Le courrier s’inscrit dans un contexte de hausse marquée des prix de l’énergie. Les élu(e)s soulignent que ”la flambée actuelle du prix des carburants, liée au conflit géopolitique entre les Etats-Unis et le Moyen-Orient, pèse lourdement sur le pouvoir d’achat des ménages et sur les entreprises du territoire”. Ils ajoutent que ”ces chocs en matière d’énergie fossile sont de plus en plus fréquents depuis 2008”, justifiant selon eux la nécessité d’une réponse rapide et structurée à l’échelle locale.
Des mesures d’urgence pour les habitants
Le plan proposé comporte plusieurs mesures immédiates. Au niveau municipal, il prévoit ”une aide exceptionnelle au CCAS pour soutenir les services essentiels : aides à domicile, portage de repas, travailleurs sociaux”.
À l’échelle du Grand Besançon, les propositions portent notamment sur les mobilités. Les élu(e)s suggèrent ”un prix exceptionnel du ticket de bus et de tram porté à 0,50€ durant toute la durée de la crise pour faciliter l’utilisation des transports en commun GINKO et parkings relais”.
Ils proposent également ”un renforcement de la signalétique et de l’information pour les parkings de co-voiturage [...] et parkings-relais et des offres de mobilité du Grand Besançon”.
Des actions à moyen terme sur les mobilités
Le courrier évoque aussi des mesures à plus long terme, notamment ”une augmentation des investissements pour créer ou étendre des parkings de co-voiturage pour une plus grande capacité et efficacité, parkings-relais et pôles multimodaux”.
Les mobilités actives sont également concernées avec ”des itinéraires cyclables domicile-travail accélérés et un renforcement du service GinkoVélo et de vélocité”.
Par ailleurs, les élu(e)s préconisent ”le télétravail amplifié quand les métiers le permettent, si cela n’affecte pas la continuité du service public”.
Vers une autonomie énergétique du territoire
Au-delà de l’urgence, le document insiste sur la nécessité d’une stratégie de long terme. Les signataires appellent à ”continuer une politique qui permettent de gagner en souveraineté énergétique”, en prévoyant notamment :
- ”continuer l’extension du réseau de chaleur tel qu’engagé”
- ”assurer les aides aux particuliers pour la rénovation énergétique des bâtiments”
- ”continuer de garantir un plan de performance énergétique des écoles, des crèches, des équipements municipaux gros consommateurs”
- ”et bien sûr continuer l’application du décret tertiaire qui est une programmation obligatoire”.
Ils affirment également qu’”il est indispensable d’assurer la poursuite du déploiement des énergies renouvelables et la réduction des consommations”.
Un enjeu social, économique et climatique
Selon Anne Vignot, ces propositions s’inscrivent dans ”des engagements pour la justice sociale, la protection du pouvoir d’achat, la sobriété énergétique et la mobilité durable”.
Le courrier conclut que ”ces mesures sont indispensables pour préserver le pouvoir d’achat des citoyens, pour la santé globale et pour le climat”, estimant qu’elles constituent également ”un gage d’attractivité de notre territoire, de bonne santé économique et sociale et une garantie pour l’avenir”.


