Fin des fouilles du "cimetière" du tueur en série Emile Louis dans l'Yonne

Publié le 04/10/2024 - 14:33
Mis à jour le 04/10/2024 - 12:45

Seuls des "effets vestimentaires" d'origine inconnue ont été trouvés lors des fouilles dans l'Yonne du "cimetière" du tueur en série Émile Louis, qui ont pris fin vendredi 4 octobre 2024, a indiqué le parquet, au grand dam des parties civiles qui exigent la poursuite des recherches.

Quarante ans environ après les faits, ces fouilles visaient à retrouver les restes d'une possible huitième victime du tueur en série aujourd'hui décédé : Marie Jeanne Ambroisine Coussin, disparue en 1975. Sa voûte crânienne avait été découverte en décembre 2018 sur le site où les fouilles viennent de se conclure.

"Les fouilles s'arrêtent", a annoncé à l'AFP le procureur de la République à Auxerre, Hugues de Phily. Durant les onze jours de recherches, seuls des "effets vestimentaires" ont été découverts lors des opérations, entamées le 24 septembre et qui étaient prévues de se terminer ce vendredi.

Des analyses sont en cours

Ni la datation, ni l'origine de ces vêtements ne sont connues. Des analyses sont en cours, avait précisé le procureur lors de l'annonce de cette découverte mardi. Le parquet avait alors appelé à "ne pas surinterpréter" cette découverte. L'arrêt des fouilles prévu à la date indicative de ce vendredi représente une douche froide pour le représentant des familles de victimes, Pierre Monnoir.

"Il faut continuer jusqu'à ce qu'on trouve", a estimé auprès de l'AFP ce président de l'association de défense des handicapés de l'Yonne. Les sept victimes connues du tueur en série étaient toutes des handicapées mentales. "Il y a des vêtements donc il y a des corps", croit-il.

Les recherches ont été compliquées par l'étendue du terrain, de plus accidenté et boueux, qui couvre un bois d'environ 8.000 m2 situé à Rouvray, un village de moins de 500 habitants proche d'Auxerre. Quelque 140 gendarmes et autres militaires ont été mobilisés dans ce secteur autrefois désigné par Émile Louis comme lieu où il aurait caché des corps.

Ce n'est cependant pas à cet endroit précis, mais "dans un autre bois situé à 400-500 mètres", selon le parquet, que deux de ses sept victimes connues avaient été découvertes, au début des années 2000 : Jacqueline Weis et Madeleine Dejust, toutes deux disparues en 1977.

Les corps de ces deux jeunes femmes âgées respectivement de 18 et 21 ans sont les seuls à avoir été retrouvés, mais le tueur en série, décédé en octobre 2013 à 79 ans, avait été condamné à la prison à perpétuité en 2004 pour la mort de sept femmes au total.

(Source AFP)

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