Commission d'enquête sur l'alimentation industrielle : "limitation du nombre d'additif, renforcement de l'éducation alimentaire, interdiction de l'utilisation du dioxyde de titane..."

Publié le 28/09/2018 - 11:49
Mis à jour le 28/09/2018 - 11:49

Fannette Charvier, députée de la 1ère circonscription du Doubs, a souhaité s’exprimer suite à l’adoption du rapport de la Commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur l’alimentation industrielle. Elle fait notamment partie de la commission d’enquête composée de 29 député(e)s , qui chargée de recueillir les informations liées à ce sujet.
 

Fannette Charvier ©Damien Poirier ©
Fannette Charvier ©Damien Poirier ©

" La commission a une capacité d’influence sur l’orientation de l’action gouvernementale et de l’activité parlementaire, mais sans pouvoir de contrainte", explique la députée dans un communiqué.

Voici les conclusions (communiqué de Fannette Charvier):

"Une quarantaine d’auditions d’acteurs de tous horizons (scientifiques, institutionnels, industriels, associatifs…) plus tard, c’est à l’unanimité des membres de la commission d’enquête que le rapport a été adopté hier. De nombreuses recommandations et propositions ont été avancées par la rapporteure, ma collègue Michèle Crouzet, que je remercie pour son excellent travail. J’en profite pour remercier également le président de la commission, Loïc Prud’homme, pour sa gestion des débats.

Le rapport final sera édité dans quelques jours et accessible sur le site internet de l’Assemblée nationale, mais vous trouverez ci-dessous une liste non exhaustive des propositions qui en sont issues et présentées à la presse le 26 septembre par la rapporteure :

Industrie et processus de fabrication

  • Faire évoluer les pratiques industrielles d'emploi des additifs dans les aliments transformés et ultra transformés, de manière à tendre, d'ici à 2025, à l'emploi des seuls additifs autorisés dans l'alimentation bio au nombre de 48 (dont seulement 4 d'origine chimique) contre 338 autorisés au total.
  • Instaurer une limitation du nombre d'additifs utilisables dans un même produit alimentaire.
  • Encourager les efforts des industriels visant à réduire la teneur en contaminants et résidus dans les aliments et les emballages en créant une condition spécifique d'accès aux marchés publics d'approvisionnement alimentaire et justifiée par ce motif.
  • Interdire l'utilisation du dioxyde de titane dans les denrées alimentaires.
  • Instituer une limitation de la teneur en sel, en sucres et en acides gras trans des aliments transformés. Cette réglementation fait l'objet d'un échéancier afin d'atteindre l'objectif de conformité aux recommandations de l'OMS, de l'Anses et du HCSP, dans un délai maximal de cinq ans. Le non-respect de ces nouvelles obligations sera financièrement sanctionné.

Education et Formation

  • Renforcer l'éducation à l'alimentation, dès l'enseignement préscolaire, en l'érigeant au rang des enseignements obligatoires.

Restauration collective

  • Améliorer la qualité des repas servis en milieu hospitalier et lutter contre la dénutrition des personnes âgées en EHPAD ; cette dimension de la préparation des repas étant actuellement insuffisamment prise en compte dans les parcours de soins. o Faire une priorité de l'amélioration de la qualité nutritionnelle des repas en milieu scolaire ainsi que dans les établissements de moyen et long séjour. A cette fin, sensibiliser les gestionnaires et chefs d'établissements aux alternatives existant en matière d'offre alimentaire en faveur de produits locaux et bio.
  • Rendre obligatoire les commissions des menus au sein des établissements scolaires, avec la participation de parents et des élèves.

Publicité et étiquetage

  • Établir, dans le cadre d'une réglementation spécifique aux messages publicitaires dans le domaine alimentaire, des dispositions restrictives concernant tout produit susceptible de porter atteinte à la santé des enfants et des adolescents.
  • Rendre obligatoire la mise en place du logo Nutri-Score sur les produits transformés et ultra transformés produits en France.
  • Rendre obligatoire l'étiquetage d'une mention de l'origine des produits sur les produits transformés et ultra transformés.
  • Rendre obligatoire l'étiquetage de la proportion globale d'additifs entrant dans la composition des produits alimentaires transformés et ultra-transformés.
  • Interdire sur l'étiquetage la présence de toute mention laissant supposer la présence d'un ingrédient ne figurant dans la composition que comme additif.
  • Lutter contre les inégalités sociales

Mettre en place une allocation sous forme de coupons délivrés par les caisses d'allocations familiales, destinée aux familles en situation de pauvreté ayant des enfants à charge, afin de leur permettre de s'alimenter plus conformément aux recommandations du Programme national nutrition santé (PNNS) et notamment de consommer plus de fruits et légumes frais par jour.

Gouvernance et politique de l'alimentation

  • Réviser le cadre de gouvernance de la politique de l'alimentation actuellement « éclatée» entre plusieurs ministères et administrations
  • Renforcer les moyens en personnel et dispositifs techniques de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) et de la Direction générale de l'alimentation (DGAL) dont la répartition des compétences respectives demeure, en outre, perfectible.
  • Conforter au meilleur niveau technique les moyens du Service commun des laboratoires(SCL), à la disposition conjointe de la DGCCRF et de la Direction générale des douanes, mais aussi ceux des laboratoires départementaux et interdépartementaux d'analyses qui constituent un réseau indispensable à la sécurité sanitaire, notamment des productions animales. Les laboratoires départementaux ou interdépartementaux d'analyses doivent prioritairement faire l'objet d'un effort de mise à niveau car leur situation s'avère dorénavant inégale selon les territoires.

Recherche publique

  • Définir un programme prioritaire de recherche publique sur les effets sanitaires de l'alimentation industrielle et concernant particulièrement la consommation des aliments ultra transformés pour lesquels les ajouts massifs d'additifs, ingrédients divers (« effets cocktail ») et la mise en œuvre dans les recettes d'auxiliaires technologiques sont désormais scientifiquement suspectés d'avoir des conséquences durables sur la santé.
  • Établir un plan pluriannuel d'amélioration des connaissances sur les résidus nocifs et la présence de traces de nanoparticules dans les aliments transformés et ultra transformés afin de mettre en œuvre des programmes techniques d'élimination de leur présence.
  • Demander la création d'un fonds européen dédié au financement des études toxicologiques indépendantes en cas de controverse scientifique importante.

Union européenne

  • Exiger une définition par la Commission européenne des profils nutritionnels qui doivent notamment prendre en compte, la teneur en matières grasses, sel et sucres.
  • Proposer une révision du nombre des additifs utilisables dans l'industrie agroalimentaire.
  • Proposer l'adoption d'une définition des perturbateurs endocriniens qui s'applique à l'ensemble des produits entrant dans la fabrication des denrées alimentaires et en contact avec celles-ci".

Politique

Dominique Voynet poursuit sa tournée de “grande écoute” dans le Doubs

La députée écologiste du Doubs, Dominique Voynet, poursuit en juin 2026 sa démarche de "grande écoute" engagée à l’automne dernier. Cette initiative vise à rencontrer les habitants de sa circonscription, en particulier ceux résidant dans les secteurs les plus éloignés de sa permanence située à Besançon.

“Avec nos blessés” : Ludovic Fagaut et Rémi Bastille courent aux côtés de 1.500 militaires du Doubs

VIDÉO • Comme chaque année depuis une décennie, les unités militaires du Doubs ont organisé ce samedi 5 juin une journée de cohésion et de solidarité en faveur des blessés de l’armée de Terre dans le centre-ville de Besançon. À cette occasion, près de 1.500 participants ont pris part à une course de 5 kilomètres reliant La Rodia à la place de la Révolution. Parmi eux figuraient notamment Rémi Bastille, préfet du Doubs, et Ludovic Fagaut, maire de Besançon, venus soutenir l’initiative.

La Confédération paysanne du Doubs boycotte une table ronde avec Annie Genevard

La Confédération paysanne du Doubs a annoncé qu’elle ne participerait pas à la table ronde consacrée à la ”souveraineté alimentaire”, organisée vendredi 5 juin 2026 en présence de la ministre de l’Agriculture, du préfet du Doubs et de représentants de Terre Comtoise.

Cadmium : Dominique Voynet, seule députée franc-comtoise présente lors du vote à l’Assemblée

Les députés étaient appelés à se prononcer mercredi dernier sur une proposition de loi portée par les écologistes visant à réduire la teneur en cadmium des engrais phosphatés. Le texte prévoit un abaissement progressif du seuil autorisé à 40 mg/kg dès 2027 puis à 20 mg/kg à partir de 2030, contre 90 mg/kg actuellement. Cette trajectoire est plus ambitieuse que celle envisagée par le gouvernement, qui prévoyait d’atteindre ces objectifs seulement en 2038.

Orientation : la Bourgogne-Franche-Comté formalise son engagement avec la signature de la charte du SPROTLV

La Région Bourgogne-Franche-Comté a réuni, jeudi 21 mai 2026 à l’Hôtel de Région de Besançon, les acteurs du Service public régional de l’orientation tout au long de la vie (SPROTLV) pour une matinée consacrée à la signature officielle de la charte d’engagement du dispositif.

Arrêté anti-mendicité à Besançon : plus de 500 personnes mobilisées contre la décision du maire

VIDÉO • Plus de 500 personnes (entre 600 et 700 selon l'organisation) se sont réunies ce lundi 1er juin à Besançon pour protester contre l’arrêté anti-mendicité signé par le maire vendredi 29 mai et appliqué avec effet immédiat. Élus d’opposition, travailleurs sociaux et militants ont dénoncé une mesure jugée "politique" et accusée de "criminaliser la pauvreté".

La nouvelle préfète de région, Violaine Démaret, en visite de terrain pour la première fois dans le Doubs

Pour sa première visite officielle dans le Doubs, ce lundi 1er juin 2026, la nouvelle préfète de Bourgogne-Franche-Comté et préfète de Côte-d’Or, Violaine Démaret, s’est rendue à Besançon, notamment à la Citadelle, afin de rencontrer les acteurs institutionnels du territoire mais aussi la presse locale. L’objectif : prendre connaissance des dossiers locaux, échanger avec le préfet du Doubs Rémi Bastille, les élus locaux et les parlementaires.

Annie Genevard empêtrée dans une polémique après un déjeuner organisé par Vincent Bolloré

L’ancienne députée du Doubs et ex-maire de Morteau est actuellement au coeur d’une polémique après sa participation à un déjeuner organisé par Vincent Bolloré et avec une figure de la propagande Pro-Poutine et un conseiller économique de Jordan Bardella. L’information a été révélée par le journal Le Monde le 26 mai 2026. Depuis, la ministre a été sommée de s’expliquer par le Premier ministre Sébastien Lecornu qui l’a contacté mercredi matin pour lui demander des explications.

Propos racistes et haineux : les réactions après la démission de Franck Bernard de GBM

Au lendemain du conseil communautaire, Grand Besançon Métropole a indiqué ce vendredi 22 mai 2026, que le désormais ex-conseiller communautaire, Franck Bernard, avait informé le président, Ludovic Fagaut, de sa démission. Une décision qui n’a pas manqué de faire réagir plusieurs représentants locaux.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 27.1
couvert
le 13/06 à 15h00
Vent
2.79 m/s
Pression
1021 hPa
Humidité
52 %

Sondage