Un prêt encadré : le permis à un euro par jour
Le dispositif dit du "permis à un euro par jour" repose sur un prêt à taux zéro destiné aux jeunes âgés de 15 à 25 ans au moment de la signature du contrat de formation, y compris en cas d’avenant. Il concerne la préparation des permis B, A1 ou A2, avec la possibilité d’effectuer la formation en conduite accompagnée ou supervisée pour le permis B.
Ce prêt est réservé à une première inscription à une formation au permis de conduire. En cas d’échec à l’épreuve pratique, un financement complémentaire peut être accordé pour une nouvelle préparation. La demande s’effectue auprès d’une école de conduite disposant d’un label de qualité et conventionnée avec l’État. Une fois le contrat signé, le prêt doit être sollicité auprès d’un établissement financier partenaire, avec l’éventuelle exigence d’un garant ou d’un co-emprunteur.
Le montant du prêt peut varier entre 600 et 1 200 euros pour la formation initiale, et atteindre 300 euros supplémentaires en cas de formation complémentaire. Le remboursement s’effectue par mensualités plafonnées à 30 euros. Ce dispositif ne peut être accordé qu’une seule fois.
Des aides ciblées pour les jeunes en difficulté
Le Fonds d’aide aux jeunes (FAJ), géré par les départements, s’adresse aux personnes âgées de 18 à 25 ans rencontrant des difficultés d’insertion sociale ou professionnelle. Cette aide peut contribuer au financement du permis de conduire. Les demandes sont généralement instruites par les missions locales.
Par ailleurs, certaines communes proposent une "bourse au permis". Ce dispositif permet de bénéficier d’une aide financière en contrepartie d’une activité d’intérêt collectif, favorisant ainsi l’engagement citoyen.
Des dispositifs complémentaires
Dans le cadre du Service national universel (SNU), les volontaires peuvent bénéficier de la gratuité de la préparation à l’épreuve théorique du code de la route ainsi que du remboursement de la première présentation à cet examen.
D’autres solutions sont recensées sur la plateforme gouvernementale dédiée à l’accompagnement des jeunes vers l’emploi et l’autonomie, qui centralise les aides disponibles selon les territoires.
Le recours au microcrédit
Pour les personnes exclues du système bancaire classique en raison de revenus modestes ou d’une situation de précarité, le microcrédit personnel constitue une alternative. Ce type de financement, accessible via des réseaux d’accompagnement social, peut être mobilisé pour couvrir les frais liés à la formation au permis de conduire.


