Chantier de l'"islam de France": "aucune avancée sérieuse", déplorent trois sénateurs

Publié le 29/08/2017 - 14:19
Mis à jour le 29/08/2017 - 14:19

Le chantier de « l’islam de France » n’a connu « aucune avancée sérieuse« , déplorent ce mardi 29 août 2017, un an jour pour jour après sa relance par l’Etat, les sénateurs Corinne Féret (PS), Nathalie Goulet (UDI) et André Reichardt (LR) dans une tribune transmise à l’AFP

Le 29 août 2016, lors d'une "journée de consultations sur l'islam de France" place Beauvau, Bernard Cazeneuve, alors ministre de l'Intérieur, avait annoncé le lancement d'une fondation laïque, confiée à Jean-Pierren Chevènement, et d'une association cultuelle pour financer diverses actions, notamment dans le domaine de la formation des imams.

"La montagne a accouché d'une souris", accusent dans leur texte Corinne Féret, Nathalie Goulet et André Reichardt, respectivement présidente, rapporteure et corapporteur d'une mission d'information du Sénat sur l'organisation de l'islam en France qui avait rendu ses conclusions en juillet 2016.

Les sénateurs s'interrogent...

"Où en est la création de l'association cultuelle chargée de centraliser l'ensemble des financements nationaux pour le fonctionnement de l'islam et de ses lieux de culte, de la formation théologique des imams ?", s'interrogent les trois sénateurs. "Où en est la mise en place d'une contribution +volontaire et négociée+ prélevée sur la filière halal ? Autant d'urgences qui ne sont toujours pas appréhendées alors qu'elles ont été clairement identifiées", estiment-ils.

Selon ces parlementaires, "il faut absolument donner aux communautés  musulmanes les moyens de ne plus être les otages des terroristes qui dévoient l'islam", et ont commis en France des attaques jihadistes ayant fait 239 morts depuis janvier 2015.

Pour les trois sénateurs, la fermeture administrative des lieux de culte "est une réponse insuffisante à la surenchère radicale, alors qu'environ 17.400 personnes sont recensées dans le FSPRT, le fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation, créé en 2015. Selon eux, "la priorité doit être la formation, en France, des imams".

Il est "de la responsabilité politique et sociale du président de la République et du gouvernement de relancer de façon la plus urgente les avancées du précédent gouvernement et le travail proposé par notre mission sénatoriale, dont le travail a été unanimement salué", conclut la tribune.

(Source AFP)

Politique

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