Dans sa lettre ouverte, l’organisation syndicale fait état d’un ”danger grave et imminent” pour les conducteurs et les usagers du réseau Ginko. Le syndicat justifie cette démarche par la recrudescence des violences urbaines et les rassemblements prévus le lendemain. Dans son courrier au préfet du Doubs, il indique vouloir alerter officiellement les autorités sur les risques auxquels pourraient être exposées les personnes circulant sur le réseau.
Un arrêté préfectoral demandé
FO Besançon Mobilités estime que les ”mesures d'exploitation partielles annoncées par la direction de Keolis et Grand Besançon Métropole s'avèrent insuffisantes pour garantir la sécurité des personnes”. Face à cette situation, l’organisation demande une intervention rapide du représentant de l’État. Elle sollicite précisément la prise d’un arrêté préfectoral ”visant à suspendre la circulation des bus et tramways sur les secteurs à risque”.
Cette demande vise donc une interruption ciblée du service, limitée aux secteurs identifiés comme présentant des risques, et non une suspension générale de l’ensemble du réseau Ginko, selon les termes du courrier transmis.
La sécurité des conducteurs et des voyageurs au cœur de l’alerte
Dans sa lettre, FO s’adresse directement au préfet en rappelant sa responsabilité en matière d’ordre public. ”en tant que garant de l'ordre public, nous sollicitons votre intervention urgente”, écrit le syndicat qui place ainsi la protection des salariés du réseau et celle des voyageurs au centre de son intervention. Il souhaite que les autorités prennent une décision avant les manifestations annoncées pour le samedi 24 octobre.
Le courrier a également été transmis à la direction de Keolis Besançon Mobilités. FO Besançon Mobilités indique attendre ”une prise de décision rapide de vos services”.


