François Hollande renonce à la présidentielle 2017 : les réactions dans le Doubs

Publié le 02/12/2016 - 16:25
Mis à jour le 03/12/2016 - 08:19

Après l’annonce du président de la République ce jeudi 1er décembre 2016 concernant sa renonciation à un second mandat, les élus réagissent…

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MISE A JOUR

Réaction de Claude Jeannerot, délégué du gouvernement au Bureau international du travail (BIT)

"Parmi les tous premiers élus du Doubs, je me suis engagé en faveur de François Hollande. C’était en mai 2011. On connaît la suite : les primaires de la gauche et puis l’élection présidentielle en mai 2012.

Je veux saluer François Hollande pour son engagement de tous les instants au seul service de la France. C’est cette seule ambition qui l’a animé pendant ces 5 ans. L’heure sera un jour au bilan : l’objectivité qu’autorise le recul permettra alors d’en distinguer mieux les forces et les faiblesses.

Je veux saluer aussi sa décision de ne pas briguer à nouveau les suffrages des Français. Je n’y vois pas seulement de la lucidité mais de la noblesse, de la dignité et du courage."

Réaction de Jean-Philippe Allenbach, président du Mouvement Franche-Comté

"Pour le MFC l’échec de François Hollande est d’abord celui de sa méthode de gouvernance,  c’est-à-dire de sa recherche constante de "la synthèse"  et donc son refus permanent de choisir entre les différents courants d’idées, même les plus opposés, ce qui, il est vrai, a pour avantage de pouvoir « diviser pour régner ».    

Or, en politique les idées qui plaisent à tout le monde n'existent pas. Cette méthode  a donc abouti à l’insatisfaction générale, y compris dans son propre camp, et au bout du compte à son isolement complet sur le plan politique.   

On se souvient  qu’il l'avait déjà appliquée au PS quand il en était le Premier secrétaire de 1997 à 2008, pour finalement le laisser en cendres à Martine Aubry, qui lui succédera et qui  lui avait alors reproché de toujours repousser les problèmes avec la formule : "on verra...". 

Méthode pas si surprenante que ça puisqu’enseignée à Sciences Po Paris dont il est diplômé, comme moi même, et où on nous demandait pour nos exposés de toujours les faire en deux parties et selon le modèle standard suivant :   Thèse : « Il faudrait.... ».  Antithèse : « Malheureusement... ».  Conclusion : « Tout est dans tout ». Super-conclusion : « L’avenir tranchera ! » 

Eh bien l’avenir a tranché. "

Réaction de Nicolas Bodin, premier secrétaire de la fédération du PS du Doubs

"C'est la décision la plus sage et très digne. Surpris par le timing et la forme. Il a fait preuve d'humilité et de lucidité quant à la décision très compliquée à prendre. Je regrette le traitement médiatique qui lui est réservé depuis plusieurs années pour ne pas dire depuis le début du mandat. 

J'espère que nous serons capables de lucidité pour juger objectivement de son action réelle et globale menée pendant son quinquennat. Alors que beaucoup de choses positives ont été réalisées je ne peux que lui faire un reproche son échec en matière de communication."

Communiqué d'Eric Alauzet, député EELV du Doubs

"Rassembler la gauche et les écologistes autour de valeurs, de l’essentiel et d’une grande primaire 

Si le retrait de l’élection présidentielle de François Hollande fait souffler un vent d’humilité inhabituel sur la politique bénéfique, elle donne aussi à la gauche et à l’écologie l’occasion d’un rebond. 

Cette décision historique et moderne dans la Vème République va d’abord permettre à François Hollande de retrouver l’écoute des Français pour expliquer ce qu’il a fait, ce à quoi il a renoncé et pourquoi, les obstacles qu’il a rencontrés et qui l’ont empêché ainsi que la complexité du monde. 

Cette grande explication doit permettre de rassembler la gauche et les écologistes autour de valeurs, de l’essentiel et d’une grande primaire, seule à même d’éviter l’élimination de la gauche après le soir du premier tour de l’élection présidentielle.

On peut en ce sens remercier François Hollande d’avoir rouvert une fenêtre d’espérance pour les Françaises et les Français dans le contexte où se profile en mai prochain un ultime duel entre l’extrémisme de Marine Le Pen et l’ultra libéralisme conservateur de François Fillon."

Communiqué du Jean-Sébastien Leuba, secrétaire de section du P.S de Besançon

"Des gauches irréconciliables aux gauches et l'écologie indissociables
En ne souhaitant pas se présenter comme candidat à l’élection Présidentielle, François Hollande fait honneur à la fonction qu’il incarne, promouvant ainsi l’intérêt supérieur de la France dans un moment crucial de son histoire.
Au-delà de commenter la sagesse et l’humilité qui ont conduit François Hollande à prendre cette décision difficile, il revient désormais à celles et ceux qui souhaitent - à gauche - incarner la plus haute fonction de l’état, d’exercer à leur tour, leur propre droit d’inventaire :
-        En se posant la question de savoir si leur candidature participe à l'émiettement des gauches et de l’écologie, ou au contraire, si elle remplit les conditions du rassemblement des Gauches et de l’Ecologie.
-        En se pensant en capacité de réunir ces conditions, de se demander s’ils sont capables de tendre la main à celles et ceux qui choisiront de se désister, ou de faire cause commune, afin que toutes les sensibilités soient non seulement entendues, mais surtout représentées dans un programme pluriel.
Il revient également à chacun d’entre nous de ne pas sombrer dans la violence politique, en prenant en otage cette primaire pour en faire un combat idéologique entre des gauches irréconciliables. Au contraire, non seulement nous devons faire exister toutes les gauches, mais nous devons désormais donner toute sa place à l’écologie pour donner corps à notre projet pour la France.
Cependant le temps nous est compté. Et passé le temps des intentions et des inventaires, je suis convaincu que la grande Primaire citoyenne peut devenir la première pierre d’une Maison Commune des Gauches et de l’Ecologie. Mais pour que les Françaises et les Français nous fassent de nouveau confiance, et ouvrent avec nous cette nouvelle page, nous devrons avant tout promouvoir nos idées et nos programmes par les actes.
En conséquence il nous faudra avant tout, accepter nos différences, les porter collectivement, dès lors que nos majorités n’en deviennent pas hégémoniques, dès lors que nos minorités n’en demeurent pas dogmatiques. Tels sont les défis qui nous sont lancés.
Pour chaque droit d’inventaire, donnons-nous le devoir d’inventer ce nouveau champ des possibles, pour que les Gauches et l’Ecologie deviennent les véritables acteurs de ce monde en transition !"

hollande présidentielle 2017

François Hollande renonce à la présidentielle de 2017 : " Je n’y vois pas seulement de la lucidité mais de la noblesse "

François Hollande a mis fin au suspense ce jeudi 1er décembre 2016 en renonçant à briguer sa succession à l’Élysée en 2017. Claude Jeannerot, ex-président PS du département du Doubs et actuel délégué du gouvernement au Bureau international du travail, « salue François Hollande pour son engagement de tous les instants au seul service de la France. »

François Hollande ne sera pas candidat à la présidentielle 2017 : " une décision sage et digne "

François Hollande a mis fin au suspense ce jeudi 1er décembre 2016 en renonçant à briguer sa succession à l’Élysée en 2017, une annonce inédite dans l’histoire de la Ve République. Pour Nicolas Bodin, premier secrétaire de la fédération du PS du Doubs, le président de la République « a fait preuve d’humilité et de lucidité quant à la décision très compliquée à prendre ».

Hollande : la gauche salue une décision " digne "… mais pas toute la gauche !

De nombreux responsables politiques de gauche ont salué jeudi la dignité et le courage du président de la République après son renoncement pour 2017. « François Hollande a su trouver une issue digne à une situation qui ne l’était pas », estime notamment l’ancien ministre de l’Intérieur Jean-Pierre Chevènement, dans une pique sans doute au Premier ministre Manuel Valls. La gauche de la gauche, elle, se veut beaucpoup plus critique…

Politique

Prélèvement d’eau dans le Doubs cet été à Besançon : le Parti communiste relance la préfecture

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800.000 euros : la Ville de Besançon ajuste son budget 2026

VIDÉO • La décision budgétaire modificative n°2 sera soumise au conseil municipal de Besançon jeudi 17 septembre 2026. Présentée lundi 16 septembre par Fabrice Taillard, adjoint aux Finances, elle vise à adapter le budget de la Ville à l’évolution des recettes, des dépenses et du calendrier de plusieurs opérations engagées en 2026.

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Accident sur un chantier à Besançon : La France insoumise demande des explications

Cinq ouvriers ont été victimes d’un accident du travail la semaine dernière sur un chantier de la rue Bruand, à Besançon. Trois d’entre eux ont été grièvement blessés. Dans un communiqué publié dimanche 13 septembre, le groupe La France insoumise au conseil municipal, composé de Séverine Véziès, Martin Mellion et Hélène Magnin-Feysot, demande que les circonstances de l’accident soient éclaircies.

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Lancée le jeudi 10 septembre 2026 en collaboration avec l’AVb et Trottoirs libres et Alternatiba Besançon, la pétition a recueilli 3.450 signatures sur les 4.000 attendues. Pour rappel, cette dernière vise à ne pas rouvrir le pont de la République, fermé sous le mandat d’Anne Vignot et dont la réouverture a été promise durant la campagne de l’actuel maire, Ludovic Fagaut.

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Alliance Police Nationale appelle les policiers à manifester à Paris le 15 septembre 2026. Plus de 50 agents du Doubs comptent participer à cette mobilisation, organisée pour dénoncer le manque d’effectifs, les conditions de travail et l’absence de réponses du ministère de l’Intérieur aux revendications du syndicat. Emmanuel Pin, secrétaire départemental adjoint du syndicat du Doubs, liste les problèmes rencontrés au quotidien par sa profession, sans mâcher ses mots.

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Une rentrée parlementaire "difficile à projeter", selon Dominique Voynet. La députée écologiste de la 2e circonscription du Doubs a présenté, ce mercredi 9 septembre, son bilan de l’année écoulée et ses priorités pour les prochains mois. Au programme : le budget 2027, l’éducation, la santé, l’agriculture et la gestion de l’eau, mais aussi les élections sénatoriales et la montée du Rassemblement national.

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À l’approche des élections sénatoriales qui se tiendront le 27 septembre 2026, le sénateur du Doubs sortant Jean-François Longeot a officiellement annoncé sa candidature ce mardi 8 septembre 2026. Avec sa collègue et sénatrice sortante, Annick Jacquemet, il présente son équipe réunie sous la liste "Bon sens et proximité". 

Présidentielle 2027 : les communistes de Besançon affichent leur soutien à Fabien Roussel

Les communistes de Besançon annoncent leur soutien à Fabien Roussel, candidat du Parti communiste français (PCF) à l’élection présidentielle de 2027. Dans un communiqué signé par Hasni Alem au nom des communistes de Besançon, le groupe se félicite de sa désignation et affirme vouloir "entrer en campagne".

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