Si les différents groupes adressent leurs plus sincères condoléances aux familles et aux proches des deux adolescents victimes d’une noyade ce samedi, ils demandent également à Ludovic Fagaut, le maire de Besançon, de mettre en place des lieux de fraîcheur.
"Nous demandons à Monsieur le Maire la réunion en urgence d’une cellule de crise associant l’ensemble des présidents de groupes municipaux et les services compétents, afin d’élaborer un plan « fortes chaleurs » à 360°, partagé, coordonné et opérationnel", écrit Anthony Poulin, pour les Ecologistes, Génération.s et la société civile. Aussi, il indique que le plan doit s’appuyer sur les dispositifs existants (déploiement de points d'eau, lieux de fraîcheur, ombrage, végétalisation des cours et des places, rénovation thermique) "en les amplifiant", et en "proposant des réponses complémentaires : accès élargi aux piscines municipales (horaires d'ouvertures amplifiés, ouverture de la piscine Mallarmé...) lors des pics de chaleur, information renforcée du public, et création de lieux de baignade sûrs et surveillés".
Même constat du côté de Séverine Véziès, cheffe de file du groupe de la France Insoumise au conseil municipal de Besançon : "Outre les rénovations thermiques, l'ouverture de lieux de fraîcheur, l'installation de solutions d'ombrage dans la ville et la végétalisation des espaces publics, nous devons permettre l'accès gratuit aux piscines municipales durant ces épisodes", écrit-elle avant d’ajouter : "Nous appelons le maire de Besançon à ne pas seulement interdire la baignade dans le Doubs mais aussi à proposer des solutions et à engager un plan canicule".
Le DSES au conseil départemental veut étendre les mesures au département et créer un lieu de baignade à la Gare d’eau
Dans son communiqué, le groupe DSES indique porter "deux engagements concrets" : "accompagner les communes qui le souhaitent dans l'aménagement de lieux de baignade sécurisés et la création d'îlots de fraîcheur, et ouvrir dès que possible un site aquatique sur le terrain départemental de la Gare d'eau à Besançon, idéalement situé au cœur de l’agglomération".
Aussi, il indique que "ces propositions ne sont pas une réaction à l’actualité" mais qu’elles "figuraient déjà dans sa tribune du Vu du Doubs, rédigée il y a plus de deux semaines" : "un numéro qui n'est pas encore distribué".


