Son parcours professionnel a pourtant commencé loin du domaine du soin. Issue du graphisme, la praticienne a travaillé plusieurs années derrière un écran, tout en entretenant une relation compliquée avec son corps et son alimentation.
C’est finalement la découverte du sport qui va constituer un premier tournant dans son parcours. Malgré une certaine appréhension liée au regard des autres, elle décide un jour de pousser les portes d’une salle de sport, une décision qui lui "a fait un bien fou", reconnaît-elle aujourd’hui. Cela lui a notamment permis de modifier progressivement son rapport à son corps et à elle-même, au point de quitter son métier de graphiste pour celui de coach sportive.
En 2020, elle crée le studio Kocoon à Besançon. Un espace qui mêle activité physique et nutrition. Au fil de son expérience, elle constate cependant que les problématiques rencontrées par ses clientes concernent souvent davantage leur alimentation et les difficultés liées aux régimes que la pratique sportive elle-même. Elle entreprend alors de nouvelles études afin de devenir diététicienne nutritionniste.
De la maternité à la diététique
Parallèlement à tout cela, Stéphanie mène un autre combat : "celui d'essayer de devenir mère", se remémore-t-elle. Après plusieurs années de PMA, traitements et changements physiques, elle devient mère de jumeaux à l’âge de 43 ans. Elle décide alors de fermer son studio, pour consacrer davantage de temps à ses enfants, et de se tourner pleinement vers la diététique.
C’est dans cette continuité qu’elle a ouvert son cabinet à Dannemarie-sur-Crète, un emplacement qui lui permet de rester accessible à sa patientèle bisontine tout en répondant aux besoins des communes environnantes dépourvues de diététicienne "et dont les habitants n'ont pas forcément envie d'aller jusqu'au centre-ville". Au Pôle santé, elle apprécie particulièrement la proximité avec d’autres professionnels (psychologue, kinés, psychomotricienne et ostéopathe) qui permet de croiser les compétences : "on se croise, on échange, on s'adresse des patientes quand ça a du sens. L'alimentation n'est jamais un sujet isolé", nous explique Stéphanie.
Une alimentation adaptée à la vie quotidienne
Lors des consultations, elle cherche avant tout à comprendre l’histoire de chaque personne avec l’alimentation et à définir avec elle des objectifs concrets et réalisables, sans jugement. Elle privilégie pour cela une méthode bienveillante : "Si quelque chose n'a pas tenu, c'est que ce n'était pas le bon réglage, pas que la personne a échoué".
Pour Stéphanie Villard, le rôle d’une diététicienne nutritionniste ne se résume pas à "distribuer des menus et des interdits". Son objectif est plutôt d’aider chaque personne à comprendre ses habitudes alimentaires et à trouver un équilibre compatible avec son quotidien. Horaires de travail, vie familiale, envies ou contraintes sont ainsi prises en compte dans son accompagnement. Selon les situations, notamment en cas de troubles du comportement alimentaire, la diététicienne peut également être amenée à travailler en complément d’un médecin ou d’un psychologue.
Une spécialisation autour de la santé des femmes
La praticienne s’est progressivement orientée vers les problématiques liées à la santé féminine. Elle s’est ainsi notamment formée sur l’endométriose, la ménopause, la grossesse, le post-partum, la fertilité et la PMA, ainsi que sur les troubles du comportement alimentaire. "Je voulais devenir la nutritionniste que j'aurais aimé rencontrer pendant mes propres épreuves", nous confie-t-elle. "Une femme à la ménopause qui prend du poids en mangeant pareil, on lui dit que c'est normal et on passe à autre chose. Une femme avec une endométriose qui ne sait plus quoi manger pour avoir moins mal, on ne lui dit rien du tout" Or pour elle, "ces situations méritent mieux".
Si sa patientèle reste majoritairement féminine, la diététicienne reçoit également des hommes et des enfants à partir de trois ans le mercredi matin. Selon elle, "un rééquilibrage alimentaire ou un trouble digestif, ça n'a pas de sexe".
Sortir de la logique des régimes
Son approche repose enfin sur une relation plus sereine avec l’alimentation, sans régime restrictif ni objectif de poids fixé comme unique indicateur de réussite. Plutôt que d’imposer des interdits ou de contrôler systématiquement les quantités, son travail consiste à partir des habitudes de la personne et à rechercher des changements durables. Les progrès peuvent alors se mesurer autrement que sur une balance : retrouver de l’énergie, se sentir mieux dans son quotidien ou pouvoir reprendre une activité avec ses proches peuvent aussi constituer des étapes importantes de l’accompagnement.

Infos pratiques
- Cabinet : Pôle Santé, 1B rue Pythagore, 25410 Dannemarie-sur-Crète.
- Consultations au cabinet ou en visio.
- Site internet : www.stephanievillard-dieteticienne.fr


