Gratuité partielle des transports : Alternatiba Besançon salue un ”premier pas” mais appelle à aller plus loin

Publié le 15/04/2025 - 10:34
Mis à jour le 15/04/2025 - 08:53

L’association Alternatiba - ANV COP 21 Besançon a réagi ce lundi 14 avril aux récentes décisions de Grand Besançon Métropole (GBM) instaurant une gratuité partielle des transports en commun. Si elle se félicite de cette avancée, elle nuance sa satisfaction et appelle les élu(e)s à renforcer leurs engagements pour une transition écologique ambitieuse.

©Alexane Alfaro © Alexane Alfaro
©Alexane Alfaro © Alexane Alfaro

Dans un communiqué publié ce jour, le collectif local estime que ”les mesures qui vont dans le sens du développement des mobilités douces sont toujours bonnes à prendre”. En s’appuyant sur les dernières données du Haut Conseil pour le Climat, Alternatiba rappelle que ”les transports sont le secteur qui, en France, pèse le plus lourd en production de gaz à effet de serre, et celui qui décroît le moins”.

Le collectif conteste également une critique fréquemment opposée à la gratuité : son efficacité en matière de report modal, c’est-à-dire le passage de la voiture individuelle vers les transports en commun. Pour illustrer son propos, Alternatiba cite le cas de Dunkerque, où la gratuité totale a été mise en place en 2017. ”Une étude approfondie publiée en 2022 indique que 72 % des automobilistes-usagers du bus disent que la gratuité a été un déclencheur pour changer leurs habitudes et 33 % envisagent de se passer de voitures dans les 5 à 10 ans à venir”, rapporte le communiqué.

Au-delà de la gratuité, Alternatiba insiste sur l’importance de la qualité du service. ”La performance du réseau est le deuxième motif, après la gratuité, évoqué par les sondés pour choisir le bus”, souligne l’organisation, qui plaide pour une amélioration de ”la desserte, la fiabilité, l’efficacité et le confort” afin d’offrir une alternative crédible à la voiture.

Abandonner le projet de doublement de la RN57 pour faire des économies

Par ailleurs, le collectif remet en question certains choix budgétaires de la collectivité. Il critique en particulier le projet de doublement de la RN 57 entre L’Amitié et Beure, évalué à plus de 30 millions d’euros, dans le cadre d’un chantier estimé à environ 140 millions. ”Il faut [...] ne pas gaspiller plus de 30 millions d’euros dans la construction d’une autoroute urbaine”, dénonce le communiqué, qui appelle à utiliser ces fonds pour soutenir la transition.

Selon les chiffres avancés par Alternatiba, ”le coût de la gratuité partielle votée par GBM serait de 3 millions par an”. Le collectif propose une alternative : ”Abandonner le projet du doublement de la RN57 permettrait [...] de financer 10 années de cette gratuité partielle ou quelques années d’une gratuité totale pour l’ensemble des habitants de l’agglomération tout en modernisant et en densifiant le réseau”.

Enfin, Alternatiba Besançon conclut en saluant ”ce premier pas vers la gratuité totale des transports en commun”, tout en exhortant les élu·e·s à ”poursuivre dans cette voie en abandonnant résolument les projets contraires aux impératifs climatiques”.

Gratuité partielle des transports Ginko

Gratuité des transports : L. Fagaut dénonce ”un tournant inquiétant pour la cohésion du territoire”

Le conseil communautaire de Grand Besançon Métropole (GBM), réuni le jeudi 10 avril 2025, a été marqué par des désaccords sur la politique de gratuité des transports scolaires, opposant la majorité municipale bisontine aux élus de l’opposition et de plusieurs communes périphériques. Dans un communiqué diffusé ce lundi 14 avril, Ludovic Fagaut, président du groupe Besançon maintenant, dénonce ce qu’il qualifie de "tournant inquiétant pour la cohésion territoriale".

Gratuité partielle des transports dans le Grand Besançon : L. Croizier dénonce une " fausse bonne idée " coûteuse

La décision du conseil communautaire de Grand Besançon Métropole d’instaurer une gratuité partielle du réseau de transports en commun suscite de vives réactions. Le député du Doubs, Laurent Croizier, qui est aussi conseiller communautaire, dénonce une mesure inefficace et financièrement lourde, pointant l’absence d’impact réel sur la mobilité et le pouvoir d’achat.

Les transports Ginko bientôt gratuits le samedi pour tous dans le Grand Besançon

C’est une des mesures votées ce jeudi 10 avril 2025 lors du conseil communautaire de Grand Besançon Métropole. À cela s’ajoute un pass pour la gratuité des transports pour les 4-14 ans, et un abonnement à 2 € pour les bénéficiaires des minimas sociaux. Ces changements ont un coût estimé à 2,7 millions d’euros par an. Mais d’où viendra l’argent ?

Politique

Accident à Besançon : des " tirs de mortier " visent les secours lors d’une intervention

Deux tirs de mortier ont été lancés jeudi 8 octobre 2026 en direction des secours alors qu’ils intervenaient rue du Luxembourg, à Besançon, à la suite d’un accident de la circulation. Un véhicule des sapeurs-pompiers a été touché, sans faire de blessé. La police municipale et la police nationale étaient sur place.
 

Forêts du Doubs : Jean-François Longeot demande des garanties pour les communes

Face aux dégâts causés par les aléas climatiques de l’été 2026 sur les jeunes plantations, le sénateur du Doubs Jean-François Longeot a saisi la ministre de la Transition écologique le mercredi 7 octobre 2026 afin de relayer les inquiétudes des communes forestières du Doubs.

Le sénateur Cédric Perrin reconduit à la tête de la commission Défense du Sénat

Ce mercredi 7 octobre 2026, Cédric Perrin, sénateur du Territoire de Belfort, a été réélu avec 83,7% des voix, président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat lors d’une réunion de constitution de la commission au Sénat.

Crise lycéenne : Séverine Véziès répond à Laurent Croizier et dénonce ses " doubles discours "

Dans un communiqué transmis ce jour à notre rédaction, Laurent Croizier, député de la première circonscription du Doubs et enseignant de formation, a appellé le gouvernement à privilégier le dialogue face aux tensions liées aux mouvements lycéens. Une prise de position qui a aussitôt fait réagir Séverine Véziès, élue bisontine de La France insoumise, qui dénonce un discours "hypocrite" sur ses réseaux sociaux.

Crise lycéenne : Laurent Croizier demande une demi-journée de débat dans tous les lycées

Alors que les mouvements lycéens suscitent des tensions dans de nombreux établissements en France, le député de la première circonscription du Doubs, et enseignant de formation, Laurent Croizier, appelle le gouvernement à privilégier le dialogue. Lors d’une question au gouvernement adressée au ministre de l’Éducation nationale, le parlementaire a demandé l’organisation, dès ce mercredi, d’une demi-journée de débat dans chaque classe de chaque lycée de France. Objectif : permettre aux élèves d’exprimer leurs préoccupations et d’apporter des réponses concrètes aux difficultés rencontrées dans les établissements.

À Besançon, une crèche de Planoise visée par des tirs de mortiers

Dans une publication diffusée sur les réseaux sociaux lundi 5 octobre 2026, le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, dénonce les tirs de mortier qui ont visé la crèche d’Artois, vers 12 h 30. Les 35 enfants présents dans l’établissement ont été confinés à l’intérieur pendant l’intervention de la police nationale.

Le PCF du Doubs appelle le préfet à " cesser " des interventions policières " disproportionnées "

La Fédération du Doubs du Parti communiste français interpelle le préfet sur les conditions de maintien de l’ordre lors des mobilisations lycéennes. Dans un courrier signé par son secrétaire, Matthieu Guinebert, le PCF demande que cessent les interventions qu’il juge disproportionnées.

Blocage des lycées : Julien Odoul (RN) demande une réunion de crise après les incidents

Blocages, dégradations et affrontements avec les forces de l’ordre ont marqué plusieurs établissements de Bourgogne-Franche-Comté ce jeudi 1er octobre. Dans un communiqué, le président du groupe RN au Conseil régional, Julien Odoul, demande un bilan des dégâts et une réunion de crise. Il met également en cause La France insoumise.

À Besançon, La France insoumise apporte son soutien aux mobilisations lycéennes

Dans un communiqué publié le 30 septembre, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon, composé de Séverine Véziès, Martin Mellion et Hélène Magnin-Feysot, apporte son soutien aux mobilisations lycéennes en cours en France et à Besançon. Les élu(e)s dénoncent les conditions d’enseignement et appellent à la non-violence et à la protection des jeunes lors de la journée de mobilisation annoncée le 1er octobre.

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