Gel des tarifs des complémentaires santé : l’UFC-Que Choisir Besançon-Belfort veut faire appliquer la loi

Publié le 17/02/2026 - 08:00
Mis à jour le 19/02/2026 - 16:45

INTERVIEW • Alors que les tarifs des complémentaires santé ne cessent d’augmenter, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 prévoit un gel exceptionnel des cotisations. Une mesure contestée par les organismes assureurs, qui refusent pour l’instant de l’appliquer. À l'UFC-Que Choisir Besançon–Territoire de Belfort, son administrateur Jean-Pierre Courtejaire appelle au respect de la loi et invite les assurés à faire valoir leurs droits. Il revient pour nous sur les enjeux juridiques, économiques et politiques de ce bras de fer inédit entre pouvoirs publics, complémentaires santé et défenseurs des consommateurs.
 

 © Alexane Alfaro
© Alexane Alfaro

Que faut-il entendre par "gel des tarifs" ?

Jean-Pierre Courtejaire : "En fait, la loi de financement de la Sécurité sociale pour  2026 du 30 décembre 2025, adoptée dans un contexte politique compliqué, contient un article 13, qui précise, entre autres, suite à un amendement déposé par le député socialiste Jérôme Guedj, que « Pour l’année 2026, le montant de ces cotisations ne peut être augmenté par rapport à celui applicable pour l’année 2025 »

Au delà du gel des tarifs, cet article institue une contribution exceptionnelle de 2,05% assise sur les cotisations d’assurance maladie complémentaire.

Le législateur a fait le choix d’interdire toute hausse des cotisations pour 2026, afin d’empêcher toute répercussion du coût de cette taxe temporaire. En effet, lorsqu’une contribution est instituée, elle est quasi toujours appliquée aux assurés."

Comment ont réagi les complémentaires santé ?

Jean-Pierre Courtejaire : "Elles refusent pour l’instant d’appliquer le blocage des cotisations. Les fédérations représentatives s’opposent à respecter une loi qu’elles considèrent inapplicable et anticonstitutionnelle. Entre autres arguments, elles citent le fait qu’elles ont en règle générale décidé leur hausse de tarif avant la loi du 30 décembre 2025 et que leur pérennité serait menacée. Elles pensent que le gel est contraire à la liberté  d’entreprendre et à la liberté contractuelle, principes garantis par la Constitution. La loi a été soumise au Conseil constitutionnel sur saisine de la France insoumise, mais l’article 13 n’était pas concerné. Les fédérations représentatives réunies le 31 janvier au ministère ont laissé entendre qu’elles pourraient poser une question prioritaire de constitutionalité (QPC), si toutefois un recours était formé par un assuré."

Quelle est la position de l’UFC-Que Choisir ?

Jean-Pierre Courtejaire : "L’association de consommateurs et d’usagers fait d’abord observer que les tarifs des mutuelles ont augmenté de 25% au cours des 3 dernières années, dont 7% en 2025 et que les frais de gestion représentent en moyenne 20% des cotisations. Elle demande l’application de la loi et souligne que, même si les échéanciers 2026 ont pu être envoyés avant le 30 décembre, ils ne devenaient exigibles qu’à compter du 1er janvier et doivent être examinés à la lumière de la loi instituant le gel temporaire des tarifs.

L’UFC-Que Choisir met à disposition sur son site une lettre-type de contestation de la hausse. En attendant des clarifications gouvernementales, il ne faut surtout pas cesser de verser les cotisations au tarif 2026, afin de ne pas perdre vos garanties. Vous pouvez toujours résilier votre contrat après avoir consulté un comparateur de tarifs et en souscrire un nouveau en faisant attention aux délais de carence."

Quelles conséquences attendre du gel tarifaire ?

Jean-Pierre Courtejaire : "Il y a lieu de penser que, si le gel temporaire parvient à s’appliquer, les tarifs vont flamber en 2027. Compte tenu du fait que l’augmentation 2026 était en moyenne de 4%, il faur s’attendre, selon l’institut de la protection sociale, à une progression des cotisations de l’ordre de 10% l’an prochain.

Selon l’UFC-Que Choisir, ce gel temporaire constitue un petit répit pour les assurés et présente aussi l’avantage de poser le débat des hausses importantes de cotisations, elle est favorable à une réforme globale du financement du système de soins."

Economie

Comment la municipalité de Besançon peut-elle envisager le commerce sous temps de canicule ?

Après trois vagues de chaleur en deux mois, une quatrième va frapper la Bourgogne-Franche-Comté cette semaine à partir du 28 juillet. Ces températures extrêmes estivales modifient les habitudes quotidiennes et la façon dont nous effectuons nos achats à Besançon et les commerçants le savent bien. Nous avons interrogé Serge Couësme, adjoint au commerce de la municipalité de Besançon.

Les Instants gourmands reviennent fin août à Besançon : 4 jours de saveurs et de musique à Granvelle

Du jeudi 27 au dimanche 30 août 2026, les Instants gourmands feront leur retour sur la promenade Granvelle à Besançon. Organisé par l’Office du commerce et de l’artisanat, l’événement proposera une nouvelle édition placée sous le signe de la gastronomie, des découvertes culinaires et des animations musicales.

Quel est le poids du secteur hôtels, cafés et restaurants en Bourgogne-Franche-Comté ?

Les Urssaf Bourgogne et Franche-Comté ont annoncé, mi juillet 2026, la publication d’un nouveau format d’analyse statistique consacré aux hôtels, cafés et restaurants (HCR) en Bourgogne–Franche-Comté. Cette première édition s’adresse aux acteurs économiques, aux décideurs et aux partenaires institutionnels de la région.

À Besançon, Le 52 lance son appel à candidatures pour sa boutique éphémère de Noël 2026

Le 52, espace dédié aux Industries Culturelles et Créatives porté par l'association Culture Action Bourgogne-Franche-Comté, situé rue Battant à Besançon, lance son appel à candidatures pour la boutique éphémère de Noël 2026. Les créatrices et créateurs émergents de Bourgogne-Franche-Comté ont jusqu'au 31 août 2026 à minuit pour déposer leur dossier.

Observatoire des prix des fruits et légumes 2026 : pourquoi les légumes coûtent toujours plus cher aux Français ?

Selon l’Observatoire des prix des fruits et légumes 2026 de Familles Rurales dont les derniers résultats ont été publiés jeudi 23 juillet 2026, l’accessibilité économique des produits recommandés pour la santé continue de se dégrader. Si les prix des fruits se stabilisent, ceux des légumes repartent fortement à la hausse. L’association appelle les parlementaires à agir pour faciliter l’accès à une alimentation saine.

Instagram : Louise Larue propose des ateliers pratiques à Besançon pour mieux communiquer autour de son entreprise

Louise Larue propose des stages destinés aux personnes souhaitant mettre en avant leur entreprise sur Instagram en septembre 2026. Elle s'adresse particulièrement aux entrepreneurs bisontins et de la région à travers des ateliers pratiques afin qu'ils maîtrisent mieux cet outil de communication devenu incontournable.

France Active Bourgogne et Franche-Comté fusionnent

Les associations France Active Bourgogne et France Active Franche-Comté donnent naissance à France Active Bourgogne-Franche-Comté, selon un communiqué du 1er juillet 2026. Cette nouvelle structure régionale entend renforcer son accompagnement des entrepreneurs engagés, des acteurs de l'économie sociale et solidaire (ESS) et des territoires en transition.

Canicule à Besançon ou comment les habitudes de consommation changent en ville

C’est à nouveau respirable depuis vendredi 17 juillet à Besançon après une semaine suffocante. Les Bisontines et les Bisontins ont-ils changé leurs habitudes pendant ces deux derniers épisodes caniculaires de 2026 ? Comment les commerçant(e)s s'adaptent-ils ? Nous avons rencontré six professionnels de l'alimentation à Besançon pour en parler.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 21.05
ciel dégagé
le 29/07 à 02h00
Vent
1.53 m/s
Pression
1018 hPa
Humidité
66 %

Sondage