Le 12 mars 2026 s’ouvrira devant la cour d’appel le procès de Frédérique Vuillaume, secrétaire général de Force Ouvrière Bourgogne-Franche-Comté, et de Toufik-de-Planoise, journaliste indépendant. Tous deux sont poursuivis pour leur participation présumée au blocage du rond-point des Mercureaux, à Besançon, le 7 mars 2023, lors des mobilisations contre la réforme des retraites. Il leur est également reproché d’avoir entravé la circulation d’un train lors d’une manifestation le 20 avril 2023.
Une condamnation symbolique en première instance
Le 13 juillet 2023, le tribunal correctionnel de Besançon a condamné Frédérique Vuillaume à une peine symbolique d’un euro avec sursis. Les juges ont notamment motivé leur décision par l’absence de violences ou de dégradations ainsi que par le casier judiciaire vierge du syndicaliste. Présent pour couvrir les grèves et manifestations, Toufik-de-Planoise, journaliste indépendant, a lui aussi été condamné à une amende symbolique d’un euro pour être entré dans l’enceinte ferroviaire le 20 avril 2023. Le syndicat Lutte Ouvrière dénonce cette condamnation comme une entrave "à la liberté d’expression et à la liberté de la presse".
Un procès en appel prévu le 12 mars 2026
À la suite de ces décisions, le parquet, le journaliste et le syndicaliste ont tous fait appel. L’audience devant la cour d’appel est prévue le 12 mars 2026. Pour soutenir les deux accusés, un rassemblement a été annoncé par les organisations syndicales. Les organisateurs disent vouloir défendre "le droit de manifester, la liberté d’expression et le droit d’informer".


