"Le recours a été rejeté par le juge administratif de Besançon, sans même qu’une audience contradictoire ait eu lieu", s’insurge l’intersyndicale Solidaires, FO, CGT, FSU ainsi que la LDH.
Les syndicats précisent que deux raisons principales ont été évoquées. "L’une renvoie à l’injonction d’une déclaration préalable syndicale qui limite de fait le droit de manifester", rapportent-ils en soulignant que cette raison était "somme toute attendue".
Toutefois, l’intersyndicale s’étonne de la seconde raison. "Le juge des référés invoque également la présence de 1500 -"jeunes très virulents"- à Besançon lors du 17 octobre : mais comment ce chiffre peut-il être un tant soit peu crédible ? La manifestation du 17 octobre à Besançon a rassemblé environ 15000 personnes dans un cortège pacifique", précisent-ils.
Enfin, l’intersyndicale dénonce une décision de justice qui semble "confirmer les atteintes graves aux libertés dans notre pays".
De son côté, la France insoumise de Besançon dit regretter la décision du tribunal administratif qui "bafoue un droit fondamental garanti par la Constitution, celui de manifester". Les militants tiennent à souligner que "le Conseil d’État a indiqué vendredi que les déclarations d’Emmanuel Macron imposant des déclarations préalables syndicales n’avaient aucune valeur". Aussi dénoncent-ils l’argument faisant "passer les jeunes pour des violents".


