Premier feu vert des députés pour une retouche de l'irresponsabilité pénale

Publié le 23/09/2021 - 10:00
Mis à jour le 23/09/2021 - 10:28

Répondre à l’émotion suscitée par l’affaire Sarah Halimi sans tomber dans la « régression » de « juger les fous » : les députés ont donné, mercredi 22 septembre 2021, un premier feu vert à la création de nouvelles limites au régime de l’irresponsabilité pénale.

© dp  ©
© dp ©

En adoptant l'article 2 du projet de loi "responsabilité pénale et sécurité intérieure" en première lecture, l'Assemblée vise à réprimer le fait pour une personne d'avoir consommé des stupéfiants ou de l'alcool en sachant que cela pouvait la conduire à certaines violences ou un homicide dont elle a été déclarée irresponsable.

Du bout des lèvres, la majorité a reconnu que ce nouveau délit puni de 10 ans d'emprisonnement et 150.000 euros d'amende ne s'appliquerait probablement pas à l'affaire Sarah Halimi, cette sexagénaire juive tuée par un voisin, consommateur de cannabis, en proie à une "bouffée délirante", selon les experts psychiatres, et déclaré irresponsable.

"On légifère surtout pour l'avenir", a fait valoir la députée LREM Lætitia Avia."Ce sont des situations extrêmement rares", a glissé le Garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti.

Mais celui qui, parce qu'il a bu ou s'est drogué en toute connaissance de cause, entre dans une folie au sens psychiatrique avant de commettre un crime mais n'est jugé responsable de rien, "c'est ça qu'on ne veut plus", a encore expliqué le ministre de la Justice.

  • L'article a été adopté par 73 voix pour, quatre contre et trois abstentions. La majorité a modifié la version initiale pour englober les cas de tortures, d'actes de barbarie et de viols.

La veille, les députés avaient adopté une disposition visant expressément l'irresponsabilité pénale lorsque l'abolition du discernement résulte de la consommation proche de psychotropes, dans le but de commettre une infraction. Là aussi, les cas promettent d'être rares et le Conseil d'Etat, saisi pour avis, s'est montré dubitatif sur la capacité de la justice à démontrer une telle intention.

"On détricote le principe de l'irresponsabilité pénale", s'est de son côté offusquée la députée LFI Danièle Obono. C'est de la "pure communication politique", a renchéri son collègue Ugo Bernalicis.

Sur les bancs de la droite et de l'extrême droite, on a aussi critiqué la portée réelle de ces nouvelles mesures, tout en réclamant un alourdissement des peines prévues dans le dispositif.

"Vous démolissez le texte, mais il y a un truc que vous retenez : c'est de dire que dans un texte qui ne vaut rien, il faut augmenter les peines", a ironisé Eric Dupond-Moretti.

(Source AFP)

Politique

À Besançon, la municipalité mise sur 30 nouvelles caméras pour renforcer la sécurité

VIDÉO • Parmi les sujets chauds du prochain conseil municipal figure le volet sécurité de la Ville de Besançon. Caméras de vidéosurveillance, armement de la police municipale, convention et recrutement, la Ville de Besançon a dressé un aperçu des thèmes abordés ce jeudi 17 septembre 2026 par les élus lors d’une conférence de presse.

Accident sur un chantier à Besançon : La France insoumise demande des explications

Cinq ouvriers ont été victimes d’un accident du travail la semaine dernière sur un chantier de la rue Bruand, à Besançon. Trois d’entre eux ont été grièvement blessés. Dans un communiqué publié dimanche 13 septembre, le groupe La France insoumise au conseil municipal, composé de Séverine Véziès, Martin Mellion et Hélène Magnin-Feysot, demande que les circonstances de l’accident soient éclaircies.

À Besançon, 3.450 signatures recueillies contre la réouverture du Pont de la République aux voitures

Lancée le jeudi 10 septembre 2026 en collaboration avec l’AVb et Trottoirs libres et Alternatiba Besançon, la pétition a recueilli 3.450 signatures sur les 4.000 attendues. Pour rappel, cette dernière vise à ne pas rouvrir le pont de la République, fermé sous le mandat d’Anne Vignot et dont la réouverture a été promise durant la campagne de l’actuel maire, Ludovic Fagaut.

" On est préparés à la violence externe, mais pas à la violence institutionnelle " : les policiers du Doubs tirent la sonnette d’alarme

Alliance Police Nationale appelle les policiers à manifester à Paris le 15 septembre 2026. Plus de 50 agents du Doubs comptent participer à cette mobilisation, organisée pour dénoncer le manque d’effectifs, les conditions de travail et l’absence de réponses du ministère de l’Intérieur aux revendications du syndicat. Emmanuel Pin, secrétaire départemental adjoint du syndicat du Doubs, liste les problèmes rencontrés au quotidien par sa profession, sans mâcher ses mots.

Dominique Voynet : budget, climat et RN au cœur d’une rentrée parlementaire sous tension

Une rentrée parlementaire "difficile à projeter", selon Dominique Voynet. La députée écologiste de la 2e circonscription du Doubs a présenté, ce mercredi 9 septembre, son bilan de l’année écoulée et ses priorités pour les prochains mois. Au programme : le budget 2027, l’éducation, la santé, l’agriculture et la gestion de l’eau, mais aussi les élections sénatoriales et la montée du Rassemblement national.

Sénatoriale dans le Doubs : Jean-François Longeot renouvelle sa candidature et dévoile sa liste

À l’approche des élections sénatoriales qui se tiendront le 27 septembre 2026, le sénateur du Doubs sortant Jean-François Longeot a officiellement annoncé sa candidature ce mardi 8 septembre 2026. Avec sa collègue et sénatrice sortante, Annick Jacquemet, il présente son équipe réunie sous la liste "Bon sens et proximité". 

Présidentielle 2027 : les communistes de Besançon affichent leur soutien à Fabien Roussel

Les communistes de Besançon annoncent leur soutien à Fabien Roussel, candidat du Parti communiste français (PCF) à l’élection présidentielle de 2027. Dans un communiqué signé par Hasni Alem au nom des communistes de Besançon, le groupe se félicite de sa désignation et affirme vouloir "entrer en campagne".

Pont de la République à Besançon : les Écologistes veulent contrer le retour des voitures par les chiffres

Réunis mardi 8 septembre 2026 au matin sur le pont de la République, des élus du groupe d’opposition Les Écologistes et militants ont procédé à un comptage des cyclistes et des piétons en heure de pointe matinale. Leur objectif : documenter la fréquentation de cet ouvrage réservé aux modes doux et au tramway depuis février 2022 et demander à la municipalité de rendre publiques les données dont elle dispose, Ludovic Fagaut ayant promis lors de sa campagne qu'il allait le rouvrir aux voitures.

Présidentielle 2027 : à Besançon, La France insoumise appelle les maires à ”permettre le pluralisme démocratique”

À huit mois de l'élection présidentielle, La France insoumise lance sa course aux parrainages d’élus. À Besançon, Séverine Véziès, coordonatrice notamment en charge des parrainages pour le candidat Jean-Luc Mélenchon, appelle les maires du Doubs et de la France à ”assumer leur responsabilité” et défend le pluralisme démocratique.

À Besançon, les Insoumis présentent le “plan école” qu’ils auraient appliqué aux manettes de la ville

À l’occasion de la rentrée, les trois élus insoumis au conseil municipal de Besançon, Séverine Véziès, Hélène Magnin-Feysot et Martin Mellion, ont présenté leur ”plan école”, au lendemain de la présentation du plan du maire Ludovic Fagaut. Un programme en trois volets – social, écologique et démocratique – qui entend donner à voir ce qu’ils auraient mis en place s’ils avaient remporté les dernières municipales.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 13.77
partiellement nuageux
le 15/09 à 02h00
Vent
1.77 m/s
Pression
1022 hPa
Humidité
90 %

Sondage