A quoi sert le Sénat ? Quel est son fonctionnement ? Combien gagne un sénateur ?

Publié le 23/09/2014 - 16:41
Mis à jour le 23/09/2014 - 20:11

Le Sénat est la chambre haute du Parlement français. Il détient le pouvoir législatif avec l’Assemblée nationale. Au Palais du Luxembourg, les sénateurs ont le pouvoir de voter les lois et le budget de l’État, de contrôler le gouvernement et de modifier la Constitution. A quelques jours des élections sénatoriales (28 septembre), voici quelques informations sur cette institution française…

spéciales sénatoriales

Les sénateus peuvent exposer des propositions de loi. Le Sénat est également gérant de la stabilité des institutions. Contrairement à l'Assemblée nationale, il ne peut pas être dissous. 

L'article 24 de la Constitution fait du Sénat le représentant des collectivités territoriales. Son travail est d'être à l'écoute de tous les territoires de métropole et d'outre-mer dans le dialogue avec les élus locaux.

Qui vote aux élections sénatoriales ? Pour combien de temps ?

Les sénateurs sont élus au suffrage universel indirect par un collège de 150 000 "grands électeurs". Ce sont élus de la circonscription qui votent : les maires, les conseillers municipaux et leurs délégués, les conseillers départementaux, les conseillers régionaux et les députés. Il faut avoir au minimum 24 ans pour être candidat aux élections sénatoriales. La durée du mandat est de six ans. Le Sénat est renouvelable par moitié tous les trois ans.

Parmi les 348 sénateurs, on compte actuellement 77 femmes et 271 hommes. L'âge moyen d’un sénateur est de 63 ans. Le président du Sénat est le deuxième personnage de la République et incarne la continuité de l'État et assume l'intérim de la présidence de la République en cas de vacances du pouvoir.

Le fonctionnement du Sénat 

En séance publique, dans l'hémicycle, les sénateurs débattent et votent les lois. Ils contrôlent aussi l'action du gouvernement. Le Sénat compte six groupes politiques : ils sont répartis dans l'hémicycle selon leur nombre de sièges (socialistes, écologistes, RDSE, UDI-UC, UMP, CRC, Non-inscrits). L'hémicycle est le lieu du dialogue. Pendant la session 2012-2013, les sénateurs ont passé 866 heures de séance publique, déposé 9805 amendements et adopté 39 textes de loi.

Jusqu'en 2011, on comptait six commissions sénatoriales permanentes : affaires économiques, affaires étrangères, affaires sociales, culture, finances, lois.  En 2012, une nouvelle commission permanente a été créée : la commission du développement durable. Chaque sénateur est membre de l'une des sept commissions permanentes.

Avec la fonction législative, le contrôle du gouvernement est une des principales missions du Sénat. Ce contrôle s'exerce en séance publique et de façon permanente par le travail des commissions et des délégations. Les commissions d'enquête et les missions d'informations permettent d'étudier un sujet particulier de manière approfondie avec des déplacements sur le terrain et des auditions. Les conclusions tirées de ces enquêtes permettent de proposer au gouvernement de nouvelles pistes pour réformer le pays. 

Combien gagne un sénateur ? 

Selon le Journal du Net, l'indemnité mensuelle pour un sénateur s'élèverait à 7.100,15 euros bruts par mois. Le président du Sénat perçoit une indemnité de fonction de 7.057,55 euros. 

Les sénateurs perçevraient également une indemnité représentative de frais de mandat qui est de 6.240,18 euros bruts par mois pour les diverses dépenses liées à l'exercice de leur mandat (voiture, loyer, frais de réception, vêtements…) 

Par ailleurs, les avantages des sénateurs seraient les suivants : 7.548 euros sera mis à disposition pour rémunérer leurs collaborateurs, dotation micro-informatique, accès gratuit à l'ensemble du réseau SNCF en première classe, forfait global de communications téléphoniques selon le Journal du Net.

Enfin, le cumul des mandats est possible : un sénateur peut cumuler son indemnité parlementaire et les indemnités d'autres mandats électifs que dans la limite d'une fois et demie le montant brut de l'indemnité parlementaire de base, soit 8.272,02 euros.

(Sources : senat.com et lejournaldunet.com)

Politique

Armes létales et vidéosurveillance à Besançon : les élus insoumis saisissent le préfet du Doubs

À Besançon, le conseil municipal de rentrée du 17 septembre 2026 continue de susciter des réactions. Les élu(e)s de La France insoumise, Séverine Véziès, Hélène Magnin-Feysot et Martin Mellion, mettent aujourd’hui en cause la légalité de deux délibérations adoptées lors de cette séance, l’une concernant l’armement létal de la police municipale, l’autre l’extension de la vidéosurveillance. Ils ont saisi le préfet du Doubs afin qu’il exerce son contrôle de légalité et demande, le cas échéant, au tribunal administratif de suspendre ces décisions.

Violences sexistes et sexuelles : premier feu vert à l’Assemblée pour la loi " intégrale "

Les députés ont approuvé mercredi 24 septembre 2026 en commission la loi "intégrale" contre les violences sexistes et sexuelles (VSS), texte-fleuve censé répondre aux failles révélées par plusieurs scandales ces dernières années, avant l'arrivée dans l'hémicycle le 1er octobre.

Insee : en Bourgogne-Franche-Comté, les femmes investissent les conseils municipaux mais peinent encore à devenir maires

L’Insee a publié le 22 septembre 2026 une étude concernant la place des femmes lors des dernières élections municipales en Bourgogne-Franche-Comté. Il ressort de l’enquête que même si la part de féminisation progresse grâce notamment aux listes paritaires, elles restent très peu à occuper dans la région un poste de maire.

Un mur qu’on efface ne fait pas disparaître les idées

BILLET • L’art n’est pas là pour plaire, il n’est pas là pour flatter, rassurer ou obtenir l’approbation de tout le monde. L’art est là pour exprimer, pour questionner, pour déranger parfois, bousculer, pour provoquer, pour faire réfléchir. Et, de temps en temps, pour mettre en colère. C’est précisément pour cela qu’il est précieux.

À Besançon, la fresque de Nacle dénonçant les violences policières déjà recouverte

Dévoilée ce mardi 22 septembre 2026 sur le mur d’expression libre de la Malcombe, la nouvelle fresque du street artiste bisontin Nacle n’aura été visible que quelques heures. Dénonçant les violences policières, elle a été condamnée par le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, avant d’être aussitôt recouverte dans l’après-midi par les services de la Ville.

Eau, transports, budget : les dossiers qui vont animer le prochain conseil de Grand Besançon Métropole 

VIDÉOS • En amont du Conseil communautaire du jeudi 24 septembre, le président de Grand Besançon Métropole, Ludovic Fagaut et ses vice-présidents ont présenté les principaux points à l'ordre du jour lors d’une conférence de presse lundi 21 septembre 2026.

Élue LFI menacée, son quartier révélé : les communistes interpellent le maire de Besançon

Lors du conseil municipal du 17 septembre, le maire a révélé publiquement le quartier de résidence de Séverine Véziès, présidente du groupe LFI. Les élus communistes dénoncent une prise de parole qu’ils jugent particulièrement préoccupante dans une lettre ouverte du 22 septembre, alors que l’élue concernée a reçu des menaces au cours de ces derniers mois.

Conseil municipal de Besançon : LFI accuse Fagaut de " censurer " et de ”passer en force”

Le conseil municipal de Besançon du jeudi 17 septembre 2026 continue de susciter de vives réactions dans les rangs de l’opposition. Dans deux textes distincts, le groupe d’élus La France insoumise (LFI) et le groupe des élus communistes mettent notamment en cause la manière dont les débats ont été conduits par le maire, Ludovic Fagaut. Ils dénoncent également la révélation publique du quartier de résidence de l’élue insoumise Séverine Véziès, dans un contexte où cette élue subit des menaces.

Ce que l’on a retenu du conseil municipal de Besançon du 17 septembre

Le conseil municipal de Besançon a effectué sa rentrée ce jeudi 17 septembre. À l’ordre du jour, plusieurs dossiers importants, dont la décision budgétaire modificative n°2, portant sur 800 000 euros. Un sujet qui a particulièrement animé les débats entre les élus de la majorité et ceux de l’opposition.

École, sécurité, agriculture, Assemblée nationale, présidentielle… Les confidences de Laurent Croizier sur son mandat et sur 2027

Le député de la première circonscription du Doubs (Modem), réélu en 2024, revient sur son action depuis 2022. À l’échelle locale comme nationale, il met en avant l’école, la sécurité, l’industrie et le numérique. Il défend également une approche qu’il veut pragmatique sur l’agriculture et critique le fonctionnement actuel de l’Assemblée nationale.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 14.44C°
ciel dégagé
le 26/09 à 23h00
Vent
2.17 m/s
Pression
1021 hPa
Humidité
69 %

Sondage