Une "grande marche" contre l'antisémitisme à Paris dimanche 12 novembre 2023

Publié le 08/11/2023 - 11:51
Mis à jour le 08/11/2023 - 11:52

Face à la recrudescence des actes hostiles aux Juifs en France, le président du Sénat Gérard Larcher et la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet ont appelé "tous ceux qui se reconnaissent dans les valeurs de notre République" à participer dimanche 12 novembre 2023 à une "grande marche civique" contre l’antisémitisme.

 © Alexane Alfaro
© Alexane Alfaro

L'initiative a été immédiatement saluée par la majorité, mais aussi par la droite et l'extrême droite. La France insoumise (gauche radicale) a pour sa part dit réserver sa réponse, en raison de la présence du Rassemblement national. Mais dans un tweet cinglant, le leader de LFI Jean-Luc Mélenchon a tranché à sa façon : "Les amis du soutien inconditionnel au massacre ont leur rendez-vous", a-t-il lancé, dans une allusion aux bombardements israéliens sur Gaza.

Le président du Crif soutient l'appel

À l'issue d'un bureau national mardi soir, le Parti socialiste, qui avait lui-même proposé une initiative similaire sans fixer de date, a appelé à participer à cette marche, mais a jugé "illégitime" la présence du RN, alors que le parti d'extrême droite a déjà annoncé qu'il y serait. "Nous répondrons présents", a écrit sur la plateforme X le président du RN Jordan Bardella. Marine Le Pen sera à ses côtés, selon le RN, qui s'efforce d'apparaître comme un bouclier pour les Français juifs.

Le président du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France), Yonathan Arfi, a apporté son "plein soutien à l’appel". "La République est en danger; ses fondements mêmes sont attaqués", s'alarment les présidents des deux chambres du Parlement, respectivement deuxième et quatrième personnages de l'Etat, dans une tribune publiée par Le Figaro. "Depuis l'attaque terroriste perpétrée en Israël par le Hamas, le 7 octobre, un massacre d'une ignominie jamais égalée depuis la Shoah, qui a causé la mort de 40 de nos compatriotes, les actes antisémites se multiplient dangereusement dans notre pays. En quatre semaines à peine, plus de 1.000 faits ont été enregistrés, soit deux fois plus qu'au cours de toute l'année 2022", poursuivent-ils.

"Un sursaut s’impose"

Les massacres du 7 octobre, qui ont fait plus de 1.400 morts côté israélien, ont déclenché une guerre dévastatrice entre le Hamas et Israël qui, depuis, pilonne la bande Gaza. Selon le mouvement islamiste, les opérations militaires israéliennes y ont fait plus de 10.300 morts.

"Un sursaut s'impose, pour manifester clairement que la France n'accepte pas l'antisémitisme et que les Français ne se résignent pas, et ne se résigneront jamais à la fatalité des haines (...) Notre laïcité doit être protégée, elle est un rempart contre l'islamisme", écrivent encore M. Larcher et Mme Braun-Pivet. Ils évoquent une marche "entre le Palais Bourbon et le Palais du Luxembourg", sièges de leurs assemblées, "unissant tous ceux qui se reconnaissent dans les valeurs de notre République".

Avant même l'annonce officielle, le président du parti Les Républicains Eric Ciotti avait fait connaître sa participation, invitant "tous les républicains" à s'opposer "à cette montée d'un antisémitisme totalement insupportable", a-t-il dit devant la presse à l'Assemblée.

Une participation "incongrue" pour Manuel Bompard

Le président du parti Reconquête ! Éric Zemmour et sa candidate aux européennes Marion Maréchal ont fait savoir qu’ils seraient présents.

Du côté du gouvernement, le ministre de la Fonction publique Stanislas Guerini entend participer.

LFI, sous le feu des critiques en raison de son refus de qualifier de "terroriste" le Hamas, explique aussi ses réticences par la participation des formations d'extrême droite. Pour "combattre le racisme, l'antisémitisme (...) je suis toujours du côté de ceux qui luttent contre ces discriminations", a affirmé son coordinateur Manuel Bompard mais il serait "incongru de participer à une manifestation de cette nature en présence du RN".

Président du parti macroniste Renaissance, Stéphane Séjourné a aussi marqué des réserves pour les mêmes raisons.

(AFP)

Politique

Violences sexistes et sexuelles : premier feu vert à l’Assemblée pour la loi " intégrale "

Les députés ont approuvé mercredi 24 septembre 2026 en commission la loi "intégrale" contre les violences sexistes et sexuelles (VSS), texte-fleuve censé répondre aux failles révélées par plusieurs scandales ces dernières années, avant l'arrivée dans l'hémicycle le 1er octobre.

Insee : en Bourgogne-Franche-Comté, les femmes investissent les conseils municipaux mais peinent encore à devenir maires

L’Insee a publié le 22 septembre 2026 une étude concernant la place des femmes lors des dernières élections municipales en Bourgogne-Franche-Comté. Il ressort de l’enquête que même si la part de féminisation progresse grâce notamment aux listes paritaires, elles restent très peu à occuper dans la région un poste de maire.

Un mur qu’on efface ne fait pas disparaître les idées

BILLET • L’art n’est pas là pour plaire, il n’est pas là pour flatter, rassurer ou obtenir l’approbation de tout le monde. L’art est là pour exprimer, pour questionner, pour déranger parfois, bousculer, pour provoquer, pour faire réfléchir. Et, de temps en temps, pour mettre en colère. C’est précisément pour cela qu’il est précieux.

À Besançon, la fresque de Nacle dénonçant les violences policières déjà recouverte

Dévoilée ce mardi 22 septembre 2026 sur le mur d’expression libre de la Malcombe, la nouvelle fresque du street artiste bisontin Nacle n’aura été visible que quelques heures. Dénonçant les violences policières, elle a été condamnée par le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, avant d’être aussitôt recouverte dans l’après-midi par les services de la Ville.

Eau, transports, budget : les dossiers qui vont animer le prochain conseil de Grand Besançon Métropole 

VIDÉOS • En amont du Conseil communautaire du jeudi 24 septembre, le président de Grand Besançon Métropole, Ludovic Fagaut et ses vice-présidents ont présenté les principaux points à l'ordre du jour lors d’une conférence de presse lundi 21 septembre 2026.

Élue LFI menacée, son quartier révélé : les communistes interpellent le maire de Besançon

Lors du conseil municipal du 17 septembre, le maire a révélé publiquement le quartier de résidence de Séverine Véziès, présidente du groupe LFI. Les élus communistes dénoncent une prise de parole qu’ils jugent particulièrement préoccupante dans une lettre ouverte du 22 septembre, alors que l’élue concernée a reçu des menaces au cours de ces derniers mois.

Conseil municipal de Besançon : LFI accuse Fagaut de " censurer " et de ”passer en force”

Le conseil municipal de Besançon du jeudi 17 septembre 2026 continue de susciter de vives réactions dans les rangs de l’opposition. Dans deux textes distincts, le groupe d’élus La France insoumise (LFI) et le groupe des élus communistes mettent notamment en cause la manière dont les débats ont été conduits par le maire, Ludovic Fagaut. Ils dénoncent également la révélation publique du quartier de résidence de l’élue insoumise Séverine Véziès, dans un contexte où cette élue subit des menaces.

Ce que l’on a retenu du conseil municipal de Besançon du 17 septembre

Le conseil municipal de Besançon a effectué sa rentrée ce jeudi 17 septembre. À l’ordre du jour, plusieurs dossiers importants, dont la décision budgétaire modificative n°2, portant sur 800 000 euros. Un sujet qui a particulièrement animé les débats entre les élus de la majorité et ceux de l’opposition.

École, sécurité, agriculture, Assemblée nationale, présidentielle… Les confidences de Laurent Croizier sur son mandat et sur 2027

Le député de la première circonscription du Doubs (Modem), réélu en 2024, revient sur son action depuis 2022. À l’échelle locale comme nationale, il met en avant l’école, la sécurité, l’industrie et le numérique. Il défend également une approche qu’il veut pragmatique sur l’agriculture et critique le fonctionnement actuel de l’Assemblée nationale.

La Bourgogne Franche-Comté renforce ses liens économiques avec le Wisconsin

C'est un nouveau pas dans le rapprochement entre la Bourgogne-Franche-Comté et le Wisconsin ce mercredi 16 septembre. L’Agence Économique Régionale (AER BFC) et son homologue américaine ont signé un protocole d’accord pour développer leurs échanges économiques et éducatifs. Une délégation régionale se rendra notamment dans le Wisconsin et à Chicago en octobre.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 15.49C°
partiellement nuageux
le 25/09 à 11h00
Vent
1.62 m/s
Pression
1022 hPa
Humidité
74 %

Sondage