Le Sénat rejette le budget 2021 en nouvelle lecture, dernier mot aux députés

Publié le 17/12/2020 - 09:27
Mis à jour le 17/12/2020 - 09:27

C’est un marathon budgétaire hors normes qui touche à sa fin : le Sénat a rejeté mercredi 16 décembre 2020 en bloc le projet de budget 2021 en nouvelle lecture, qui va repartir à l’Assemblée nationale en vue de son adoption définitive en fin de semaine.

 © © Romain Vincens CC
© © Romain Vincens CC

Ce budget inédit, marqué par des prévisions d’endettement record, comprend la prolongation des aides d’urgence face à la crise du Covid-19 et les crédits du plan de relance pour faire repartir l’économie.

La chambre haute dominée par l'opposition de droite a adopté par 195 voix pour et 78 voix contre une motion du rapporteur général Jean-François Husson (LR) entraînant le rejet du texte sans examen.

L'Assemblée l'avait voté en nouvelle lecture au petit matin, après s'être employée à gommer la plupart des modifications adoptées par les sénateurs en première lecture.

Ils ont ainsi rétabli dans la nuit le malus au poids pour taxer l'achat de véhicules de plus de 1,8 tonne comme les SUV (hors électriques ou hybrides) à partir de 2022. La mesure est un gage envoyé à la Convention citoyenne pour le climat. Mais elle est jugée insuffisante par les écologistes qui réclamaient un seuil dès 1,4 tonne, quand celui de 1.800 kg exclut de fait la plupart des modèles français.

A l'inverse, la droite ferraille contre cette fiscalité "punitive", tout comme elle s'oppose au durcissement du malus CO2 pour les véhicules les plus polluants.

Au regard de leur "rémunération excessive", les députés ont aussi revoté la révision à la baisse des tarifs d'achat d'électricité pour certains parcs solaires, une mesure que le Sénat avait supprimée. La filière du solaire s'en est émue, le Syndicat des énergies renouvelables et Enerplan déplorant dans un communiqué "ce passage en force et cette remise en cause des engagements de l'Etat, qui n'a fait l'objet d'aucune réelle concertation".

Durant la soirée, les députés ont par ailleurs adopté un amendement pour assurer aux communes et intercommunalités une compensation intégrale de leurs pertes de ressources fiscales.

Les maires avaient manifesté à de nombreuses reprises leur inquiétude quant à l'impact de la baisse de 10 milliards d'euros des impôts de production des entreprises prévue dans ce projet de loi de finances 2021.

Concernant la gestion des forêts, des députés de différents bords, de l'insoumise Mathilde Panot à la "marcheuse" Anne-Laure Cattelot, ont dénoncé le choix du gouvernement de revenir sur un amendement voté en première lecture et qui visait à éviter la baisse de 95 postes équivalent temps plein à l'Office national des forêts.

Sur un autre volet, l'Assemblée a étendu le crédit d'impôt, voté début décembre pour encourager les agriculteurs à sortir du glyphosate, aux exploitations de polyculture.

Parmi les quelques mesures adoptées par le Sénat et que les députés ont conservées, figure le prolongement en 2021 du dispositif "Coluche" renforcé, qui permet de déduire des impôts 75 % des sommes versées à des associations venant en aide aux personnes en difficulté.

Pendant cet automne budgétaire inédit, l'exécutif a été contraint de revoir à la baisse ses prévisions macroéconomiques pour 2021, en raison de l'impact du deuxième confinement.

Après une récession attendue à 11 % du PIB en 2020, le projet de loi de finances table sur un rebond économique de 6 % du PIB en 2021, un déficit de 8,5 % et une dette qui s'envole à 122,4 % du PIB.

(Source AFP)

Politique

Les Écologistes de Franche-Comté alertent sur les enfants sans hébergement et le mal-logement

Alors que la rentrée scolaires s'est déroulée ce mardi 1er septembre, les Écologistes de Franche-Comté alertent sur la situation des enfants privés d’hébergement et, plus largement, sur les difficultés d’accès à un logement stable. Dans un communiqué consacré à cette question, le parti s’appuie notamment sur le baromètre ”Enfants à la rue” publié par l’Unicef France et la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS).

Sénatoriales 2026 : comment fonctionne le scrutin et ce qui va se jouer dans le Doubs

Les élections sénatoriales auront lieu le dimanche 27 septembre 2026. Contrairement aux élections municipales, départementales, législatives ou présidentielles, les Français ne seront pas appelés aux urnes pour choisir directement leurs sénateurs. Ceux-ci sont élus au suffrage universel indirect par un collège de ”grands électeurs”, composé principalement d’élus locaux. Dans le Doubs, trois sièges de sénateurs sont à pourvoir. Le département appliquera donc un scrutin de liste à la représentation proportionnelle. Explications.

Sénatoriales 2026 dans le Doubs : Arnaud Marthey officialise sa candidature

À l’approche des élections sénatoriales du 27 septembre 2026, Arnaud Marthey, maire de Baume-les-Dames et conseiller régional, annonce conduire une liste de rassemblement dans le Doubs. La démarche entend porter au Sénat les préoccupations des communes et des élus locaux, au-delà des appartenances partisanes.

Sénatoriales dans le Doubs : le PCF lance Christophe Lime pour pousser la gauche à l’union

À l’approche des élections sénatoriales qui auront lieu le dimanche 27 septembre 2026, la Fédération du Doubs du Parti communiste Français (PCF) a décidé de se mettre "en ordre de marche". Les récents échanges avec les forces politiques de gauche n’ayant pour l’instant débouché sur aucune forme d’union, le parti communiste a changé de méthode et décidé de porter une liste communiste ayant pour chef de file Christophe Lime. Une candidature annoncée, mais pas encore déposée, qui vise à "pousser l’ensemble de la gauche, sans exclusive ni effet de manche, à s’unir", a-t-on appris le 24 août 2026 en conférence de presse.

La maire de Dijon " désapprouve totalement " la venue de Patrick Bruel en concert dans sa ville   

La maire de Dijon, Nathalie Koenders, a indiqué le 23 août 2026 "désapprouver totalement" la venue de Patrick Bruel en concert dans sa ville en octobre prochain, jugeant la présence sur scène de l'artiste "inappropriée" au regard des enquêtes pour viols et agressions sexuelles le
visant.  

Haute-Saône : le préfet suspend l’expulsion de la mère de famille marocaine

Dans un communiqué du 19 août 2026, la préfecture de Haute-Saône explique suspendre provisoirement l’exécution de l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) visant une ressortissante marocaine domiciliée en Haute-Saône. Cette décision intervient alors que la procédure engagée par l’intéressée devant la justice administrative est toujours en cours.

Arrosage des fleurs à Besançon : après le silence du préfet du Doubs, le PCF saisit la préfète de Région

Après être resté sans réponse de la préfecture du Doubs, le Parti Communiste Français (PCF) de Besançon passe à l’étape supérieure. Le parti communiste vient d’adresser un nouveau courrier à la préfète de Région, Violaine Demaret pour demander la suspension des dérogations accordées à la Ville de Besançon pour l’arrosage des fleurs avec l’eau du Doubs.

Haute-Saône : une mère de six enfants placée en rétention avant son expulsion vers le Maroc

Arrivée en France en 2021, cette Marocaine de 40 ans, mère de six enfants âgés de 21 mois à 17 ans, a été placée en centre de rétention administrative alors qu’elle devait simplement se présenter au commissariat. Son avocat dénonce une expulsion précipitée, qui l’a empêchée de dire au revoir à ses enfants, restés en Haute-Saône avec leur père.

" Vieillir en France " : une consultation citoyenne est lancée pour préparer la transition démographique

Alors que la France s’apprête à connaître une évolution majeure de sa structure démographique, Camille Galliard-Minier, ministre chargée de l’Autonomie et des Personnes en situation de handicap, poursuit la Mobilisation France Autonomie et ouvre une consultation citoyenne intitulée ”Vieillir en France, aujourd’hui et demain”.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Les données météo sont momentanément indisponibles.

Sondage