L’élu relie ce drame qu’il attribue à ”un groupe de militants d’extrême gauche”, au contexte politique local et national, à quelques semaines des élections municipales.
Un drame qualifié de ”tournant”
Dans son communiqué, le sénateur évoque un acte qu’il juge ”abominable” et ”odieux”, estimant que ”perdre la vie en raison de ses convictions politiques, marque un tournant dans l’escalade de la violence idéologique en France.”
Il exprime également son soutien à la famille de la victime : ”en tant que père de famille, je veux naturellement apporter mon plein soutien et mes condoléances les plus sincères à la famille. Personne ne mérite de vivre ce drame.”
Et ajoute qu'”en tant qu’élu de la République, je tiens à exprimer ma profonde indignation et ma consternation face à cette tragédie, froidement orchestrée par des membres de la Jeune Garde, un mouvement, se revendiquant ” antifasciste ”, pourtant dissout par Bruno Retailleau.”
Une critique des positions de La France insoumise
Jacques Grosperrin mentionne le fondateur de la Jeune Garde, Raphaël Arnault, député La France insoumise à l’Assemblée nationale. Il s’interroge : "n’incarne-t-il pas la banalisation inquiétante de l’extrémisme au cœur de nos institutions ?”
Il affirme par ailleurs qu'”une dizaine de militants d’ultra-gauche seraient impliqués dans cette barbarie” et juge ”intolérable que des groupes politiques, s’arrogent le droit de recourir à la force pour faire taire ceux qui pensent différemment.”
Il critique également la réaction de Jean-Luc Mélenchon, qu’il accuse d’avoir ”minimisé ces faits graves, adoptant une posture victimaire indigne, caractéristique de son mouvement sectaire usant de violence à des fins politiques.”
”Un choix s’impose” avant les municipales à Besançon
Au-delà des prises de position nationales, le cœur du communiqué vise la situation locale à Besançon. ”Le combat contre les dérives totalitaires doit être intransigeant.”, écrit Jacques Grosperrin, avant d’estimer : ”la gauche dite républicaine est à un carrefour de son existence. Soit elle rompt définitivement avec les dérives totalitaires de La France Insoumise, soit elle s’y soumet, au risque de perdre toute crédibilité démocratique.”
À l’approche des élections municipales, il affirme : ”un choix s’impose à tous les démocrates. Nous devons tracer une bonne fois pour toute une ligne rouge infranchissable contre toute forme de violence politique. Les tambouilles électorales ne peuvent se construire sur le dos des valeurs républicaines.”
Le sénateur conclut par un appel explicite à Anne Vignot : ”J’appelle Madame la Maire de Besançon à un sursaut d’honorabilité en refusant toute alliance avec LFI.” Il ajoute enfin : ”Les candidats de gauche qui refusent de désavouer clairement les dérives de l’extrémisme portent une lourde responsabilité. La République ne saurait transiger avec ceux qui, par leurs actes ou leur silence, légitiment la barbarie.”


