Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez en visite dans le Jura ce mardi

Publié le 22/09/2020 - 08:07
Mis à jour le 25/02/2021 - 10:39

A l’occasion de la réunion décentralisée du Bureau Confédéral de la CGT en Bourgogne Franche-Comté, Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT et Catherine Perret, membre du Bureau confédéral, viendront à la rencontre de salarié-es des entreprises jurassiennes Jacob Delafon et SKF mardi 22 septembre 2020.

 ©
©

Ce rendez-vous se tiendra en deux temps, l’un, le matin à Perrigny, l’autre l’après-midi à Damparis. Les deux entreprises visitées font l’objet de menaces importantes sur l’emploi.

SKF (sous-traitant aéronautique) :

Il a été annoncé le 15 septembre aux élus du personnel, la mise en place d’un PSE avec la suppression de 110 emplois, "alors que le groupe a engrangé 81 millions de bénéfices sur les six derniers exercices" est-il précisé dans un communiqué. "Même si sur 2020 et 2021 les résultats étaient à zéro euro, cela représenterait une moyenne de dix millions d’euros de bénéfices par an sur la période 2014-2021. Dans ces conditions, ces suppressions de postes et des remises en causes de conquis de hautes luttes ne sont pas acceptables d’autant plus que SKF peut avoir recours à l’APLD pour faire chômer les salariés en attendant que le travail revienne à un niveau acceptable. Cela permettrait d’éviter des drames sociaux pour les familles et de conserver les savoir-faire au sein de l’entreprise."

Jacob Delafon (céramique sanitaire) :

La direction a annoncé en CSE central le 3 septembre, sa décision de chercher un repreneur pour le site de Damparis.

"Ce n’est pas sérieux que de vouloir faire croire en cette fable", souligne la CGT. "Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage : c’est la stratégie du Groupe Kohler qui affirme que l’usine de Damparis n’est pas rentable. C’est faire fi du fait que c’est là que sont mis au point les produits pour être mis sur une production à échelle industrielle. Il n’est effectivement pas possible d’avoir la même rentabilité entre un produit en phase de développement et un produit dont le procès de fabrication est finalisé.

Quand le groupe KOHLER a racheté Jacob Delafon en 1986, il a acheté la marque et si aujourd’hui il s’engage sur la fermeture de l’usine de Damparis, c’est pour profiter de son excellente image plus que centenaire."

D’autres entreprises du département ne sont pas épargnées, comme Lamy à Morez (60 suppressions d’emplois dont 30 dans le Jura), C&K à Dole (45 postes supprimés), MBF à Saint-Claude qui voit de lourdes menaces peser sur les salarié-es, LMT Belin à Lavancia dont la fermeture est imminente (plus de 100 salarié-es seront licencié-es), Curtil à Saint-Claude, quelques craintes aussi du côté de Diager Industrie à Poligny.

La CGT a des propositions et entend les faire connaitre pour que les emplois, les industries, la culture, les acquis sociaux et salaires "soient pérennisés et améliorés dans un environnement sain."

La CGT le réaffirme : "pour sortir de la crise économique consécutive à la crise sanitaire, la priorité c’est l’emploi.Il n’est pas acceptable de voir se multiplier les plans de licenciements massifs (comme ici dans le Jura), déguisés sous des termes de novlangue tels « qu’accords de performance collective » ou « plan de sauvegarde de l’emploi » et, ce, alors que les entreprises bénéficient d’aides de l’État financées par des exonérations de cotisations qui creusent un peu plus les déficits sociaux. Encore une fois, ce sont les travailleur-euses (particulièrement les « salarié-es premier-ières de corvée » durant la crise sanitaire) qui vont faire les frais de choix désastreux du gouvernement."

Pour la CGT, les solutions pour sortir de la crise, sont :

  • de permettre à toutes et tous d’avoir un bon emploi et de pouvoir travailler mieux et non pas plus et plus longtemps ;
  • de partager le travail avec la réduction hebdomadaire à 32 heures pour toutes et tous ;
  • des augmentations de salaires et, ainsi, plus de cotisations sociales attachées au salaire pour la sécurité sociale et les retraites.

"Il est donc urgent que les salarié-es n’attendent pas que le couperet tombe et se mobilisent, notamment à l’occasion de la journée nationale d’action de ce 17 septembre", conclut la CGT.

Politique

Violences sexistes et sexuelles : premier feu vert à l’Assemblée pour la loi " intégrale "

Les députés ont approuvé mercredi 24 septembre 2026 en commission la loi "intégrale" contre les violences sexistes et sexuelles (VSS), texte-fleuve censé répondre aux failles révélées par plusieurs scandales ces dernières années, avant l'arrivée dans l'hémicycle le 1er octobre.

Insee : en Bourgogne-Franche-Comté, les femmes investissent les conseils municipaux mais peinent encore à devenir maires

L’Insee a publié le 22 septembre 2026 une étude concernant la place des femmes lors des dernières élections municipales en Bourgogne-Franche-Comté. Il ressort de l’enquête que même si la part de féminisation progresse grâce notamment aux listes paritaires, elles restent très peu à occuper dans la région un poste de maire.

Un mur qu’on efface ne fait pas disparaître les idées

BILLET • L’art n’est pas là pour plaire, il n’est pas là pour flatter, rassurer ou obtenir l’approbation de tout le monde. L’art est là pour exprimer, pour questionner, pour déranger parfois, bousculer, pour provoquer, pour faire réfléchir. Et, de temps en temps, pour mettre en colère. C’est précisément pour cela qu’il est précieux.

À Besançon, la fresque de Nacle dénonçant les violences policières déjà recouverte

Dévoilée ce mardi 22 septembre 2026 sur le mur d’expression libre de la Malcombe, la nouvelle fresque du street artiste bisontin Nacle n’aura été visible que quelques heures. Dénonçant les violences policières, elle a été condamnée par le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, avant d’être aussitôt recouverte dans l’après-midi par les services de la Ville.

Eau, transports, budget : les dossiers qui vont animer le prochain conseil de Grand Besançon Métropole 

VIDÉOS • En amont du Conseil communautaire du jeudi 24 septembre, le président de Grand Besançon Métropole, Ludovic Fagaut et ses vice-présidents ont présenté les principaux points à l'ordre du jour lors d’une conférence de presse lundi 21 septembre 2026.

Élue LFI menacée, son quartier révélé : les communistes interpellent le maire de Besançon

Lors du conseil municipal du 17 septembre, le maire a révélé publiquement le quartier de résidence de Séverine Véziès, présidente du groupe LFI. Les élus communistes dénoncent une prise de parole qu’ils jugent particulièrement préoccupante dans une lettre ouverte du 22 septembre, alors que l’élue concernée a reçu des menaces au cours de ces derniers mois.

Conseil municipal de Besançon : LFI accuse Fagaut de " censurer " et de ”passer en force”

Le conseil municipal de Besançon du jeudi 17 septembre 2026 continue de susciter de vives réactions dans les rangs de l’opposition. Dans deux textes distincts, le groupe d’élus La France insoumise (LFI) et le groupe des élus communistes mettent notamment en cause la manière dont les débats ont été conduits par le maire, Ludovic Fagaut. Ils dénoncent également la révélation publique du quartier de résidence de l’élue insoumise Séverine Véziès, dans un contexte où cette élue subit des menaces.

Ce que l’on a retenu du conseil municipal de Besançon du 17 septembre

Le conseil municipal de Besançon a effectué sa rentrée ce jeudi 17 septembre. À l’ordre du jour, plusieurs dossiers importants, dont la décision budgétaire modificative n°2, portant sur 800 000 euros. Un sujet qui a particulièrement animé les débats entre les élus de la majorité et ceux de l’opposition.

École, sécurité, agriculture, Assemblée nationale, présidentielle… Les confidences de Laurent Croizier sur son mandat et sur 2027

Le député de la première circonscription du Doubs (Modem), réélu en 2024, revient sur son action depuis 2022. À l’échelle locale comme nationale, il met en avant l’école, la sécurité, l’industrie et le numérique. Il défend également une approche qu’il veut pragmatique sur l’agriculture et critique le fonctionnement actuel de l’Assemblée nationale.

La Bourgogne Franche-Comté renforce ses liens économiques avec le Wisconsin

C'est un nouveau pas dans le rapprochement entre la Bourgogne-Franche-Comté et le Wisconsin ce mercredi 16 septembre. L’Agence Économique Régionale (AER BFC) et son homologue américaine ont signé un protocole d’accord pour développer leurs échanges économiques et éducatifs. Une délégation régionale se rendra notamment dans le Wisconsin et à Chicago en octobre.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 9.51C°
ciel dégagé
le 26/09 à 08h00
Vent
2.29 m/s
Pression
1021 hPa
Humidité
78 %

Sondage