sursis ainsi qu’à une interdiction de fréquenter le quartier de Planoise.
L’acheteur a été remis en liberté à l’issue de sa garde à vue le 4 août 2026. Il fera l’objet d’une ordonnance pénale devant le délégué du procureur de la République le 1er décembre 2026.
La locataire de l’appartement a, quant à elle, été entendue librement dans le cadre de l’enquête.


