L'ARS BFC présente cette évolution comme une concrétisation de ”la hausse historique des effectifs de médecins formés”. Elle souligne que la région ”bénéficie du rattrapage historique des effectifs de médecins formés”, notamment grâce à la progression des postes d’internat et à l’arrivée des docteurs juniors.
66 postes supplémentaires à Dijon et Besançon
Les deux subdivisions universitaires de la région enregistrent une augmentation de leurs capacités de formation. À Dijon, 282 postes étaient ouverts en 2026, contre 245 en 2025, soit 37 postes supplémentaires. À Besançon, le nombre de postes est passé de 203 à 232, soit une hausse de 29 postes.
Au total, les deux sites passent de 448 à 514 postes en un an. Cette progression régionale s’inscrit dans une tendance nationale : ”En 2026, plus de 10 000 postes d’internat ont été ouverts à l’échelle nationale, soit plus de 1 300 postes supplémentaires par rapport à 2025”, précise le communiqué.
L’augmentation concerne également l’ensemble de la période étudiée depuis 2017. Selon l'ARS, ”entre 2017 et 2026, la hausse du nombre de postes d’internat concerne toutes les régions pour s’établir à 18% en Bourgogne-Franche-Comté (+79 postes).”
La médecine générale, principale spécialité concernée
La hausse des postes bénéficie à plusieurs disciplines médicales. Le communiqué cite en particulier la psychiatrie, la médecine d’urgence et la médecine générale. Cette dernière occupe une place importante dans la répartition des postes de formation. Elle ”représente à elle seule 40% des postes d’internat”, indique le document.
À l’échelle nationale, l’augmentation est particulièrement marquée en 2026. La médecine générale ”a connu une augmentation sans précédent (477 postes supplémentaires et plus de 4 000 postes ouverts en 2026 à l’échelle nationale)”.
Un renforcement annoncé de l’accès aux soins
Au-delà des capacités de formation, l’enjeu porte sur les conséquences de cette augmentation pour les patients. L'ARS BFC met en avant des ”résultats immédiats en termes de renforcement de l’accès aux soins, sur tous les territoires”. Elle associe cette évolution à deux leviers : la progression du nombre de postes d’internat et le développement des docteurs juniors.
L’ouverture de postes supplémentaires est une étape dans la formation des futurs médecins, mais elle ne garantit pas, à elle seule, leur installation dans les territoires où les besoins sont les plus importants. Leur parcours de formation, leur choix de spécialité et leur futur lieu d’exercice détermineront également les effets à long terme de cette progression.


