Drame de Guillon-les-Bains : la victime serait morte d'asphyxie

Publié le 29/07/2021 - 09:59
Mis à jour le 29/07/2021 - 10:09

Le rapport de l’autopsie du corps de la femme de 54 ans retrouvée décédée dans le coffre de sa voiture vendredi 23 juillet à Guillon-les-Bains a démontré qu’elle serait morte d’asphyxie. Son visage et son corps semblent avoir subi de graves violences.

Etienne Manteaux   © Hélène Loget
Etienne Manteaux © Hélène Loget

La victime serait décédée suite à une asphyxie. L'autopsie a révélé des fractures principalement sur le haut du corps aux côtes et à une omoplate. Son visage est entièrement tuméfié et beaucoup de cheveux ont été arrachés.

Son compagnon, âgé de 39 ans, suspecté de l'avoir tué et qui a avoué les faits avant de mourir, est mort vendredi soir suite à une plaie par balle tirée par un gendarme.

Rappel des faits

Les faits remontent à vendredi 23 juillet soir, dans le village de Guillon-les-Bains, près de Baume-les-Dames. Le corps de la quinquagénaire avait été retrouvé par des gendarmes dans le coffre de sa voiture, visiblement endommagée et stationnée au bord d'une route sur les hauteurs du village.

Les militaires avaient été appelés pour maîtriser son conjoint qui, extrêmement excité, semait notamment la panique dans une fête du village, en contrebas.

Alertés par une personne frappée au visage avec une pierre, les pompiers ont aussi fait les frais de sa "rage" : il a frappé l'un d'eux et poursuivi en courant les soldats du feu qui rebroussaient chemin dans leur camion, selon le procureur de la République de Besançon Étienne Manteaux.

Lors de la fête, les villageois munis "de pelles" et de "balais" ont réussi à le mettre en fuite, a précisé le procureur. Sur les hauteurs du village, il a voulu s'emparer d'un camion de pompiers, avant de partir dans la forêt et d'en revenir armé de pierres. C'est là, après les sommations d'usage, qu'un gendarme lui a tiré dessus "à une reprise", sans savoir s'il l'avait touché en raison de l'obscurité, selon M. Manteaux.

Le forcené a encore tenté de prendre un véhicule de gendarmerie, avant qu'une élève-gendarme n'utilise son taser pour l'arrêter. Enfin maîtrisé, il a confié à un pompier le meurtre de sa conjointe. Hospitalisé, il est décédé quelques heures plus tard à l'hôpital.

 Aucun signalement de violences

Le parquet de Besançon n'avait reçu aucun signalement pour violences conjugales concernant ce couple, domicilié dans les environs. Toutefois, l'une des filles de la victime dit avoir déjà assisté à une "scène de violence" du conjoint sur la quinquagénaire, selon Etienne Manteaux.

Le suspect, chaudronnier de profession, avait deux mentions à son casier, pour vol et conduite en état alcoolique, avait indiqué samedi le parquet de Besançon. Le couple s'était vraisemblablement formé il y a "quelques mois", mais ils se connaissaient depuis plus longtemps, a expliqué M. Manteaux.

L'enquête se poursuit.

(Avec AFP)

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